« À quoi servent les riches ? » de Jean-Philippe Delsol et Nicolas Lecaussin

Publié le 17 mars 2012 par Copeau @Contrepoints

Les riches servent-ils à quelque chose à part à être des boucs émissaires faciles dans une campagne qui traîne au niveau du caniveau ? On pourrait en douter quand on écoute nos politiciens, mais Jean-Philippe Delsol et Nicolas Lecaussin viennent apporter un peu de bon sens dans ce débat.

Un article de l’Aleps.

Deux raisons expliquent les attaques dont les riches sont l’objet au cours de cette campagne électorale : l’une est la traditionnelle jalousie qui caractérise le peuple de France, l’autre l’ignorance totale de toute notion élémentaire d’économie. Toutes ces idées ont inspiré Jean-Philippe Delsol, administrateur de l’ALEPS, et Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF, dans un livre paru ce mois-ci, et dont nous reparlerons : À quoi servent les riches, Jean Claude Lattès, 2012.

La cause est entendue, pour remplir les caisses de l’État, il faut plus de rentrées fiscales donc plus d’impôts. Et qui doit payer ? Les « riches », bien sûr. Pour la première fois, un ouvrage propose de démonter, les nombreux clichés sur les « riches » véhiculés par les médias et le pouvoir politique. Sait-on combien d’emplois créent les riches ? Quels sont les impôts exacts qu’ils payent ? Il est faux de dire que les riches ne paient pas d’impôts ou qu’ils en paient moins que les autres. Il ne s’agit pas de les défendre à l’heure où leur comportement est parfois rendu déplaisant, voire odieux, par des excès qui leur font croire, à tort, que tout leur est permis. Beaucoup de fortunes sont constituées par l’intelligence et le travail et il ne doit pas y avoir de honte à gagner une fortune honnêtement.

À force de s’attaquer aux riches du privé, on oublie souvent ceux qui s’enrichissent sur le dos de l’État et des contribuables. Politiques, hauts fonctionnaires, certaines catégories d’agents du service public profitent pleinement des dépenses publiques faites par un État hors-contrôle. Cet essai cherche aussi à démontrer qu’à l’inverse de ce qu’énonce le discours politiquement correct, il faut récompenser l’initiative et favoriser la richesse pour réduire la pauvreté. Plus le nombre de riches augmente, moins on a de pauvres.


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