L'agriculture et le changement

Publié le 22 mai 2012 par Baudouindementen @BuvetteAlpages

La Buvette vous présente un extrait de la lettre "Nature Humaine, un autre regard sur l'écologie" qui éclaire judicieusement la controverse de la cohabitation du pastoralisme avec l'ours des Pyrénées.

Edito de la lettre « Nature Humaine, un autre regard sur l’écologie » intitulé...

« L’agriculture et le changement. »

« Nature Humaine, un autre regard sur l’écologie » intitulée « L’agriculture et le changement. »

Ecrite à la demande de l’association Rés’OGM Info, cette huitième Lettre Nature Humaine s’adresse à celles et ceux qui s’interrogent sur les aspects humains du changement au sein du monde agricole, mais aussi à celles et ceux qui questionnent la façon dont nos choix techniques sont liés à des facteurs psychologiques, sociologiques et culturels.
Secouée par de profonds changements depuis plusieurs décennies, objet de toutes les critiques et de tous les espoirs, l’agriculture concentre comme un creuset sociétal les tensions, freins, dissonances, mais aussi moteurs et espoirs en lien avec l’écologie. Dans ce contexte, comment évoluer individuellement et collectivement vers une meilleure prise en compte de l’environnement et de l’humain dans les pratiques agricoles ?
Par cette Lettre, nous avons choisi d’explorer plus particulièrement les freins et moteurs du changement propres au monde agricole : comment se manifestent-ils lorsque les agriculteurs sont confrontés à des choix décisifs dans leur métier ? Comment peuvent-ils être pris en compte pour faciliter l’accompagnement et cultiver un changement des pratiques et des visions, au sein du monde agricole vers un plus grand respect de l’environnement et des individus ?
Comment dépasser les tensions psychologiques issues de situations paradoxales humainement difficiles ? Quelles sont les approches d’accompagnement les plus efficaces dans ce contexte ? Quels sont les difficultés et les succès que rencontrent les conseillers agricoles et les accompagnants ?
Une des difficultés réside peut-être dans le manque de reconnaissance et la souffrance de l’isolement sociétal qui pèsent lourdement sur toute la profession. Et si c’était également là qu’il fallait chercher des pistes de solution ?
Nourrie des témoignages d’agriculteurs et d’acteurs de terrain, mais aussi de l’analyse de sociologues, cette Lettre invite le lecteur à poser un regard nouveau sur l’émergence d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement et de l’humain.
Si les freins au changement sont encore nombreux, de profondes ressources existent au coeur même du monde agricole pour progresser en ce sens. L’accompagnement professionnel joue un rôle essentiel pour inviter les agriculteurs à devenir les pionniers de leur propre changement. Au-delà des idées reçues, les solutions germent…

Extrait de la lettre...

Freins au changement : les racines cachées

Pourquoi une grande partie des agriculteurs encouragent-ils un modèle qui conduit à les éliminer ? Pourquoi est-ce si difficile de sortir de la course en avant vers la croissance, les mégastructures, la concurrence et l’endettement ?

1- Oser interrompre la fuite en avant : sortir des dépendances

Des racines collectives profondes

Le modèle productiviste imposé à marche forcée aux agriculteurs dans la deuxième moitié du XXeme siècle a laissé de profondes empreintes psychologiques et sociales. Michel Blanc, formateur et consultant, évoque ainsi l’expérience collective des années 60 : « il faut comprendre qu’à une certaine époque, tous les agriculteurs ont été formés par la JAC (Jeunesse Agricole Chrétienne), avec une solidarité très forte entre eux. Le mot d’ordre, c’était « le développement ne laissera personne sur le quai de la gare, parce que le train ne passera qu’une fois ». Chacun a essayé de s’en sortir avec cette pression, parfois au prix de grands sacrifices ».
Avec pour conséquence l’instauration d’une véritable situation de dépendance. « Beaucoup ne remettent pas en cause le modèle véhiculé par la FNSEA », constate Michel Blanc. « En sortir, innover, c’est être traître à la cause (…). Ils ne le feront que lorsqu’ils seront au pied du mur. Et là, ils vont avoir besoin d’aide, d’accompagnement. Parce qu’il faudra sortir du cadre ». (voir l’encadré sur la sortie de cadre).

