Une réflexion de Patricia Laranco sur le sentiment de beauté.

Par Ananda

On ne peut définir ce qui crée, en nous, le sentiment de beauté.

A quoi tient –il ? Existe-t-il en soi, préexiste-t-il aux perceptions, aux émotions qui le font naître ? Peut-on lui faire confiance ou bien est-il une illusion de plus ? Ne participe-t-il pas de la complexité patente du monde ? Serait-il le résultat d’un mystérieux « phénomène d’émergence » ?

Peut-être (sans doute même) est-il superflu de se poser ce genre de questions.

Pour nous, la Beauté est. Telle une éclaboussure de lumière. Elle surgit, à mi chemin entre l’harmonie et l’émerveillement. D’un visage, d’un corps, d’un vaste paysage, d’un rayon de soleil, d’un plan d’eau. D’une puissante et énigmatique force de sérénité qui nous comble en se signalant à l’âme comme une révélation. Sans doute une aura de sacré participe-t-elle à sa magie indéfinissable et vibrante. Oui, il est probable que cette dimension de « sacré », elle la possède. Car elle ouvre en nous une sorte de faille, de lézardement par où s’échappe notre être…par où grandit notre âme en proie à l’immense appel qu’elle nous insuffle.

P. Laranco