Critiques Séries : New York, Unité Spéciale - Viol pour la St Valentin…

Publié le 19 avril 2012 par Delromainzika @cabreakingnews

New York, Unité Spéciale // Saison 13. Episode 18. Valentine's Day.


Cette semaine, SVU s'offre quelques guests dont Chloe Sevigny (Big Love) dans le rôle d'une femme violée (ou pas vraiment) qui se retrouve accusée de mentir. Elle s'offre également Ron Rifkin qui reprend sa robe d'avocat dans le rôle de l'excellent Marvin Exley. Même si ce dernier fait patte de velours dans l'épisode, j'aime bien cet acteur (notamment parce que je l'adorais dans Alias, et accessoirement dans Brothers & Sisters). Enfin, elle s'offre Shawn Hatosy (Southland) qui se retrouve dans le rôle du violeur qui clame son innocence car pour lui, il n'a pas violé cette femme qui ne demandait qu'à l'être. La scène d'ouverture de l'épisode était assez violente avec ce meurtre par webcams interposées. Même si au fond, cela aurait pu être un peu mieux géré et surtout si l'on avait oublié ce placement de produit horrible pour Skype, finalement elle reste une bonne introduction vers ce que l'épisode va tenter de nous développer. La première partie rame un peu pour trouver le ton.

Disons que le mari est là pour sa femme, tenter de la réconforter, et en parallèle elle se retrouve accusée de mensonges (notamment par Olivia qui pense que c'est un pied de nez aux vraies victimes de viols). D'ailleurs, ce que j'aime c'est que l'on reprend en quelque sorte ce que l'on a vu à demi mot dans l'épisode précédent avec cette critique des aveux forcés. Olivia se retrouve encore une fois dans cette position avant de se faire couper au bon moment. Petit à petit l'enquête révèle ses faiblesses, et l'affaire n'en ait donc qu'affaiblie. Mais malheureusement, ce n'est pas du tout ce qu'il y avait de plus intéressant dans cet épisode. Ce que j'ai vraiment adoré c'est cette plongée dans le procès de cette jeune femme accusée d'obstruction à la justice et de fausse déclaration, et du fait que le jury ne parviendra pas à trouver le moyen d'avoir un avis trancher sur la décision, c'est à dire un verdict unanime. Au fond, cette procès est réellement intéressant car en plus de nous offrir la joie d'un procès annulé par manque d'unanimité parmi les jurés était excellent. On ne peut pas s'y attendre à ce genre de révélations finale.

Moi j'aurais cru qu'elle allait être jugée non coupable, tout simplement. L'issue de cet épisode était donc satisfaisante. Pour ce qui est de la prestation de Chloe Sevigny. Elle est convaincante, même si pas exceptionnelle. En effet, on ne nuance pas suffisamment son propos et l'on ne voit donc pas évoluer assez radicalement la femme que l'on voit comme une victime au début et qui s'avère être la folle à la fin dans cette histoire. Le potentiel était là, mais soit le scénario n'est pas suffisamment travaillé (mais je n'en suis pas convaincu), soit l'actrice n'a pas été au bout de son rôle. Ce que l'on peut comprendre aussi par moment. Mais c'est une bonne actrice et quand on a annoncé son engagement pour un épisode je m'attendais plus à une prestation du genre de celle d'Elizabeth Mitchell l'an dernier (parmi les meilleurs épisodes de la série). Par ailleurs, la scène de clôture de l'épisode, avec Danny Pino, le laisse assez septique et j'ai l'impression que l'on pourrait bien lancer le season finale avec cette scène. Je ne sais pas trop pourquoi je pense ça mais cela me semble être un choix assez judicieux.
Note : 7/10. En bref, un solide épisode de SVU, assez bien écrit avec une Chloe Sevigny convaincante.