Concert : Arch Woodmann et Ewert & The Two Dragons au Rocher de Palmer (Cenon)

Par Fabe33

Jeudi du coté du Rocher Palmer se tenait le meeting deFrançois Hollande mais aussi et surtout le meeting de Talitres. Le labelbordelais venait défendre un programme politique qui m’a depuis longtempsconvaincu : défendre et promouvoir une musique subtile et classieuse.
Les grandes orientations de la soirée étaient les suivantes :-   Finance : donner accès à deschansons de qualité pour un budget de 12 euros-  Europe : ouvrir le label àl’Europe et en particulier à l’Estonie-  Société : rassembler toutesles générations lors d’une soirée
A cette occasion la foule s’était déplacée en masse. Et pourcréer une vraie unité entre le public et la scène, Talitres avait prévu commechauffeur de salle, le très talentueux Arch Woodmann. Cela fait longtemps quej’entends parler de ce garçon qui s’était fait remarqué auprès des critiquesavec son album Mighty Scotland et qui sortira prochainement un EP intitulé Life Forms Found on a Lifeboat , je ledécouvrais en live avec grand plaisir. Auteur d’une musique qui semble prendre ce qu’ily a de mieux dans tous les répertoires (post-rock, pop, expérimental, folk),le quatuor fait preuve d’une très belle énergie communicative. Pas un musicienen retrait, le groupe joue en ligne, ce qui prouve la cohésion entre lesmembres et la qualité de chacun à l’image d’Antoine leur leader-batteur quijoue debout. Puissant, précis, il insuffle une dynamique et un enthousiasme quisemble convaincre l’assemblée. Le public est chaud, à ce moment précis Talitrespeut sortir son atout afin de conclure cette soirée.
Les estoniens d’Ewert & The Two Dragons font leur entrersur scène, la salle est comble, un drapeau flotte au fond, le silence se faitet le Rocher Palmer se transforme en un lieu intime. La bande d'Ewert peutdémarrer sa prestation sous des jeux de lumières qui mettent parfaitement envaleur la scène. La voix du leader est identique à celle du disque, puissanteet sous contrôle, faisant preuve d’une maturité troublante. On bascule trèsvite dans l’univers ravissant de chansons qui ressemblent à de véritablescomptines sur lesquelles les glockenspiel sonnent comme des gouttes d’eautombant sur la mer Baltique. Raffiné sur le disque, Ewert confirme son approchedélicate de la musique et lorsque ce dernier prend la parole on devine toute lasincérité qu’il engage dans ses compositions.
L’assemblée en redemande. Les estoniens concluent leur setavec deux morceaux supplémentaires. Le public quitte la salle convaincu ce quime laisse penser que le vote sera unanime et 100% pour Talitres.