Envie de mer

Publié le 22 août 2012 par Gentlemanw

Ce matin, un peu endormi apr des nuits trops courtes, par des doutes, des angoisses, sûrement des effets secondaires de la chaleur.

Je suis monté dans le métro, très tôt, trop tôt pour m'endormir presque au bout de deux stations, nous étions si peu, tous sliencieux, tous dans nos rêves, nos prochains pas derrière le bureau. J'ai ouvert les yeux, un bruit, une reflux, une odeur d'iode. Là sous mes pieds, de l'eau, une vague, un flux, un reflux, des vagues.

Marée montante ou descendante, je ne sais pas, mais j'avais besoins de vacances.

Je me suis rendormi, aussitôt sur le mur plastifié, trop fatigué, presque épuisé, je voulais rester dans ce rêve, avec ce ticket de loto gagnant, à négocier le prix d'achat de ce nouvel appartement. Quelle taille de piscine, j'hésitais, un loft ou un double-loft avec eau de mer. Pour les services, livraison de boissons, de serviettes et de peignoir à toute heure ?

Avec l'option plongée sous-marine dans le centre commercial des cinq premiers étages, j'opterai plutôt pour un second jacuzzi dans le salon.

Une autre vague, un parfum plus fort, un autre plongeon sous les palmiers, pour faire des longueurs, dans de l'eau chauffée en permanence à 27°c, par un système solaire, et perché, là juste au-dessus de la ville. Quelle folie, ce rêve, je ressortais, j'étais à deux stations de mon changement, une autre ligne, d'autres odeurs.

Puis des escaliers, un détour, une sortie, une adresse marquée sur mon téléphone, un coup de GPS piéton, un bel immeuble. Une sonnette, une invitation à rejoindre le 5e étage, un ascenseur blanc et bleu marine. 

Des lignes horizontales, un parfum humide, léger et l'ouverture.

Une lumière si forte, j'ai plissé les yeux en avançant, un pont de bois, du teck, un souffle de vent derrière la vitre. 

Une femme, un bel ensemble blanc, des lumières tamisées et ses effluves autour de moi. 

Elle se déplace sans bruit, pieds nus, souple avec juste mon regard sur le vernis bleu de ses orteils, un sourire, je la suis. Une musique, lyrisme entre musique classique et expérimentale de fonds marins, des vagues, un caplotis, des roches toutes proches, derrière cette porte.

Je me laisse porter.

J'ouvre les yeux, une salle nommée Neptune, elle est debout face à moi, avec un sourire, un paréo blanc sur un maillot de bain bleu. Elle me propose une serviette, une douche relaxante, et surtout elle m'accompagne vers les autres pièces du spa. 

"Votre massage vous a-t-il fait voyager ?"

Je marche, sans but dans cet espace bleu, au sol de parquet en teck, avec des parfums à chaque angle, vers une psicine. Détente réelle, vacances, simple rêve ? Je m'allonge, je ferme encore les yeux, quelques minutes ...

Nylonement

Bises depuis Berck Plage, une fraîcheur bienvenue