Expendables 2

Publié le 16 septembre 2012 par Olivier Walmacq

 

REALISATION : SIMON WEST

ANNEE : 2012

GENRE : ACTION

L’HISTOIRE : L’UNITE D’ELITE EST DE RETOUR ET, CETTE FOIS, LA MISSION VA LES TOUCHER DE PRES, CAR, L’UN D’ENTRE EUX A ETE TUE. ET ILS SONT BIEN DECIDES A LE VENGER.

L’Avis De Titi70 : Après un premier épisode sympathique signé par Sylvester Stallone, revoici nos mercenaires de choc, cette fois sous la houlette du réalisateur Simon West, un nom qui suscite plus de craintes que de confiance chez les cinéphiles que nous sommes. Car, le bonhomme est tout de même responsable  de plus de bouses (je pense à Tombraider) que de réussites (Les Ailes De L’Enfer et…c’est tout).

Quoi qu’il en soit, j’avoue, pour ma part, que j’attendais cette suite avec autant d’envie que de craintes, en grande partie à cause de la présence de Simon West et des raisons évoqué plus haut.

Au niveau du casting, de nombreux acteurs rempilent à l’image de Sylvester Stallone, Jason Statham, Dolph Lundgren, Jet Li, Terry Crews, Ronny Couture, Steve Austin ou Charisma Carpenter.

Evidemment, le fait de faire une suite permet de faire venir de nouvelles tètes. En premier lieu, Jean Claude Van Damme, qui avait du décliner le premier Expendables, joue ici le méchant de sérvice baptisé Vilain (oui, vous avez bien lu, c’est franchement à se demander à quoi pensent les scénaristes). Son équipe est notamment composé de la star montante Scott Adkins. Coté gentils, c’est Liam Hensworth (petit frère de Chris et vu également cette année dans Hunger Games) et Yu Nan qui rejoignent l’équipe de mercenaires. En outre, le film permets d’apprécier l’efficacité toujours intact d’Arnold Schwarzenegger (qui, maintenant qu’il en a finit avec la politique, reviens au cinéma en accumulant les projets) et Bruce Willis. Les deux  acteurs ne se contentent ici plus de simples apparitions (ce qui était le cas dans le premier film).

Enfin, pour compléter le casting, on a droit à la participation de Chuck Norris, toujours aussi habile pour flinguer du terroriste et dont la première apparition au ralentit sur une musique d’Ennio Morricone est à se pisser dessus.
Dés les premières minutes, le film balance la marchandise avec les Expendables en pleine mission au milieu d’un pays en guerre. On a notamment droit à une très bonne scène de castagne avec Jet Li et des poiles à frire.

Malheureusement, l’acteur disparaîtra assez vite de l’histoire, puisque, une fois la mission accomplit, il quitte le groupe pour retourner en Asie.

Revenus en Amérique, les membres de l’équipe de Barney Ross  auront peu de temps pour se reposer car Church les renvoient en mission récupérer une mallette dans un avion qui s’est crashé.

Pour l’occasion, le groupe d’homme doit collaborer avec Maggie, une jeune femme Chinoise.

C’est lors de ce périple qu’ils tombent sur les Sangue, un groupe terroriste dirigé par Vilain (je m’y ferais jamais à ce nom ridicule) et qui maintient la région sous la terreur tout en exploitant des paysans à creuser des mines de Plutonium.

Il ne faudra pas longtemps avant qu’il poignarde Billy, le plus jeune membre des Expandables, sous le regard effaré de ses camarades, impuissant.

Dés lors, ceux ci décident de tout tenter pour retrouver les Sangue et faire payer à Vilain et sa bande la mort de leur ami.

Autant le dire, ceux qui ont viscéralement détesté le premier film feraient mieux de se tenir à l’écart de celui ci. Personnellement, je ne suis pas allergique aux films d’actions bourrins et aux punshlines à foison, mais, je comprends que la formule puisse agacer.

