GROSSESSE: Rester active oui, trop longtemps debout, non – Occupational and Environmental Medicine

Publié le 17 juillet 2012 par Santelog @santelog

Non, travailler jusqu'à 36 semaines de grossesse n'a pas d'effet néfaste sur le développement du bébé, mais rester debout chaque jour, de manière prolongée pourrait avoir des conséquences néfastes sur sa croissance, selon cette étude néerlandaise publiée dans l'édition du 27 juin de la revue Occupational and Environmental Medicine du groupe BMJ.


D'autres études ont certes suggéré de longues heures de travail peuvent augmenter le risque de malformations congénitales, de naissance prématurée, de morti-naissance ou de faible poids de naissance. Mais ici, les auteurs montrent que c'est plus certains types de pénibilité qui sont à surveiller que l'activité elle-même, à condition de ne pas dépasser 40 heures de travail par semaine.


Les chercheurs de l'Erasmus Medical Center (Pays-Bas) ont évalué les taux de croissance du fœtus de 4.680 mamans enceintes entre 2002 et 2006. A mi-parcours de leur grossesse, les femmes ont été interrogées sur leurs conditions de travail et les contraintes physiques liées à leur emploi, y compris les efforts de levage, les périodes passées debout ou à marcher, le travail posté ou les heures supplémentaires. Il s'avère que 4 femmes sur 10 (38,5%) ont passé beaucoup de temps debout et 45,5% ont dû beaucoup marcher. Seules 6% des femmes enceintes ont du lever des charges lourdes, 4% ont dû travailler de nuit.


Travailler jusqu'à 34 ou 36 semaines de grossesse n'a eu aucune incidence défavorable sur le développement fœtal : Le développement de leurs bébés a été suivi (et mesuré) régulièrement tout au long de la grossesse, par échographie, puis à la naissance. Les résultats montrent que la pénibilité du travail ou sa durée ne sont pas significativement associées à une diminution de la taille globale de l'enfant, à son insuffisance pondérale ou à sa naissance prématurée. Cependant, au-delà de 40 heures de travail par semaine, les futures mères mettent tout de même au monde des enfants plus petits que les mères qui ont travaillé moins de 25 heures par semaine. Les bébés nés de ces mères ont un tour de tête de 1 cm de moins et un poids de 148 à 198 g inférieur, en moyenne, que les bébés nés de femmes qui ont travaillé moins de 25 heures par semaine. Ces différences apparaissent à partir du troisième trimestre.


De longues stations debout pendant la grossesse sont associées à une croissance plus lente du bébé : Ainsi, les auteurs constatent que dans des emplois de vente, garde d'enfants et enseignement, les mères ont eu des bébés dont les têtes étaient en moyenne de 1 cm (3%) plus petites que la moyenne à la naissance, ce qui suggère un taux de croissance plus lente.


Mais, en général, les femmes qui restent actives durant leur grossesse ont moins de complications et leur enfant moins de malformations congénitales, cependant, précisent les auteurs, certains aspects du travail ne sont pas sans risque sur la mère ou sur l'enfant.


Source: Occupational and Environmental Medicine 2012;69:543-550 Published Online First: 27 June 2012 doi:10.1136/oemed-2011-100615 Physically demanding work, fetal growth and the risk of adverse birth outcomes. The Generation R Study (Visuel © RTimages - Fotolia.com)


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