« On est conditionné depuis tout petit à l’agriculture productiviste, on y croit.».
Jean-Luc Gauthier, viticulteur dans le Beaujolais

Quand le changement est perçu comme un insupportable retour en arrière

Lorsqu’un premier changement est imposé ou mal vécu par la personne, il devient d’autant plus difficile d’envisager un deuxième changement touchant au même sujet. Ce phénomène de « gel » de la décision, ou de « clapet anti-retour », est bien connu des sociologues.

Lorsqu’une première décision « gèle » les possibilités de changement
Le psychologue Kurt Lewin observe dès 1947 un mécanisme particulier de frein au changement qu’il nomme « effet de gel de la décision». «C’est précisément l’idée d’adhérence à la décision prise que traduit (cette) notion. Tout se passe comme si la décision (…) gelait le système des choix possibles en focalisant l’individu sur le comportement le plus directement relié à sa décision.» L’individu qui a déjà fait un premier choix l’amenant à changer ses habitudes sera donc réfractaire à un nouveau changement, vécu comme une négation de la première démarche et des efforts d’adaptation qu’elle lui ont coûté. Extrait du Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois - éd. Du Relié, pages 27 et 28.

Une grande partie des freins actuels au changement relève de ce mécanisme : « Les pratiques mécaniques actuelles sont issues de 30 ans de modifications agricoles qui ont sédimenté dans les mémoires et les modes de représentation », explique le sociologue Guillaume Christen. « Il est aujourd’hui inconcevable de revenir à ce qui est subjectivement perçu comme une pratique antérieure. (…)Ainsi, l’arrêt du désherbage chimique pour passer au désherbage mécanique sera vécu comme un déclassement professionnel inacceptable ».

Le sociologue explique de la même façon certaines résistances aux dispositifs environnementaux, observées chez les éleveurs, dont le rapport à la Nature était traditionnellement très fort: « On a un clapet anti-retour vis-à-vis d’une ré-introduction d’une part de Nature dans les pratiques, car ce sera vécu comme une négation même de leur effort de mobilité sociale. Leur mode d’identification sociale est devenu le modèle de la vie urbaine, salariée ».

Le « piège abscons », ou la fuite en avant dans l’obstination
Les psychologues sociaux ont depuis longtemps analysé l’escalade dite du « piège abscons » qui consiste à s’entêter dans une décision ou un comportement inefficace parce qu’on y a déjà trop investi pour abandonner. Un mécanisme qui peut devenir très coûteux ! Qui n’a pas connu le propriétaire d’une vieille voiture qui, ayant déjà trop dépensé en réparations, refusait l’idée de changer son véhicule « parce qu’il serait trop bête d’avoir fait tout ça pour rien »? De l’importance de poser des limites…

Une double dépendance technique et psychologique

La filiarisation des pratiques s’accompagne d’une forte emprise psychologique des conseillers agricoles privés, parfois interlocuteurs uniques des chefs d’exploitation. « Les agriculteurs sont de plus en plus dépendants de l’amont et de l’aval » analyse le formateur Michel Blanc. « Ils sont tellement pieds et poings liés avec ce système qu’ils ne voient pas comment sortir du cadre dans lequel ils sont enfermés. Ils ont besoin d’une tierce personne
Quelle pourrait être cette tierce personne ? Il faudrait « multiplier et recréer des interfaces entre le milieu agricole et le reste de la société pour sortir du tête à tête professionnel », propose Guillaume Christen, sociologue. « Les circuits courts, les AMAP (NdlR : Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), mais aussi toute une vie associative locale et citoyenne sont d’autant plus précieux qu’ils permettent de cultiver une pluralité des interlocuteurs ».

