Critiques Séries : Kaboul Kitchen. Saison 1. Episodes 7, 8 et 9.

Publié le 03 mars 2012 par Delromainzika @cabreakingnews

Kaboul Kitchen // Saison 1. Episodes 7, 8 et 9. Le départ de Sophie / Petits mensonges entre amis / Martine à Kaboul.


Lundi dernier, Canal + proposait une nouvelle salve d'épisodes de Kaboul Kitchen, sa toute dernière création originale et le moins que l'on puisse dire c'est que c'était très réussi. En effet, j'ai adoré ces trois épisodes comme l'ensemble de cette comédie en général d'ailleurs. Alors que le pilote était très timide, maintenant on a une série qui est à l'aise et qui raconte sans complexe aucun cette vie à Kaboul qui n'est jamais de tout repos. En effet, les ennuis s'accumulent pour Jacky (encore plus cette semaine) et on sent que ce n'est que le début. Cela rend le propos encore plus fun, et décalé. Sans compter sans Gilbert Melki qui est un atout non négligeable de la série. Alors que la semaine dernière je vous parlais du fait que Amanullah n'était pas très présent dans la série, c'est encore plus le cas cette semaine. Il est certes présent mais de façon très anecdotique, comme "de passage". On va bien évidemment parler de sa campagne dans "Petits mensonges entre amis" mais c'est tout. Et c'est dommage de ne pas aussi bien utilisé Simon Abkarian tellement cet acteur mérite vraiment que son rôle soit très bien développé. Mais je ne vais pas me plaindre car à côté on a aussi d'excellentes choses.
Dans "Le départ de Sophie" on prépare donc le potentiel et je dis bien potentiel départ de Sophie qui va peut être retourner à Paris. En effet, l'inauguration de l'école de filles qu'elle a ouvert et pour laquelle Sophie s'est tant battue est finalement un fiasco. Personne ne semble en vouloir de cette école, tout comme le ministre qui n'est même pas présent. Du coup, après cet échec elle se rend compte qu'elle est une ratée et qu'elle ne peut rien faire de sa vie à Kaboul. Mais ce que cache cette petite histoire anodine c'est le développement en filigrane de la relation père fille entre Sophie et Jacky, son père. Depuis le début on a pas réellement pris le temps de poser un peu mieux les bases de cette relation et c'est ce que fait cet épisode de façon claire. La scène finale où les deux, père et fille, se retrouvent à fumer de l'herbe et à parler beau temps était très mignonne et permet de terminer l'épisode sur une jolie note de sincérité mais aussi de sérénité dans un monde en guerre. Car c'est aussi là le soucis dans Kaboul Kitchen, c'est que à Kaboul, le monde est en guerre. La série trouve le bon ton et les bons mots. Pendant ce temps, Jacky tente de se préparer à l'idée d'avoir une colposcopie dans un endroit du monde où les médecins n'y vont pas de main morte.
En effet, la scène en soit était hilarante quand il fait face au médecin qui va lui inspecter le colon (mais Jacky, froussard comme tout va s'en aller à temps). Dans "Petit mensonges entre amis", un ancien ami journaliste que Jacky a côtoyé lorsqu'il était encore reporter pour Le Figaro se retrouve à faire un reportage sur Amanullah pour France 3. Sauf que Nigel, le journaliste, pense que Amanullah est financé et soutenu dans sa campagne par la CIA. La question est donc de savoir pourquoi la CIA voudrait mettre un narcotrafiquant au pouvoir. Afin d'éviter que les soupçons ne se mettent trop sur la route de Jacky, ce dernier va proposer un reportage différent sur le Kaboul Kitchen. Même si l'épisode en soit n'était pas le meilleure de la série, et que l'on rame un peu dans le développement de la relation entre Sophie et le conseiller en com, au fond j'ai adoré les protagonistes et leurs liaisons dans l'épisode. On s'amuse, sans compter que l'on nous laissait sur un très sympathique cliffangher où l'ex femme de Jacky refait son apparition alors qu'elle voit le reportage sur France 3.
Et enfin, "Martin à Kaboul" c'est donc l'arrivée de l'ex femme de Jacky à Kaboul afin de réclamer sa pension alimentaire (alors que cette dernière vit quand même dans un appartement à Paris avec vue sur la Tour Eiffel donc elle se moque un peu du monde) d'une somme de près de 60 000 euros. Le pauvre Jacky n'en revient pas. Mais j'ai adoré car Martine apporte de la fraicheur à l'épisode et Anne Loiret s'amuse dans ce rôle. C'était donc super agréable, sans compter qu'elle ne sait pas comment s'y prendre dans ce pays, et que sa fille pense que sa mère est un boulet, tout comme Jacky aussi. Au final, on sent que la relation est compliquée mais qu'ils s'aiment tous toujours autant. Ainsi, avec des trois épisodes Kaboul Kitchen gagne encore plus mon estime. Je trouve que la série est de mieux en mieux et de plus en plus fun. Les relations entre les personnages évoluent très bien et le scénario est bon, sans compter sur le très solide cast. C'est une petite comédie, qui ne fait pas de bruit, mais qui est succulente et nous offre un dépaysement des plus total...
Note : 7/10, 6.5/10 et 8/10. En bref, trois très bon épisodes de Kaboul Kitchen. Cette comédie s'améliore de semaines en semaines.