House 8 (2012) de David Shore

Publié le 28 mai 2012 par Flow

House. (crée par David Shore)

Saison 8.

Phase terminale.

Ça y est, c'en est fini de House. Il était grand temps. Le docteur borderline n'avait plus grand chose à offrir depuis bien longtemps. Pourtant, quitter une série après huit ans de vie commune laisse toujours un arrière-goût d'amertume.

J'ai peu de choses à dire sur l'ultime saison de la série médicale. Et ce n'est jamais bon signe. On sait depuis la saison 5 que les scénaristes ne sont pas capables de renouveler le schéma immuable de leur bébé. Un cas médical retors se présente. A chaque nouveau diagnostic l'état du patient se détériore jusqu'à ce que House trouve la solution grâce à une phrase soufflée par un autre personnage. A côté de ça, les patients ne sont jamais très passionnants et les médecins qui entourent House tiennent surtout le rôle de plante verte.

Seule la personnalité complexe du médecin était intéressante. Hélas, même sur ce point on commence à être lassé. Certainement car la lassitude de l'interprète transparait à chaque épisode. Bref, la série a vécu trop longtemps et cette saison était celle de trop. L'apport de deux nouveaux personnages féminins venus remplacés 13 n'y a rien changé. Seuls les épisodes abandonnant la structure classique nous ont maintenu éveillé. Je pense au road trip House/Wilson (meilleur épisode de la saison) ou à celui centré sur Chase. Sur 22 épisodes, ça reste maigre.

Alors que je pensais à abandonner la série, la bonne nouvelle est tombée en cours d'année. La saison en cours serait bien la dernière. Ainsi, j'ai éprouvé un regain d'intérêt pour la fin.

A n'en pas douter, la bonne idée de cette dernière ligne droite est le cancer de Wilson qui offre un enjeu satisfaisant car lourd et émouvant pour le final. Pourtant, ce dernier épisode était chiant. Choisir l'allégorie était une idée casse-gueule, même si elle a facilité le défilé des anciens, car on tombe dans le verbiage empesé. Heureusement, la fin en elle-même, bien que consensuelle, est correcte. Mettre Keep me in your heart de Warren Zevon a certainement contribué à me séduire.

Houseétait tout de même une série emblématique des années 2000, un des poids-lourds qui ont offert un nouveau souffle sur une production vieillissante. Au même titre queLost ou Desperate Housewives. Maintenant qu'elles sont toutes achevées, c'est avec une pointe de nostalgie qu'on se doit de constater qu'un cycle s'est achevé. En se tournant vers le suivant. Et en espérant qu'il saura accoucher de séries qui elles aussi resteront dans les mémoires.

Note: