Playoffs NBA: On fait le point

Publié le 03 mai 2012 par Wtfru @romain_wtfru


Lancés depuis samedi, c’est peu dire que ces playoffs 2012 ont démarré sur les chapeaux de roue. Entre blessures, performances historiques et retournement de situation incroyable, il y en a eu pour tous les goûts. Deux matches minimum par série jusqu’ici, l’occasion de faire le point.

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LE BIG MATCH: Los Angeles Clippers @ Memphis Grizzlies (game 1)
L’an passé, les Grizzlies de Memphis passaient à une triple prolongation prêt d’une place en finale de la conférence ouest. Ils sont donc attendus de pied ferme par de nombreux observateurs, qui attendent la confirmation des exploits de la saison dernière.
Cette fois ils bénéficient de l’avantage du terrain au premier tour et reçoivent une équipe des Clippers au nouveau visage et dont on est curieux de voir de quoi ils seront capable en playoffs.
Une affiche entre deux franchises qu’on a pas l’habitude de voir après le mois d’avril et qui promet de faire des étincelles, tant par la qualité du jeu proposé par les deux équipes que par le suspense qui devrait durer toute la série.
Et cette série, Memphis est déterminé à la prendre par le bon bout. On retrouve tout de suite l’intensité défensive qui avait fait chavirer les Spurs l’an dernier et qui étouffe rapidement les Clipps. Dans la peinture, la bataille attendue a bien lieu mais la capacité à shooter à mi-distance de la paire Gasol-Randolph pose bien des problèmes à Blake Griffin et DeAndre Jordan. L’écart grimpe vite, très vite et atteint même la vingtaine avant la fin du premier quart. Il faut dire que c’est un véritable récital offert par les joueurs du Tennessee. Le jeu de passe est parfaitement réglé et l’alternance entre shoots, travail intérieur et pénétration est un régal d’intelligence de jeu.
Cette première mi-temps est aussi l’occasion de constater un des principaux points fort de cette équipe de Memphis, la richesse de son banc. Le coach Lionel Hollins est peut être le meilleur dans l’utilisation de ses joueurs et la gestion de ses rotations, à égalité avec Gregg Popovich des Spurs, justement honoré du titre de coach de l’année dans la semaine. Les entrées de Speights et Mayo font ainsi beaucoup de mal aux Angelinos, tout comme l’expérience de Gilbert Arenas en second meneur ou le physique de Dante Cunningham. Le danger peut venir de partout et c’est bien les problème pour les Clippers qui ne savent pas où donner de la tête. A la mi-temps, 5 Grizz comptent entre 6 et 14pts tandis qu’en face, Blake Griffin rate totalement sa toute première mi-temps de Playoff avec seulement 2pts inscrits. Bon il fait quand même mieux que Chris Paul, 1pt seulement. Merci la défense de Mike Conley.
La deuxième période démarre comme la première. Conley enfile les paniers primés, l’écart grimpe jusqu’à +27 et on s’achemine gentiment vers une victoire tranquille des Grizzlies. A moins que…
Il reste un peut moins de 9 minutes à jouer et Vinnie Del Negro prend le temps-mort de la dernière chance. Les Clippers reviennent sur le parquet ultra remontés, pour eux c’est maintenant ou jamais. C’est aussi le moment que Memphis choisi pour commencer à déjouer, enchainer les balles perdue et laisser des paniers faciles à leurs adversaires. Une première série de 11-0 commence à faire douter les supporters des Grizz, série à peine coupée par un lancer franc de Conley. Il faut se rendre à l’évidence, Memphis est incapable de scorer dans ce 4éme quart-temps. Et ce soir, l’assassin s’appelle Nick Young (19pts). Ce jeune loup en provenance de Washington et à la coiffure douteuse enchaine 3 shoots primés en moins d’une minute pour faire revenir son équipe à seulement 3pts. Le match vient de basculer. Memphis est assommé et perd logiquement dans le money time, malgré le tir de la gagne dans les mains de Rudy Gay.
Les Clippers réalisent le hold-up parfait et récupérent l’avantage du terrain dés le premier match! Le duo Paul (14pts, 11ast) Griffin (17pts, 7rbds) se rattrape sur la fin du match mais c’est véritablement Reggie Evans (7pts à 3/3, 13rbds) préféré à Jordan en fin de match, qui a remis les Clippers sur les rails, de par son intensité et son énergie. Seule ombre au tableau, Caron Butler le maudit rallonge la liste des joueurs qui peuvent d’ores et déjà dire bye bye aux playoffs (fracture de la main gauche sur un accrochage avec Gay)
Bon on a pas pu voir le game 2 pour cause de décalage horaire (faut qu’on dorme des fois) mais Memphis a égalisé. La série part samedi pour Los Angeles, gros spectacle en perspective !