2- Des freins au changement dans le regard des pairs

Des croyances qui paralysent

La peur de perdre la maîtrise technique ainsi que la crainte de l’échec professionnel sont autant de freins à envisager un changement des pratiques sur le terrain. Mais les enjeux profonds sont-ils là encore uniquement techniques ? « Difficile de séparer les aspects économiques et psychologiques », reconnaît Dominique Berry, conseiller technique pour la Chambre d’agriculture du Rhône. « La notion de désherbage, par exemple, correspond à la propreté des cultures, à l’image d’eux qu’ils renvoient aux autres. Alors quand il y a des plantes adventices dans un champ, c’est signe qu’on ne maîtrise pas son travail».
L’agriculture biologique peut-être également perçue comme une perte des référentiels familiers. «Souvent ils pensent qu’ils en sont loin ! Or le cahier des charges a été allégé. En fait ils n’en sont pas toujours si loin », explique le formateur Michel Blanc. Dans certains cas, l’excuse de la difficulté technique peut même masquer d’autres craintes. C’est le cas en Bretagne, où la crainte de la sécheresse est un frein aux pratiques fourragères réintroduites par l’agriculture durable : « le maïs ensilé est perçu comme une sécurité ».

Le regard des autres et la socialisation

Tous nos interlocuteurs sont unanimes, un des principaux freins au changement réside dans le regard des pairs. La peur de l’exclusion, de l’isolement professionnel et humain est à la mesure de la soif d’intégration sociétale qui caractérise un monde agricole en souffrance. « Il y a des secteurs où le frein au changement, c’est le milieu professionnel. Il y a des types de production où l’identité professionnelle est trop marquée. Personne n’en sort parce que (..), si on change, on va quitter le cercle des initiés. On va être rejeté par ses collègues et voisins. » constate avec lassitude un des conseillers agricoles interrogé.
Responsable de service à l’Institut de l’Elevage et co-auteure d’une étude sur l’élevage bio de montagne, Anne-Charlotte Dockes confirme: « ce qui m’a surpris au cours de notre enquête, c’est la place des freins et des motivations psychologiques et sociologiques. On sait qu’il faut les prendre en compte, mais là, c’était fort : ce qui va compter pour une reconversion, c’est l’image que les autres éleveurs et le réseau de connaissances ont du bio. (…) On ne réfléchit pas seulement en fonction de son exploitation, mais au sein de sa filière et par rapport aux collègues proches. Pour des aspects organisationnels, mais aussi pour les relations sociales qui se jouent entre éleveurs (repas communs après l’ensilage, groupes de travail, s’aider les uns les autres pour partir en WE, …) ».

« Passer au bio, c’est changer de pratiques, mais aussi de réseau local, voire de sociabilité. L’enjeu personnel est très important pour les éleveurs. »
Anne-Charlotte Dockes, chercheuse à l’Institut de l’Elevage

Plus généralement, le regard stéréotypé porté par la société sur le monde agricole peut-être perçu comme un frein. « Le paysan se voit refusée la part de responsabilité sociétale qui lui revient », regrette Jean Guinand, éleveur laitier dans le Rhône et responsable à la Confédération Paysanne. « On ne lui dit pas «tu es un acteur privilégié, c’est à toi d’être un moteur de développement social, humain et écologique », on l’enferme dans des étiquettes : assisté, pollueur et conservateur ». Des freins qui pourraient être dépassés par une vraie politique de responsabilisation, complète Jean Guinand : « si on mettait en place un système de reconnaissance et de rémunération valorisant les initiatives des paysans pour la prise en compte de l’environnement naturel et social, cela créerait une autre dynamique positive ».

3- Des lignées essentiellement masculines

Un univers fortement masculin

Pour le sociologue Roger Le Guen, un des freins au changement reste la faible représentation féminine dans les instances décisionnelles agricoles : « La mixité est un facteur de résilience sociale. Or le monde agriculteur est de plus en plus unisexué, masculin. C’est un élément de caractérisation de crise. (…) Dans les hautes sphères des organisations, notamment, on en est au même point qu’il y a 40 ou 50 ans, une ou deux femmes seulement en présidence de chambre d’agriculture pour toute la France » (voir aussi l' encadré Résilience sociale et mixité ci dessous).

