Petits jeux "entre amis"

Publié le 25 mars 2008 par Arnaud Lehmann

On peut dire que s'il y quelque chose qui peut satisfaire ceux qui n'ont pas ou plus d'avenir en politique, c'est la ruine d'un parti. Pour certains le champ de décombres est le meilleur moyen de se positionner et de se placer, quelques soient les échecs multiples auxquels ils ont pu être confronté. Profiter de la moindre faiblesse pour être, là où dans un parti fort l'on serait noyé dans la masse. L'opiniâtreté remplace la compétence... L'état du MoDem 67 avive quelques ambitions, oublieuses de ce qu'un parti non structuré correctement n'apporte rien à ses "détenteurs".

L'on pourrait penser que ce serait le moment de tenter de créer quelque chose avec le MoDem 67, mais non les petits jeux de coulisses ont déjà commencés. On peut voir des personnes se revendiquer d'un conseil national élu dans des conditions obscures pour asseoir une forme de légitimité interne, alors mêmes qu'elles ont subies une lourde défaite à l'élection le mettant en place (là encore on voit que le fonctionnement politique est de faire perdre quelqu'un en faisant gagner quelqu'un d'autre, il n'y a pas de véritable adhésion au vainqueur, qui souvent n'est porté à une forme de victoire par des réseaux sur lesquels il n'a pas de véritable contrôle - un simple pantin parfois même -).

De petits groupuscules s'agitent pour tenter d'empêcher la disparition de gens qui n'ont guère d'avenir politique (pour ne pas dire qu'à ce stade, ils sont grillés). Quelques uns se mêlant de ce qui ne les regardent pas puisque par choix ils ne sont pas ou plus au MoDem. Si autant d'énergie était dépensée pour la construction plutôt que pour l'acquisition de postes "pour pouvoir exister", on ne finirait pas avec des résultats électoraux aussi faibles que ceux que l'on a pu connaître.

Entre des "jeunes" arrivistes prêt à tout pour exister et des "anciens" qui cherchent à continuer à exister après qu'ils se soient fait jeter dehors de partout et des fonctions qu'ils ont pu exercer, il y a de quoi assister à un beau feu d'artifice d'ambitions non compatibles, chacun voulant être roi à la place de l'autre. Je passe sur la tendance narcissique d'un certain nombre, ils risquent fort de s'y noyer en se coupant de tout les autres.

Si l'on continue ainsi, on n'est pas prêt de ramener le centre à la vie en Alsace. En tout cas, cela ne se fera pas par ceux, jeunes et moins jeunes (s'il y a bien une chose qui me dérange dans l'existence de structures jeunes dans un mouvement politique, c'est qu'après comment définir le niveau plus global sans se mettre à parler de "vieux" pour rester dans le même type de classification lorsque l'on veut établir une différence, c'est un peu du n'importe quoi -surtout que suivant le parti, les limites d'âges varient-), qui jouent un jeu totalement personnel et parfois bien loin de leurs capacités de rassemblement. Lorsque l'on agit de manière irresponsable et clanique, on finit toujours par le payer à un moment ou un autre. Les victoires gagnées à la Pyrrhus sont fréquentes en politique.


Une chose est sûre, on sent des échéances internes s'approcher... On pourra de nouveau sans doute voir quelques-uns (ou quelques unes, ne soyons pas macho) utiliser tout et n'importe quoi pour se maintenir à des places ou en obtenir des nouvelles. Et ce ne sont pas forcément ceux à qui l'on peut s'attendre à ce genre de jeux qui sont à la manoeuvre, je crois que certains vont découvrir qu'en politique, les "amitiés" bougent et que l'on peut se retrouver celui à évacuer du jour au lendemain si l'on vise un poste que d'autres convoitent. Il suffit qu'une seule personne se mette martel en tête et le tir est ouvert, même si c'est à tort.