En tout cas, niveau spectacle, le film assure grave et, cerise sur le gâteau, c’est bien filmé avec des scènes d’action lisibles et pas de la camera de traviole ou secoué dans tout les sens qui nous empêche de profiter du spectacle (ouais, parce que je veux bien que ce soit à la mode, mais, des fois, on voit plus rien du tout tellement ça gigote). Rien que pour ça, je remercie Simon West d’avoir correctement fait son boulot et de nous proposer un film comme on en fait plus guère aujourd’hui, car, à l’image du premier, on a un film à l’ancienne, n’en déplaise au jeunot qui vont sûrement trouver le filmage ringard.

Ce second Expendables pourrait même s’apparenter à un film de guerre tant le spectacle violent et parfois bien gore le rapproche du dernier Rambo.

Evidemment, tout n’est pas parfait et on peut regretter la trop rapide disparition de Jet Li ou l’arrivée un peu tardive de Schwarzenegger, sans compter une sous intrigue un peu inutile ou on apprend que Lee Christmas à été trompé par sa copine.. Mais, le film dégage un tel volonté de proposer un spectacle correct qu’on se laisse embarquer, d’autant que tout les acteurs semblent beaucoup s‘amuser, à l’image de Van Damme qui cabotine joyeusement en méchant ou les vannes sur les comédiens (Scharzenegger qui balance un « Je Reviendrais » avant que Bruce Willis ne rétorque « Ca fait vingt fois que tu reviens, y en a marre « ) ou entre les personnages. Pour ma part, je ne trouve pas Van Damme particulièrement crédible en méchant et je préfère Scott Adkins qui, lui, est simplement parfait.

Enfin, chapeau à Dolph Lundgren qui pousse littéralement son personnage jusqu'à en faire un individu drole et complètement à la masse.

Pour moi qui ai grandit dans les années 80 avec tout ses gros bras qui se savent aujourd’hui un peu dépassé (comme le dit Stallone : « notre place est dans un musée), ce film est juste un rève de gosse qui se réalise, à l’image du premier film. C’est pourquoi encore une fois, je remercie Sylvester Stallone et Simon West pour ce très bon film et, n’en déplaise au grincheux, je suis déjà prêt pour un Expandables 3  (déjà envisagé avec le retour de Van Damme dans la peau du frère jumeau de Vilain).

Note : 16/20

La critique eighties de Borat

Expendables avait étonné par ses chiffres carrément étonnant pour son lot de vieux briscards. Preuve que c'est avec les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. Mais le résultat manquait d'un quelque chose et n'était pas aidé par des effets spéciaux douteux. Ce second volet était donc attendu au tourmant, peut être trop d'ailleurs. Mais ce sont aussi les risques du métier. Expendables 2 n'est donc pas le grand revival des eighties, période si chère à votre blogueur préféré alors qu'il est né la décennie suivante. Pourtant, Sylvester Stallone a réussi encore une fois à prendre de sacrés cocos en plus de l'équipe initiale (Jason Statham, Dolph Lundgren, Terry Crews, Jet Li et Randy Couture sont de retour): Arnold Schwarzenegger et Bruce Willis prennent du galon; Jean Claude Van Damme, Chuck Norris, Yu Nan, Scott Adkins et Liam Hemsworth. Au niveau du casting, les acteurs semblent s'amuser comme des petits fous. Stallone s'amuse de sa vieillesse, Schwarzy et Brucie font les cons tout en dégommant des méchants, Lundgren nous sort sa science (au sens propre), Norris s'offre une apparition en or (en tous cas bien mieux que ces emmerdants dimanche spécial Walker) et JCVD s'offre un véritable rôle d'acting.