Trahir l’héritage ?

Le rapport à la lignée familiale est une caractéristique essentielle, à prendre en compte pour comprendre les freins au changement. Dominique Sinner, formatrice et accompagnatrice du changement auprès d’acteurs agricoles témoigne : « En France, on est dans un monde de lignées agricoles. Un individu qui est confronté à un changement n‘est pas seulement confronté à un changement de métier, mais d’une lignée. (…) Pour un certain nombre de personnes, ne pas y arriver, c’est la trahison de toute une lignée. Un agriculteur qui devait arrêter son activité m’a  dit : « c’est comme si j’étais le fossoyeur de ma famille ».

Résilience sociale et mixité 
Un système est dit « résilient » lorsque qu’il est capable de se restructurer pour survivre à des crises sans perdre son identité. La résilience sociale d’un groupe caractérise donc son potentiel d’adaptation face aux bouleversements économiques et sociétaux. (On pourra se référer à l’article « Résilience communautaire » de Wikipédia).
« Dans des groupes mixtes, les responsabilités sont de plus en plus partagées, on a plus de chance d’aboutir à des propositions riches et variées et la manière de parler de l’avenir, de son travail,est très différentes de celle des groupes à 100 % masculins. », constate le sociologue Roger Le Guen.
Voir plus bas  « Et si le changement passait par les femmes ? »

D’après Françoise Keller, coach et formatrice en Communication NonViolence, il est essentiel d’aider les agriculteurs à faire la distinction entre, d’une part leur besoin de recevoir et de transmettre un héritage, et d’autre part la stratégie qui peut être choisie pour cela. La façon dont on respecte la tradition, dont on rend hommage à ceux qui nous ont précédés, pourrait être plus inventive, ce qui libèrerait la possibilité créatrice des agriculteurs dans leurs pratiques professionnelles. « Il y a un besoin urgent d’inventer de nouveaux rites » conclut-elle.

4- Ces freins qui naissent de notre propre regard

La photographie instantanée n’est pas fidèle au mouvement

En tant que militant, on est parfois tenté de ne voir que le verre à moitié vide. Le regard de l’observateur impatient n’est pas toujours objectif. « En tant que chercheur sur le terrain », raconte Maxime Prével, auteur de l’Usine à la campagne, « on peut avoir l’impression qu’on se heurte à un mur. On ressent les freins sur le coup, physiquement, par les discours pendant l’entretien. Mais on est comme dans une photo. En réalité, il faudrait voir les choses dans la dynamique, dans la durée. En fait, le discours et les pratiques sont en train de changer, mais on ne le voit pas toujours sur le moment ».

Des freins imaginaires ? Sortir du cadre

Dans un contexte de changement professionnel, qu’il soit agricole ou non, « 8 obstacles sur 10 qui semblent nous empêcher d’avancer, ne sont pas réellement bloquants », constate le formateur Michel Blanc. « Le changement, c’est aussi ça : « comment je sors du cadre dans lequel je suis enfermé ? ». Pour leur faire comprendre, je leur fais faire le jeu des 9 points ».
 

Le Jeu des 9 points : Comment relier les 9 points ci-contre par 4 traits droits, sans lever le crayon ? 

Sortir du cadre…pour mieux lever les freins
« Recadrer » signifie, selon les termes du psychologue Paul Watzlawick, « modifier le contexte conceptuel et/ou émotionnel d’une situation, ou le point de vue selon lequel elle est vécue, en la plaçant dans un autre cadre, qui correspond aussi bien, où même mieux, aux «faits» de cette situation concrète. Par conséquent, le sens de cette situation va alors changer complètement. » Le recadrage est ce qui permet le mieux de transformer les résistances au changement d’ordre écologique, parce qu’il propose un nouveau jeu, surprenant, inattendu. (Extraits de la Lettre Nature Humaine n°3 sur le
changement).

