Canada : les réservistes en renfort pour la Défense du Nord

Par Theatrum Belli @TheatrumBelli

Vouloir défendre la souveraineté canadienne dans l'Arctique est une chose, encore faut-il s'y préparer. Des réservistes du 35e Groupe-brigade du Canada (GBC) amorcent demain un entraînement d'une semaine dans le Grand Nord québécois. Destination : Salluit. Mission : combattre... le froid extrême.

Les Forces armées multiplient les exercices en territoires nordiques depuis que le gouvernement Harper a présenté en 2008 sa stratégie de défense Le Canada d'abord. Un document qui souligne l'importance d'occuper le territoire du sud au nord.


La création partout au pays de groupes compagnies d'intervention dans l'arctique (GCIA) découle de cette stratégie. Au Québec, l'unité spécialisée compte 144 membres qui participent jusqu'au 9 mars à l'exercice Guerrier nordique à Salluit, le second village le plus au nord du Nunavik. Pour la moitié d'entre eux, ce sera une première présence dans le Nord.

"On cherche à développer une capacité à intervenir dans des conditions extrêmes. On pousse plus loin d'un cran le niveau d'entraînement qu'on a eu jusqu'ici", explique le lieutenant-colonel Richard Bélanger, commandant de la brigade. 

À 1700 km au nord de la capitale, où le mercure oscille entre -20°C et -30°C en cette période de l'année, tout devient un enjeu, rappelle-t-il. "Les communications sont un exemple. Les batteries résistent mal au froid. Il faut donc prévoir plusieurs systèmes : UHF, conventionnel, cellulaire".

Au cours de la semaine, les réservistes participeront à divers entraînements opérationnels, et, du coup, apprendront à "survivre" aux conditions environnantes. "Le GCIA doit être autonome jusqu'à 21 jours avec un minimum de support logistique", insiste le lieutenant-colonel.

Cette force terrestre composée de citoyens-soldats doit pouvoir venir en renfort aux membres de la force régulière en cas de déploiement dans le Nord, d'où la haute priorité accordée à cet exercice.

Source du texte : cyberpresse.ca