Résultats meilleurs que prévu pour la Bourse de Paris

Publié le 21 juillet 2012 par Radiocaracol @radiocaracol1

La Bourse de Paris, où les résultats de sociétés meilleurs que prévu l’ont emporté cette semaine sur les inquiétudes liées à l’économie mondiale, devrait rester tributaire des publications d’entreprises et de la situation de l’Espagne dont les taux d’emprunt s’envolent.

Bourse de Paris – Photo AFP

Dans l’ensemble de la semaine, l’indice CAC 40 a gagné 0,41%, clôturant vendredi à 3.193,89 points. Il a gagné 1,08% depuis le début de l’année.

« Les investisseurs se sont focalisés sur les entreprises », note Bertrand Lamielle, directeur de la gestion chez B* Capital.
« Pour l’instant, 70 à 75% des publications de sociétés correspondent aux attentes et 20 à 30% déçoivent, un ratio plutôt satisfaisant », qui a permis au marché parisien de progresser, explique-t-il.

Les investisseurs s’inquiètent de l’impact de la crise de la dette et du ralentissement économique sur les entreprises. Ils ont été quelque peu rassurés.

« Il pourrait y avoir de moins bonnes surprises au troisième trimestre surtout si la reprise continue à montrer des signes d’essoufflement outre-Atlantique », souligne Renaud Murail, gérant d’actions chez Barclays Bourse.

Le président de la banque centrale des Etats-Unis, Ben Bernanke, a reconnu que la croissance du pays s’était encore affaiblie au printemps et que les perspectives d’amélioration sur le front du chômage étaient plutôt moroses.

 
Il n’a toutefois pas annoncé de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire, comme l’espèrent les marchés, répétant que la banque centrale se tenait prête à agir en cas de dégradation.

 
La situation dans la zone euro a été quelque peu mise entre parenthèses par les opérateurs.

La crise reste néanmoins présente

La mise en place du nouveau fonds de secours européen (Mécanisme européen de stabilité), initialement prévue en juillet, a été reportée à la rentrée, conditionnée à la ratification par la Cour constitutionnelle allemande.

Et les conditions de financement de l’Espagne continuent à se dégrader. « L’Europe est véritablement coupée en deux. La France, l’Allemagne, la Suisse ou encore le Danemark empruntent à des taux négatifs tandis que l’Espagne se finance à un coût de plus en plus insoutenable pour le pays », commente Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.

Les grands argentiers de la zone euro ont approuvé ce vendredi l’aide aux banques espagnoles qui prévoit une enveloppe allant jusqu’à 100 milliards d’euros. « Cette somme sera-t-elle suffisante? On connaîtra les réels besoins de recapitalisation de ses établissements fin septembre. On pourrait avoir de mauvaises surprises », avertit M. Murail.

 
La semaine prochaine sera de nouveau rythmée par les entreprises avec les publications de nombreux poids lourds de la cote comme ArcelorMittal, Saint-Gobain, L’Oréal, Alcatel-Lucent, LVMH, PPR ou Technip.

 
PSA Peugeot Citroën sera au centre des attentions. Le constructeur, qui a annoncé la suppression de 8.000 postes en France, présentera mercredi ses résultats du premier semestre. Il a déjà averti qu’il essuierait une perte nette et qu’il brûle 200 millions d’euros de liquidités par mois depuis un an. Le gouvernement présentera le même jour son plan de soutien à la filière automobile.

 
Peu de statistiques sont attendues si ce n’est, outre-Atlantique, les chiffres de la croissance au deuxième trimestre et des indicateurs sur l’immobilier.

 
Dans tous les cas, le marché devrait évoluer dans des marges étroites.

« On voit bien que les investisseurs recherchent l’ultra-sécurité », souligne M. Lamielle.

Certaines valeurs défensives comme Pernod-Ricard ou Sanofi flirtent d’ailleurs avec leur plafond historique.

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