Tendance : Les particules vestimentaires

Publié le 24 octobre 2012 par Gommette1

Alors que l’Etat prédateur guillotine les riches et chasse les créateurs de richesses à coups de fusil fiscal, la mode semble entrer dans une sorte de réaction révolutionnaire (le terme est un peu fort, mais le climat délétère actuel oblige à forcer le trait…)

En effet, une nouvelle génération de créateurs particulés issus du meilleur monde tente de tirer l’aiguille —et la couverture à eux ?— pour habiller leurs contemporains…

Issus d’une famille d’éleveurs de chevaux de sport, Arthur de Soultrait a créé il y a peu Vicomte A., une marque chic et coloré qui cartonne. Plus décalés, Mathieu de Ménonville et Rémi de Laquitaine, philosophes de formation raconte leur service de presse, ont lancé Melinda Gloss, un nom de fille pour un label masculin au parfum bon chic bon genre un poil décadent, revisité par un twist à la Paul Smith. On peut aussi évoquer Jean-Denis du Sorbier qui, avec trois autres compères, ont fondé La Comédie Humaine, une société qui produit « des articles de mode et nouveautés » d’une élégance faussement surannée… Sans oublier Commune de Paris 1871 qui, derrière un slogan stimulant « Courage et liberté », réunit une ribambelle de citoyens collaborateurs participant à l’édification de cette marque lifestyle et… rebelle ! Son nom évoque la période insurrectionnelle contre le gouvernement au XIXème siècle, peut-être une invitation sourde à renouveler une Histoire qui aime se répéter, et à pendre les incompétents gouvernementaux à la lanterne…

En attendant, on peut toujours arborer une fleur de lys à la boutonnière de ces vestiaires aristocratiques et affuter nos fleurets…

 

 


Images : © Vicomte A., Melinda Gloss, La Comédie Humaine, Commune de Paris 1871