[anthologie permanente] Anise Koltz

Par Florence Trocmé

La distance entre vie 
et mort 
reste constante 
 
Partout où nous allons 
elle est à un pas 
 
Quelle est la différence 
entre zéro et l’infini ?  
 
• 
 
Ce monde labouré 
par le langage 
ne coïncide 
ni avec ses dimensions réelles 
ni avec notre quotidien » 
 
• 
 
Le soleil 
nous a pourvus 
d’une ombre  
pour marquer 
notre appartenance 
à la lumière 
 
• 
 
Plus je comprends 
moins je comprends 
 
Mes yeux ne m’appartiennent pas 
ils appartiennent aux générations antérieures 
qui les ont colorés de leurs horizons 
 
Mes mains 
telles des feuilles d’automne 
tombent à mes côtés 
oubliant toute direction 
 
Je suis celle 
que je ne suis déjà plus 
celle que je n’ai jamais été 
 
Anise Koltz, Soleils chauves, Arfuyen, 2012, pp. 32, 60, 73 et 127.  
 
Anise Koltz dans Poezibao : 
bio-bibliographie, extrait 1, extrait 2, extrait 3, ext. 4