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LES AUTRES SERIES
CONFERENCE EST

.Chicago Bulls – Philadelphie SixersIl reste un peu plus d’une minute à jouer dans le game 1 de la série entre Chicago et Philadelphie, les Bulls sécurisent tranquillement leur première victoire sur les Sixers. Et puis le drame. Sur une action a priori anodine, Derrick Rose fait un mauvais appui et se péte le genou. Game Over. On reviendra plus tard sur cette blessure, pour l’instant la question que tout le monde se pose, c’est jusqu’où peuvent aller les Bulls sans leur meneur MVP ? Il faut se rendre à l’évidence, les espoirs de titre se sont envolés du côté de la Windy city, mais il serait dommage de gâcher une si belle saison malgré tout.
On se gardera de tout pronostics, mais attention à ne pas enterrer les Bulls trop vite, malgré leur défaite lors du second match. En face, les jeunes ont pris le pouvoir comme on l’attendait et pour l’instant ce sont Holiday (26pts dans le game2) et Turner qui s’en sortent le mieux.
Oh puis allez, si un petit prono pour la route, on vous annonce 7 matches sur cette série..

La Clé de la Série: Les Bulls seront-ils capables de se remettre du traumatisme Rose assez rapidement ?

Egalité 1-1 
match 1: Philadelphie 91 @ Chicago 103
match 2: Philadelphie 109 @ Chicago 92

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Miami Heat – New York KnicksL’illusion n’aura pas duré longtemps. Un quart –temps environ. Et puis les Knicks ont craqué. Déjà. Une défense indigne d’un match de playoff, des individualités qui s’enferment dans un jeu trop personnel, un collectif qui se délite au moindre obstacle qui se dresse devant lui…bref la liste des problèmes à régler est bien longue pour les New-Yorkers, surtout qu’ils ont à peine fait mieux sur le second match.
Ce coup-ci Melo était bien dans le match (30pts,9rbds) mais ça n’a pas suffit pour contenir l’armada du Heat. Ce match aurait pu constituer une embellie pour les Knicks si il n’avait pas perdu Amare Stoudemire, blessé après avoir…tapé dans un extincteur. Les supporters doivent déjà se dire « vivement l’année prochaine ». Remarque ça fait déjà 10ans qu’ils se le disent, ils ont l’habitude.

La Clé de la Série: Miami devra veiller à ne pas se relâcher face à une équipe certes décimée mais qui aura à coeur de prouver devant son public qu’elle vaut quelque chose et qu’elle est capable de rivaliser avec ce qui se fait de mieux.

Miami mène 2-0
.match 1: New-York 67 @ Miami 100
.match 2: New-York 94 @ Miami 104

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.Indiana Pacers – Orlando Magic
Sur le papier, il s’agissait de la série la plus dégueulasse. Pas de surprise. Entre une équipe d’Orlando avec son jeu stéréotypé privé de son joueur principal (Dwight Howard) et Indiana, inexpérimentée à ce niveau, il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Dans le jeu, techniquement, offensivement, c’est proche de l’indigence. Amis portugais, si vous avez besoin de briques c’est du côté d’Indianapolis et de la Floride que ça se passe.
Forcément ça fait les affaires du Magic lors du match 1. Face à des Pacers crispés par l’enjeu (pas un point marqué lors des quatre dernières minutes du match), les mecs de Van Gundy ont su profiter du manque d’autorité adverse pour reprendre l’avantage du terrain d’entrée. Avec un excellent Glen Davis qui limite les dégâts dans une raquette promise à Indiana.
Et Big Baby de récidiver dans le match 2 avec une énorme première mi-temps (14 pts – 8 rbds). Sauf que ce coup-ci, les Pacers vont se libérer en deuxième et prendre enfin l’ascendant. Un véritable massacre dans la peinture avec deux fois plus de points que le Magic et un peu plus de la moitié du total des points de l’équipe. Les jeunes jambes suivent aussi avec enfin des tirs lointains qui prennent du sens et Orlando se retrouve complètement dépassé.
Même topo lors du match 3 cette nuit. Une première période assez équilibrée et Indiana qui fait le forcing dans le troisième quart-temps (32-17), et un contrôle total du match. Une fois de plus, la différence s’est faite en dessous du panier (46 rbds contre 33) et les Pacers récupèrent l’avantage du terrain de nouveau. Mais très sincèrement, l’écart entre les deux équipes commencent à devenir trop évident et si Danny Granger (26 pts ce soir) et ses potes continuent sur cette lancée, l’affaire devrait être vite pliée, au grand dam d’un Davis irréprochable jusque là mais trop esseulé.