5- Des tensions paradoxales insoutenables

« On connaît des producteurs maraîchers qui ne mangent pas leurs propres légumes », raconte Dominique Berry, conseiller technique pour la Chambre Agricole du Rhône. Cela s’appelle une dissonance cognitive (voir encadré Dissonance cognitive, déni et freins au changement).
« Il y a une forte dissonance au sein du monde conventionnel, et toute reconversion nécessite une certaine maturation », observe Luc Bauer, chargé de mission reconversions pour l’ARDAB (association des producteurs biologiques du Rhône et de la Loire).
« C’est compliqué. Je pense que tout le monde est conscient du problème. Mais c’est comme une dépendance. Quand tu es dans une soirée où tout le monde picole, tu te mets à picoler », commente également Jean-Luc Gauthier, viticulteur bio. « On est encore dans une situation où la majorité utilise des traitements. Tout le monde sait que c’est mauvais, mais on essaie encore de se persuader que c’est « normal » . Par contre, ce qui change, c’est ce que l’agriculteur va désormais mettre en avant. N’importe quel agriculteur va te dire qu’il est « presque bio », parce qu’il essaie de mettre un peu moins de traitement qu’avant. »
La dissonance la plus difficile à aborder reste la question de la santé. « Le summum de la contradiction, c’est de ne pas manger ce qu’on produit, parce qu’on sait que c’est mauvais. Ça n’est pas possible de vivre bien cette incohérence-là. » Jean-Marie Lusson, chargé de mission du Réseau Agriculture Durable (RAD), observe ainsi que « les gens du réseau renvoient le miroir d’une certaine tranquillité. Ils nous disent « nos actions sont enfin en accord avec nos idées. Ça n’était pas possible de continuer comme avant ».

Alors ?

Comment aborder ces dissonances qui touchent au plus intime ? Comment dépasser les tensions et ces non-dits pour favoriser le changement ?

 Dissonance cognitive, déni et freins au changement
Les psychologues appellent dissonance cognitive un état de contradiction profonde qui crée une tension insoutenable. Cela arrive quand une personne est prise entre deux systèmes incompatibles de pensées, de croyances ou de comportements. Ne pouvant rester dans cet état d’inconfort psychologique, l’individu (ou le groupe d’individus) va chercher par tous les moyens possibles à résoudre la contradiction. Le déni de la situation, le fait de retarder le moment de la décision, le fait de reporter la responsabilité sur un autre groupe d’acteurs etc…sont des stratégies classiques pour tenter de réduire ou d’éviter cette tension insupportable et le dilemme créés par la dissonance.
Ce concept et son articulation avec les freins et les moteurs du changement ont été explorés dans les précédentes Lettres Nature Humaine 2 et 4.

Des freins qui peuvent nous mettre sur la piste des vrais moteurs ?

Accompagnatrice du changement depuis plus d’une dizaine d’années, notamment auprès d’acteurs du monde agricole, Dominique Sinner nous invite à poser un regard nouveau sur ces freins : « Je pense qu’on se trompe quand on oppose les freins et les changements… c’est en allant explorer ce que nous disent les freins qu’on découvre de vrais leviers. Parce que les freins nous ont alerté sur ce qui générait une vraie inquiétude, on sort de l’opposition classique ».

« Le problème ce n’est pas de lever les freins, le problème, c’est l’inertie qui fait que ni les élans ni les résistances ne peuvent être des moteurs… ».
Dominique Sinner, accompagnatrice du changement.

Télécharger la Lettre complète "Nature Humaine" n°8.

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L’association Nature Humaine

Nature Humaine est une association à but non lucratif dont l’objectif est d’agir et d’aider à agir pour la nature et l’Homme, en explorant les facteurs humains et les représentations du monde qui freinent ou au contraire facilitent le changement. Nature Humaine est un creuset où les sciences humaines peuvent se rencontrer autour de l’écologie pour faire émerger une réflexion originale sur notre relation à la nature et à notre propre nature. La Lettre est sa première action.