Je suis une femme libre (mais de quoi ?)

Publié le 14 juin 2012 par La Bienveillante @Ema_Dellorto

De conduire une voiture. D’avoir un chéquier. De divorcer. De faire polytechnique. D’aller voir un match au stade. De choisir mon mari. De travailler. De porter des pantalons. D’avoir l’autorité parentale sur mes enfants. De voter. De monter à cru. De tromper mon mari. De fumer. D’accéder au trône d’Angleterre. De marcher dans la rue les cheveux au vent.

J’ai des droits.

Nombreux.

Merci d’avoir manifesté, choqué, gêné, lutté, pour me les assurer.

Je suis libre.

Mais Sinclair, chère Anne, n’utilise pas ma liberté pour justifier de ton amour pour un homme qui harcèle sexuellement les femmes, n’utilise pas leur combat pour mes droits comme cache-misère de ta sinistre vie amoureuse.

J’ai ma liberté de penser.

Je peux te contredire, amour.

En public.

Je suis libre.

Mais Trierweiler, chère Valérie, n’utilise pas ma liberté pour régler tes comptes avec l’ex de ton homme [politique], ne l’utilise pas pour masquer ta mesquinerie et ta petitesse.

Ne revendique pas d’être une femme libre parce que tu places l’avenir de la France loin derrière tes préoccupations personnelles, ta vie privée, peut-être ta jalousie maladive dont je ne veux rien savoir. Sauf dans la salle d’attente du dentiste.

Ou alors.

Prend exemple sur la liberté de femme de Mr Clinton, de Mr Rousseff, de Mr Finnbogadottir, de Mr Bachelet, de Mr Patil.

Tu es absolument ringarde, si tu penses que faire une connerie est le propre de la femme.