"JCVD s'offre un véritable rôle d'acting" C'est gentil Borat! Thanks! Jean-Claude"

Lui qui souvent a plus brillé par ses cascades que pour son (maigre) jeu d'acteur trouve ici une bonne partition. Surtout qu'il ne se bastonne quasiment jamais. Le combat entre lui et Stallone me laisse d'ailleurs encore sur le cul. Clairement c'est une grande déception car il ne se passe rien! Stallone se montre en long, en large et en travers en train de savater Van Damme et ce dernier fait juste deux vulgaires pirouettes. Je soupçonne même Simon West d'avoir utilisé deux fois le même plan parce que ce sont les mêmes coups et ils sont tout les deux filmés en plan large! Sans compter la chaîne à peine pas en CGI... L'autre gros défaut du film c'est encore une fois son lot de CGI risibles qui ponctue le film. Certains ont critiqué John Rambo à cause de son bourrinage dégueulasse mais au moins c'était bien fait. Or là, il suffit qu'un mec tire au sniper pour vous couper la tête! Un effet qui revient quand même très/trop souvent (sans révéler de réel spoiler, la décapitation par hélice d'Adkins). Sans oublier les giclements toujours aussi numérisés. Quand tu pense qu'avec 100 millions de budget, ils ne sont pas capable de se payer de vulgaires équipements gicleur de faux sang... A croire que tout est parti dans le cachet des acteurs...

"On ne fait jamais chier Chuck Norris, même à la troisième personne!"

Va savoir c'est peut être ça! Continuons à aborder les défauts du film décidemment loin de ne pas en avoir. Randy Couture joue pendant tout le film mais paraît complètement absent, un comble! Au contraire, Jet Li, troisième nom sur l'affiche et au générique, apparaît en tout et pour tout... deux minutes! Alors certes, il pète le feu le successeur de Bruce Lee (remember Fist of legend) foutant une branlée à quelques tortionnaires. Sauf qu'une fois l'ouverture finie, il est aux abonnés absents. Un véritable foutage de poire par excellence comme on en a souvent en ce moment dans le Cinéma américain. N'oublions pas non plus Scott Adkins, vulgairement relégué à sous-fifre de Van Damme et que l'on voit plus cabotinné en serrant les dents qu'autre chose. Dommage car le coco est capable de beaucoup de choses physiquement. En espérant le revoir de meilleure manière dans la série Métal Hurlant Chronicles. Je ne serais pas très regardant sur le scénario, sachant très bien qu'on attend pas ce genre de films pour cela. Néanmoins, les leçons de philosophie beauf de Sly sont assez chiantes. N'oublions pas quelques coups de mou au milieu, dans la partie se déroulant dans le village soviétique à l'américaine.

"I'm back! -ça fait dix fois que tu le dis Arnold! -Je sais, mais j'aime la sonorité de cette phrase! ça ferrait passer "Yippie Kaï mother fucker" pour du Baudelaire! -Pardon? Tu disais? -Oh Brucie, ne soit pas vexer, on est en famille!"

Mais néanmoins, West parvient à nous faire passer un bon moment. Comme je le disais, les acteurs s'amusent, ce qui donne un premier bon point. Le spectateur a plaisir à retrouver ces vieux briscards pas si nazes que ça. Ainsi, Stallone et Statham se crêpent le chignon pour des conneries (notamment les histoires de cul du second) et Willis retrouve enfin une petite déconnade avant de se fourvoyer probablement dans le prochain Die Hard. Quant à Schwarzy, sa carrière cinématographique est définitivement relancé. Pour une fois, Norris ne s'avère pas pénible bien au contraire. Quant à Yu Nan, elle donne un minimum de charme dans un univers de grosse brute. Après on a droit à de beaux morceaux de bravoure comme l'ouverture particulièrement bourrine où tout le monde déconne et puis le final dans l'aéroport. Là c'est l'heure de sortir le plus gros flingue et de dézinguer le premier salopard venu. Autant dire que Chuck Norris ne fera pas de prisonniers! Il fonce dans le tas!

Une suite avec beaucoup trop de défauts pour pouvoir réellement s'éclater.

Note: 11/20

Note nanardeuse: 14/20

Je ne veux rien savoir, je veux le voir j'ai hâte !