Critiques Séries : Clash. Saison 1. Pilote (France)

Publié le 06 mai 2012 par Delromainzika @cabreakingnews

Clash // Saison 1. Episode 1. Robin : la maladie d'amour (Pilote)


Il était une fois France 2 qui tente de faire le Skins français. C'est en tout cas comme ça que Clash a été vendue. Alors pour reprendre Skins elle utilise la même construction : un épisode, un personnage. Il s'agit d'une construction très chère aux anglais. On reprend également la bonne bande son, bien que celle de Clash ne soit pas exceptionnelle non plus. Sauf que voilà, Clash c'est nul. Qu'on se le dise, France 2 a créé un ersatz de Skins sans la saveur de Skins. On se retrouve avec des personnages clichés, des intrigues maladroites mis en scène de façon anarchique. Même si le but principal de Clash pouvait être original, ce premier épisode est une vraie catastrophe. Au départ, je m'attendais à une série originale qui pourrait enfin raconter des problèmes d'ados intéressants, contrairement à ce que font des Chante et Cie, nid à clichés et de nullité. La plus grande réussite de Clash c'est de nous ennuyer encore plus à chaque minute qui passe.
Parents et ados, deux sphères qui cohabitent, se croisent, s’évitent ; deux univers dont l’harmonie et l’entente ne tiennent parfois qu’à un fil ; deux mondes que "Clash" propose de découvrir sous un angle nouveau. Zoom une bande de jeunes et leur famille respective, nous révélant à nous parents que nos ados ne sont peut-être pas ceux que l’on pense, et à nous ados que nos parents ont aussi une vie intime…
En guise de premier épisode on nous présente Robin, un ado aquaphobe, qui va tomber amoureux d'une fille et qui va par conséquent changer de look et devenir comme elle, punk. J'ai tenté d'aimer, du début à la fin, mais Robin a un gros souci. Ce personnage pourrait tout droit sortir d'une publicité McDo, c'est en tout cas un personnage vide, incarné par un très mauvais acteur. France 2 voulu faire une série sur les ados ok, mais pourquoi raconter tant de clichés aussi bien sur leurs relations amoureuses (franchement ? qu'est ce que c'est que cette merde), sur le langage des ados ("Jte tèje" ça se dit ça ? et même, je pense que Clash est complètement désaxée avec son temps), sur la relation entre les ados et les parents (le pire c'est sûrement la mère, qui est déjà folle dans un premier temps et qui apparait comme une vraie tête à claque que l'on voudrait secouer comme un pommier). Le fond de ce premier épisode, il n'y en a pas vraiment.
En effet, Clash subit une avalanche de clichés. Le début de l'épisode nous présente un personnage "geek" qui à mon avis aurait été plus intéressant à suivre que la transformation qu'on lui impose. Car cette transformation est ridicule. Même si l'amour fait faire des choses débiles, je ne suis pas sûr que ce soit à ce point. Clash manque d'inspiration. Le problème c'est que tout ce que l'on tente de nous raconter est surfait, surjoué, écrit comme un pied. Robin n'aurait clairement pas du être le premier personnage présenté (à moins que la suite soit encore pire) car il ne donne pas envie de voir la suite. Je ne suis même pas sûr moi même d'avoir envie de me plonger dans les cinq prochains épisodes tant cette déception se fait ressentir. Même si j'apprécie la volonté de France 2 de devenir la nouvelle BBC, il faudrait peut être aussi remettre en cause ses productions. Seulement deux sont sorties du lot ces deux dernières années pour moi : Les Beaux Mecs et en quelque sorte Les Hommes de l'Ombre.
Note : 2/10. En bref, Clash c'est une pub McDo sans le fun.