Carton jaune ou simple avertissement ?

Publié le 28 mars 2008 par Slovar

Le 13 mars 2008, nous écrivions un article portant le titre " Municipales : La droite espère éviter ... le pire" nous y évoquions le programme du candidat de l'UMP à la présidentielle figurant sur un site Web toujours actif à ce jour.
Extraits :
"Bien que le site ait cessé d'être actualisé en 2008, il est toujours possible de se procurer les promesses du candidat.
Extrait du site (re labellisé Président de la République)
Mon projet : ensemble tout devient possible
(les 15 points de mon projet en 16 pages)
1. Mettre fin à l'impuissance publique
2. Une démocratie irréprochable
3. Vaincre le chômage
4. Réhabiliter le travail
5. Augmenter le pouvoir d'achat
6. L'Europe doit protéger dans la mondialisation
7. Répondre à l'urgence du développement durable
8. Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement
9. Transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite
10. Une école qui garantit la réussite de tous les élèves
11. Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux
12. Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation
13. Maîtriser l'immigration
14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables
15. Fiers d'être français"
Si un certain nombre de ces engagements font ou pourraient aujourd'hui faire sourire (ou rire jaune), les points 2 et 9 nous semblent, à la lecture de la presse récente, poser de sérieux problèmes.
En effet, selon Le Monde, une lettre signée par Nicolas Sarkozy a fait son apparition dans une enquête judiciaire portant sur des détournements de fonds publics, l’affaire Hamon.
Philippe Gumery, avocat du collectionneur d’art Jean Hamon, apporte une lettre signée de l’actuel président de la république en 2004, lorsqu’il présidait le conseil général des Hauts-de-Seine. Ce document attesterait de sa connaissance du dossier Hamon.
Sont également concernés par cette affaire, André Santini, secrétaire d’Etat à la fonction publique, qui est mis en examen, et Rachida Dati, ancienne directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine et actuelle garde des sceaux.
La cour d'appel de Versailles doit se prononcer vendredi sur l'opportunité de recueillir le témoignage de Rachida Dati dans le cadre de l'instruction concernant des détournement de fonds publics présumés dans la fondation Jean Hamon.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a été saisie d'un recours de Me Philippe Guméry, conseiller du collectionneur d'art Jean Hamon, qui réclame l'audition de plusieurs responsables du conseil général des Hauts-de-Seine. Rachida Dati a été adjointe du directeur général des services au conseil général en 2005, selon des informations du Monde.
Si nous ajoutons l'information suivante émise par le site Mediapart : Rachida Dati a déjà épuisé deux tiers de ses frais de réception. Cet argent aurait été dépensé en réceptions, voyages, restaurants et dépenses personnelles. Selon Mediapart, "les dépenses ont grimpé de manière vertigineuse pour finalement atteindre 270.000 euros en décembre 2007, soit un dépassement de 30% par rapport au plafond prévu ... / ..."
Les français à qui on a expliqué que la probité serait la règle et que les caisses de l'état étaient vides, à qui on demande d'accepter des mesure drastiques en termes de flexibilité, d'allongement du temps de travail et de cotisations pour leur retraite et qui attendent toujours des mesures concrêtes en termes de pouvoir d'achat sont en droit d'obtenir la plus grande clarté sur ces faits le plus vite possible. Démocratie irreprochable oblige.
Crédits sources et copyrights - Articles de références
Le Monde
Le Nouvel Obs
L'Express
Mediapart

Libellés : france, politique