Les JO de France télé : Le Maréchal Pékin

Publié le 29 juillet 2012 par Levestiaire @levestiaire_net

Quel beau champion ce Vinokourov. Gérard Holtz reprend tout juste l’antenne à Adam, aux savoureuses interviews de Coffin et à la délicieuse voix sucrée de Vasseur qu’il se permet d’ajouter une petite information : « Rappelons que Vinokourov avait été suspendu pour dopage ». Adam ne pouvait pas savoir, mais Gégé a l’expérience des grandes compétitions.


Les JO, c’est donc parti et les prolongations de Montel à minuit et demi avec: « Les JO sont-ils déjà une réussite ? ». Pas mal. On avait aussi « la France est-elle plus forte quand il fait chaud ? » Ou « Montel arrêtera-t-il ses statuts facebook? »  Est-ce à cause de ce Redgrave ou parce que la première soirée londonienne a été chaude, mais Chamoulaud est venu sans chaussette mais avec des mocassins rouges. Il était le premier, il avait la pression. Mais Holtz est en grande condition, après trois semaines de Tour. Il ne sait pas vraiment qui est et comment se prononce Izaora Thibus, mais il n’a peur de personne, et certainement pas d’une mèche jaune grisâtre de Lionel. Ah, ces putains d’allergies au shampoing. Il y a de la testostérone. Chamou se réjouit de la pastille de Louise qui ne casse pas les couilles à tout le monde, mais Holtz est intouchable : il adore. Le coup est rude, le départ de Lionel du plateau est inéluctable et dans le grand fauteuil face caméra Holtz est impitoyable. Il fredonne du Mc Cartney mieux que Chamou, il salue mieux Vasseur le Nordiste, il veut mieux baiser Louise qui ne casse toujours pas le couilles à tout le monde à se faire peloter dans un pub de cyclistes. Là-bas ou au bureau, quelle différence. C’était le meilleur départ possible pour la quinzaine de vacances de France télévisions tout frais payés. « On a quelques soucis avec notre zone mixte. On va voir si on peut enregistrer », avait annoncé Chamou avant de partir pavoiser en suant au club France.

Hip hip hip Touya

En 1996, Zabel et Hardy riaient à Atlanta et ça n’avait pas échappé au service public. Eux ont résisté au poids des ans, contrairement aux archives de Montel. C’est sans doute pour se payer une nouvelle armoire et un cadenas qu’on a retrouvé l’athlète à l’aviron dès le premier matin. Ou alors Montel est comme n’importe quel frère Guénot, il se prépare quatre ans pour en profiter le plus longtemps possible.

La voix de Montel on la retient, mais France Télé amène toujours sa jeune génération, des quadras ambitieux qui ont hâte de retourner dans l’ombre. Voilà comment parler habilement d’une première journée d’escrime. De Rincquesin est entré dans sa compétition avec l’aisance d’une co-doublure d’Elise Lucet qui aurait à n’en pas douter encore plus ri aux conneries de Guerlain, entre aristo. Le jeune Nathanael était avec Lamour toujours là pour jouer à l’ancien champion intouchable qui dit aux fleurettistes françaises humiliées que ce n’est pas fini mais qui ne le pense pas, et Brice Guyart, qui aurait apprécié qu’on n’insiste pas trop sur le fait que c’est sa sœur Astrid qui tirait. Par pudeur sans doute, on n’a diffusé que les matchs d’Astrid Guyart. France TV a toujours trouvé les Jeux en famille plus sympa. Et puis De Rincquesin a besoin de lécher. « J’ai deux champions olympiques avec moi j’ai beaucoup de chance. » « Vous lui avez donné des conseils, Brice ? » « Astrid est ingénieur. Elle a la tête et aujourd’hui elle a les jambes. » Elle les a toujours à 13-10 en 8e, « allez, ça va payer ». Mais 13-10 c’était pour la Tunisienne. « 14 à 10, attention ». Et donc 15-10. « Je ne sais pas si Kader a Astrid dans sa ligne de mire. » C’est quoi la vanne, terroriste ou baiseur compulsif ?

Pendant ce temps-là, on a un peu entendu Boyon et un peu plus Romera, chargé de surveiller les conseils de Jossinet.