Qui a tué le général Wissam Al-Hassan ?

Par Jazzthierry

Je pense après beaucoup de gens que l'assassinat du général Wissam Al-Hassan au Liban le 19 octobre dernier, est un événement considérable. A l'instar du général de Gaulle, j'aime aller vers l'Orient compliqué avec des idées simples. C'est pourquoi j'ai réalisé ce modeste schéma qui, je crois, nous aide à y voir plus clair...

Tableau réalisé par Equinox le 25 octobre 2012 (vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus)

 On voit donc deux cercles réunissant deux camps largement antagonistes. L'un marqué par l'influence de l'Arabie saoudite (sunnite) et l'autre par l'Iran (chiite). A l'intersection de ces deux cercles, figure le Liban comme pris en otage.

 Ce qui définit la cohérence du premier cercle sont les éléments suivants: les liens de parenté évidement entre le père Rafic et son fils Saad Hariri, aujourd'hui chef de file de l'opposition libanaise et qui vit toujours en Arabie Saoudite pour des raisons de sécurité; le rôle important du FSI dans la recherche des responsables des attentats qui ont visé non seulement Rafic Hariri mais plus globalement toutes les personnalités politiques hostiles à Damas entre 2005 et 2008 (Wissam Al-Hassan, dans son enquête, avait montré que la Syrie et le Hezbollah étaient impliqués dans la mort de l'ex-premier ministre. C'est donc peu dire qu'il était détesté du régime syrien...); enfin l'influence déjà soulignée de l'Arabie Saoudite qui mène une guerre idéologique conte l'Iran.

 Quant au second cercle, définissent son homogénéité les liens très étroits et connus de tous entre le Hezbollah chiite (véritable Etat dans l'Etat, possédant environ 60 000 missiles dans le pays) et Damas, lesquels acteurs exercent leur domination sur le gouvernement libanais actuel dirigé par Najib Mikati. Après un examen de ce tableau, on peut répondre à la question posée d'emblée par le titre de mon billet...