Nos plus belles vacances

Par Giuglio

RESUME:

Juillet 1976, année de la canicule.

Claude, juif d’Algérie arrivé en France quinze ans plus tôt, emmène sa jeune femme Isabelle, ses deux garçons et sa belle mère en Bretagne.

C'est Isabelle, ayant pris Claude en flagrant délit d'adultère, qui a choisi pour les vacances le petit village où elle est née.

Dès le lendemain de leur arrivée, Bernard et Bernadette, Jacky et Marie-France, deux couples d'amis, les y rejoignent.

Au Rocher Abraham, ils sont accueillis avec méfiance par les autochtones à l'accent rugueux comme leurs mains... Principalement au café Pondemer, le café du village où les hommes se retrouvent.

Juifs pieds-noirs, bretons catholiques, Parisiens, provinciaux... : la cohabitation n'est pas facile.

Mais ce sont des hommes avant tout. Des vrais. Alors peu à peu, avec beaucoup d'humour, avec humanité, avec empathie, les choses vont évoluer, des liens se tisser...

Le passé, les vieilles rancœurs, les inimitiés, seront balayés !

Laissant la place à l'amitié, aux émotions, aux amours de vacances... Des moments de vie qu'on n'oublie pas.

Sentiments humains que chacun de nous connaît... Et le couple Claude-Isabelle qui se ressoude.

Au Rocher Abraham, à vingt cinq kilomètres de la mer, même Bibou et Simon, deux frères complices, vont vivre un bel été.

Leurs plus belles vacances ! Pour Simon surtout, qui va connaître ses premiers émois, son premier baiser, son premier amour.

MON AVIS:

A dire vrai je suis entré dans la salle presque à reculons.

Non bien sûr je n'étais pas forcé mais rien à l'affiche du "multiplexe" ne m'inspirait alors...

Finalement j'ai été agréablement surpris.

Pas du tout la franchouillardise à laquelle je m'attendais ni un navet.

Une vrai comédie qui sent la campagne, les vacances, les années 70 et l'amitié ...


Le début, un peu conventionnel ne m'a pas vraiment captivé mais peu à peu je suis entré dans cette histoire.

Même si, je le suppose, le scénario a pris des libertés avec l'histoire réelle du réalisateur on y croit et l'on est attendri par ce vibrant hommage à son père .


Les souvenirs d'enfance, les premiers émois....tout fonctionne.

Même si le thème a été traité des milliers de fois j'ai été véritablement attendri...par cette histoire  d'une grande simplicité. 

Ces amitiés entre personnes d'un même pays mais qui semblent  à des années lumières, que rien ne semble pouvoir rapprocher et pourtant...

Une belle leçon de tolérance et de simplicité..

Avec un peu d'humanité et de bonne volonté... les barrières sautent pour peu que l'on veuille bien faire un pas vers l'autre...qu'on soit étranger dans son propre pays ou venu d'ailleurs...