L’Economie belge subit depuis des années son manque de diversité économique et industriel

Publié le 24 octobre 2012 par Bourlingueur

Depuis l’après guerre, l’industrie belge n’a eu d’yeux que pour l’automobile. La main d’oeuvre belge longtemps considérée comme la meilleure au monde n’a pas hésité à faire de ses citoyens de parfait monteur, soudeur de voiture sans se soucier du restant de l’économie.

La Belgique, toujours avant-gardiste dans un système de mondialisation croissant a pourtant vécu en 1997 son premier séisme au niveau de l’emploi par la fermeture de Renault Vilvorde. Quelques 3100 emplois directes étaient perdus sur le coup de cette annonce,s’en suivi de nombreuses manifestations tournant à l’émeute laissant de nombreux policiers et manifestants blessés.

En 2006, c’est au tour de VW Forest de plier bagage avec le licenciement de 3500 ouvriers, de quoi égayer les journaux télévisés durant de nombreuses semaines autour du Thriller, sauvera / sauvera pas, une nouvelle fois la faillite fut inévitable et des milliers de travailleurs se sont retrouvés une nouvelle fois à la rue.

Pendant ce temps là, les écoles d’électro-mécanique ne désemplissaient pas, les jeunes toujours plus nombreux à se presser aux portillons de ces écoles techniques qui leur garantira un avenir radieux, il faut bien avouer qu’avec l’augmentation de leur qualification, en 10 ans plusieurs corps de métier ont atteint des tarifs horaires leur permettant de ne travailler qu’une semaine sur deux, la précarité cela se paie comme on le pense en Belgique.

Octobre 2012, coup de séisme la direction américaine de Ford annonce la fermeture de son usine à Genk, 5100 emplois sont supprimés et plus de 5000 autres le seront suite à la disparition de l’usine. C’est l’émoi en Belgique, le premier ministre s’affaire à trouver une solution grâce au plan spécial automobile appelé à recaser tout les travailleurs limbourgeois.

En presque 20 ans, presque 30 000 emplois ont été supprimés dans ce secteur et pourtant les gouvernements successifs ont tout fait pour garder ces grandes entreprises quitte à leur verser de somptueuses aides, subventions, réductions fiscales grâce aux intérêts notionnels et autre cadeau dont nous ne ferons pas la liste. Et il semblerait que cette politique n’est pas prête de s’arrêter car selon les dire, elle est sur de bons rails.

La Belgique devient jour après jour l’un des pays les plus sinistrés d’Europe au niveau de l’emploi, sa capitale Bruxelles est dirigée par l’Europe qui y a fait s’envoler les prix de l’immobilier tout en ne devant pas y payer d’impôt, des entreprises comme Ryanair, Ford, Renault, VW fonctionnent à la subvention, les grosses entreprises ont presque toutes été vendues (BNP Paribas, Dexia,…), un pays qui n’est plus que l’ombre de lui-même bercé par des discours de victoire des différents partis politiques en place ainsi que par l’ensemble des multinationales les plus en vue des marchés qui ont toutes un bureau en Belgique afin d’y faire transiter les milliards de gains effectués sur la planète tout en ne devant y payer d’impôts.

Il est temps que le Belge médite à son avenir qui s’avère plus pénible qu’il ne le croyait…