La Clé de la série: La raquette bien évidemment. La paire Hibbert-West domine le débat de la tête et des épaules et devrait suffire à écarter le Magic qui n’a pas forcément de quoi répondre, même à l’arrière où la loterie des trois points relève bien trop du facteur chance.

Indiana mène 2-1
match 1: Orlando 81 @ Indiana 77
match 2: Orlando 78 @ Indiana 93
match 3: Indiana 97 @ Orlando 74

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.Atlanta Hawks – Boston Celtics
Là aussi, les premiers matches sont conformes aux attentes. Une série rugueuse qui ne dépasse pas les 90 points avec deux grosses défenses qui jouent en priorité sur les systèmes.
Pourtant, le match 1 débute sur un air de feu d’artifice avec des Hawks survoltés entre 3 pts, alley-oop et dunk. Un départ canon 20-6 et un écart trop conséquent à rattraper dans ce genre de rencontre. Avec un Josh Smith des grands soirs (22 pts/18 rbds, meilleure performance depuis Moses Malone en 89), Atlanta a pu contrôler son match, profitant de la maladresse des C’s from downtown où l’absence d’un Ray Allen se fait forcément ressentir. Même le retour en fin de partie a été ternie par le pétage de plomb de Rondo, dans la dernière minute à -4, expulsé et donc suspendu pour le second match. Pas forcément l’entrée en matière attendue pour Boston.
Sans son chef d’orchestre, les Celtics s’en remettent à leur capitaine légendaire, Paul Pierce. Mauvais lors du game 1, the Truth va envoyer du lourd pour ce match 2. 9 points sur les 9 premiers de son équipe. Le message est passé. Le rapport de force reste tout de même équilibré, aucune équipe ne prend vraiment l’ascendant sur l’autre. Grosse bagarre aux rebonds, beaucoup de fautes, un match d’hommes. On notera le bon boulot de Jeff Teague sur les deux rencontres, le seul dynamiteur de la partie. Tout comme la révélation Bradley, impressionnant de  maturité en remplacement de Rondo à la mène des hommes en vert. La rencontre va basculer dans le dernier quart sur un détail qui aura peut être son importance au final. Smith, blessé au poignet, est contraint de rester sur le banc et c’est tout l’équipe qui vacille (26-14). Paulo la science en profite pour inscrire la moitié des points de sa team dans le money time et finit la partie sur un énorme 36 points et 14 rebonds. Aux forceps, Boston récupère l’avantage du terrain avant les deux matches à domicile qui se profilent. En récupérant Rondo et peut être Allen. De quoi se sentir un peu mieux. Pour les Hawks, il faut espérer que la blessure de Smith ne soit pas trop grave car sans sa doublette Horford-Smith, ce sera quasi mission impossible pour Atlanta.

La Clé de la Série: La défense. On a pas attendu cette confrontation pour savoir que les deux équipes misaient avant tout sur leur impact défensif. Donc pas de surprise. Si Boston serre les vis comme lors de la deuxième mi-temps du game 2, et retrouve un peu de précision derrière l’arc, ça deviendra difficile pour ATL.

Egalité 1-1
match 1: Boston 74 @ Atlanta 83
match 2: Boston 87  @ Atltanta 80

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CONFERENCE OUEST

.San Antonio Spurs – Utah Jazz
La série avec le moins de suspense pour l’instant. Dans le game 1, Tony Parker écoeure à lui tout seul tout le backcourt des Jazz avec 28pts et 8 passes. Faut dire qu’avec Devin Harris et Jamaal Tinsley comme adversaire direct, il a de quoi se régaler le frenchie. Le game 2 est carrément une éemonstration de la part de la formation de Popovich qui s’impose de 30pts en jouant les mains dans les poches.
Les Spurs devraient donc éviter la déconvenue de l’an dernier, l’objectif étant maintenant de clore la série au plus vite afin de donner du temps de repos aux vieux corps de Duncan et Ginobili.

La Clé de la Série: stopper Parker. Les jazz ont d’ailleurs promis de muscler leur jeu et en particulier leur défense sur le meneur francais. Mais on y croit pas trop hein. Pour San Antonio, il s’agira de terminer la série au plus vite.

Spurs mène 2-0
.match 1: Utah 91 @ San Antonio 106
.match 2: Utah 83 @ San Antonio 114

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.Oklahoma City Thunder – Dallas Mavericks
201 – 197. Quatre points. C’est ce qui sépare les deux équipes en cumulant les points des deux rencontres. Sauf qu’au final, ça fait 2-0 pour OKC. Deux matches extrêmement serrés où chacun rend les coups de l’autre. On a peut être trop vite enterré le champion en titre qui joue crânement sa chance, sans complexe.
Le match 1 est une rencontre d’attaquants. Le trio Durant-Westbrook-Ibaka cumulent 75 points quand Nowitzki-Marion-Terry en apportent 62. Du lourd et du spectacle donc. Mais aussi quelques coups de vicelards. L’énigme Westbrook est vite dissipée tant le meneur fou maitrise son sujet. Pas le cas de » Key-Di », pas franchement adroit mais qui saura se montrer incroyablement clutch au final avec ce tir au buzzer final aussi chanceux qu’implacable de sang-froid. Le coup paraît dur à encaisser pour les vieux Mavs mais l’orgueil du champion prend le dessus sur tout. Le match 2 est un bis repetita dans le scénario, avec deux équipes qui alternent le leadership au scoring. Dallas la joue fine en envoyant Ibaka rapidement sur le banc avec trois fautes. De quoi dominer la raquette tranquillement pour captain Dirk et ses 35 points sur la partie. 35 certes mais on retiendra surtout ce 3 points manqué dans un fauteuil en fin de partie qui aurait scellé le sort du match. Le genre de tir qu’il ne loupe jamais d’habitude. Et Oklahoma va donc l’emporter une nouvelle fois au finish, sous l’impulsion d’un très bon Westbrook et l’apport décisif de Fisher en sortie de banc (13 pts). Dallas peut se mordre les doigts de ces deux défaites, sans jamais avoir démérité. Surtout que le passage difficile de Durant (7 turnovers sur la seconde manche) ne durera pas éternellement…

La Clé de la série: Le troisième match. Vu le score serré des deux premières parties, on attend avec impatience le round 3 à Dallas ce coup-ci. Si les Mavs l’emportent (avec la manière en bonus), le doute pourra s’installer chez le Thunder qui n’aura jamais réussi à dominer totalement son adversaire depuis le début. Dans le cas inverse, l’affaire sera pliée définitivement.

Oklahoma mène 2-0
match 1: Dallas 98 @ Oklahoma 99
match 2: Dallas 99 @ Oklahoma 102

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. Los Angeles Lakers – Denver Nuggets
Pas mal de bookmakers ont parié sur cette série pour une éventuelle surprise. Après les deux premiers matches, les chances sont quasi-nulles désormais. Les Lakers ont fait très forte impression, largement supérieurs à de bien fébriles Nuggets.
Le match 1 n’a souffert d’aucune contestation possible, L.A était supérieur dans tous les domaines et ont dominé la partie de la tête et des épaules. Denver a fait un joli complexe d’infériorité en jouant à l’envers. Défense friable, attaques précipitées, il n’y a pas eu photo. Pour couronner le tout, ils sont tombés sur un Bynum en mode dissuasion avec un triple double d’envergure: 10 pts, 13 rebonds, 10 contres. Dans ces conditions, impossible de tenir la comparaison.
Pour le match 2, Denver a joué sur sa qualité principale: courir. En retrouvant leurs jambes, les soldats de Karl se sont donnés des chances supplémentaires. En contre-attaque, la franchise du Colorado est sans doute la meilleure derrière Miami. Et les Lakers ont semblé dépassé sur quelques minutes. Malheureusement, ils ont couru aussi derrière le score dans le même temps. La faute à un Kobe Bryant d’exception (38 pts, 15/29 aux tirs) bien aidé par un Bynum offensif cette fois-ci. Le collectif de Mike Brown commence à avoir de la gueule et Los Angeles encaisse une seconde victoire. Et le score est en plus assez flatteur pour Denver..

