Ode à la femme, histoire d’un lieu et d’un style.

Publié le 25 avril 2012 par Greenbeautiful @wa_off
J’ai coutume de penser que la beauté trouve sa définition dans le regard de celui qui l’observe… vous n’ignorez plus que ma rétine est abondamment empreinte d’un savant équilibre entre éthique et esthétique, respect de l’homme et de l’environnement…
Mais cette fois ci cette perception de la beauté (que j’aspire à prodiguer au fil des articles), porte une symbolique plus grande, véhiculée par le lieu choisi et les créations portées.

Dans ce post, à travers les images et la mise en scène de la photographe Nadège Schornoz, la beauté est en outre, soulignée dans une ode à la femme …
… et aux hommes… qui œuvrent pour la libération de la femme…

Le clin d’œil féministe est double : Premièrement, l’endroit choisi, à deux pas de Pigalle, n’est rien de moins qu’un ancien atelier de l’Académie Rodolphe Julian, fondateur en1867 de l’Académie libre de peinture, antre de la libération des femmes artistes peintres et sculptrices au 19ème siècle.
C’est non seulement la première à ouvrir ses portes aux artistes de la gent féminine (celles des Beaux arts leur ayant été closes jusqu’en 1897), mais l’autre prouesse réside dans la possibilité pour elles d’y peindre ou sculpter des nus, à partir de modèles masculins, chose inconcevable à l’époque.
Deuxièmement, les créations sont celles de Valentine Gauthier, que l’on sait engagée dans l’émancipation économique et sociale des femmes en Inde, à travers le travail et la formation…entre autres actions ô combien remarquables.
Pour rappel, extrait d’un post que je lui avais consacré :

En Inde, elle travaille avec une entreprise, où elle a assuré la formation des ouvrières. La prouesse tient moins au fait que Valentine ait pu leur donner un enseignement écologique de leur travail, qu’à la découverte d’entreprises tenues par des femmes dans ce pays.
Elle les pousse à aller dans une direction éthique et écologique, les aide à se structurer à tous les niveaux (environnemental, social…), assainir les bases de leur travail. « C’est compliqué de leur expliquer pourquoi il est important de travailler dans une démarche écologique, alors même qu’elles sont accoutumées à vivre au milieu de déchets. A plus forte raison, lorsque la culture du fatalisme est bien ancrée » nous raconte-t-elle.

Comme pour les précédentes collections, le printemps-été 2012 pour Valentine Gauthier sera voyage et évasion ou ne sera pas.
Cette saison, elle quitte les influences Sud- Américaines pour rejoindre les lointaines contrées, aussi sauvages que paradisiaques, de l’Océanie.
On reste néanmoins dans l’onirisme propre à la créatrice, invitant les matières naturelles à s’abandonner à l’inconscient de la rêverie, avec des couleurs douces et délicates, déconcertées par la chaleur d’imprimés flamboyants. La palette va donc du rose pâle au brun doré, servant de socle aux crevés des cols, aux broderies des pantalons, aux empiècements et autres tissages de cuir…

En hommage à ces actions en résonance, une synergie devait être créée, qu’elle soit le fruit du hasard ou non…


Mes coups de coeur de la collection Deep Forest – Printemps-Eté 2012, de Valentine Gauthier : Top Noir « Carambole » (235€)
Coton et soie naturelle, teinture éco-responsable. Réalisé à Bali.

Pantalon camel « Igor » (650€).
Veau velour, tannage végétal. Broderie coton bio. Réalisé à Bali

Top Ambre « Nèfle » (130€)
Lin. Tresse indienne et pompon rouge fait à la main, coton bio, teinture éco-responsable. Réalisé en Inde.

Chaussures Osklen.

Crédits Photos : Nadège Schornoz