Lakers mène 2-0
match 1: Denver 88 @ Lakers 103
match 2: Denver 100 @ Lakers 104

La Clé de la série: C’est bien sûr les Lakers qui la tiennent mais si Denver veut se donner une chance d’y croire, il devra s’appuyer sur ses forces collectives. La paire de meneur Lawson-Miller a fait du bon boulot jusque là mais terni par les arroseurs Gallinari et Aflallo assez mauvais de loin pour le mment. Il leur faudra rectifier le tir (sic) devant leur public dès ce soir pour ne pas sortir trop vite par la petite porte.

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LE PLAYER OF THE GAME: Andrew Bynum.
Il y a déjà eu de belles performances depuis le début des playoffs entre Josh Smith, Paul Pierce, Kobe Bryant ou notre Tony d’amour. Mais s’il fallait n’en retenir qu’un jusqu’ici, ce serait Andrew. Le pivot des Lakers est rentré dans la légende dès le premier match en devenant le premier joueur de la franchise à terminer un match de playoff sur un triple-double depuis Magic Johnson. C’était il y a plus de vingt ans déjà. On ne parle pas ici d’une petite franchise nouvelle en plus. Non, une qui a connu Kobe ou Shaq depuis quand même. La performance est d’autant plus remarquable qu’elle se compte grâce aux contres, pas forcément l’une des catégories les plus faciles pour parvenir au triple-double. En collant 10 blocks à côté de ses 10 points et 13 rebonds, Bynum a su se montrer autoritaire en défense, dégoutant toute tentative d’approche.
Le plus beau dans tout ça, c’est qu’il enchaine deux jours après avec une nouvelle grosse performance, dans le domaine offensif ce coup-ci. Avec 27 points et un 12/20 aux tirs, c’est peu dire que Bynum a contribué à la seconde victoire des siens. Il finit en plus à un petit rebond du double-double. Il faut aussi voir qu’en face, ses trois adversaires directs au poste ont pris un panier de plus à eux tous qu’il n’en a marqué lui seul (13 contre 12)! Une domination sans partage donc et une nouvelle preuve que le passage de témoin de génération à Los Angeles ne s’opèrera pas sans lui. Ne manque plus qu’un cerveau en parfait état et tout ira pour le mieux en Californie.

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Dossier: Les conneries de la semaine
Quand on parlait d’un début de playoffs riche en événements, ce n’était pas qu’avec une connotation positive. En effet, on a eu en l’espace de cinq jours, un florilège de tuiles en tout genre.
Evidemment, la plus grande de la semaine c’est cette blessure de Derrick Rose. Alors que les Bulls mènent tranquillement de vingt points, Thibodeau laisse son meneur sur le parquet jusqu’à la fin. Sauf que le MVP de la saison passée va se péter à 90 secondes du terme et est désormais out jusqu’à la fin des playoffs. Quand on sait que D-Rose a été blessé un tiers de la saison régulière, on est en droit de se demander pourquoi son coach ne l’a pas plus protégé que ça alors qu’il n’y avait aucun danger de retour. Au vu du match 2, le coup a l’air plutôt dur à encaisser pour Chi-town…
La malédiction a continué quelques heures plus tard avec une blessure similaire pour Shumpert, le rookie de New-York, out lui aussi. Une bien belle chiasse pour les Knicks qui perd là l’un de ses pions essentiels dans l’ombre. Autre blessure à Haine Ouaille, idiote celle-ci, avec Stoudemire qui se nique la main après avoir tapé dans un extincteur. Non mais sérieusement… La saison continue d’être bien moisir pour Ama’re.
Dans la catégorie connerie, on peut aussi évoquer le cas Rondo, qui est allé parler un peu trop près de l’arbitre alors que son équipe n’était plus qu’à -4 en fin de partie. Heureusement, ça se termine pas trop mal ce coup-ci puisque Boston a quand même réussi à gagner sans lui.
Et pour terminer les belles âneries, le vol de la semaine est à l’actif de Tyson Chandler qui récupére, comme prévu, le trophée de meilleur defenseur de la ligue. Alors oui, on le savait depuis longtemps, la NBA doit se racheter une image auprés des fans du monde entier et mise pour cela sur la mise en avant des gros marchés que sont New-York, LA, Chicago…
De la à donner un trophée à un mec qui ne sait pas ce qu’est une aide defensive, faut peut-être pas déconner non plus..

réalisé par Tristan & Aleks

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