Critiques Séries : Nashville. Saison 1. Episode 4. We Live in Two Different Worlds.

Publié le 01 novembre 2012 par Delromainzika @cabreakingnews

Nashville // Saison 1. Episode 4. We Live in Two Different Worlds.


Cette semaine, Nashville met un peu de côté la musique pour parler des effets de la célébrité ou encore des relations qui peuvent entretenir les divers personnages. A la fin de l'épisode précédent, Juliette Barnes était surprise par des fans à elle en train de voler dans un supermarché. La vidéo, une fois postée sur Interner va évidemment déclencher tout un scandale. Même si cette séquence était apparue en quelque sorte comme un cheveu sur la soupe, j'ai beaucoup aimé la manière dont elle a été traitée. Le parallèle qui est fait avec Lindsay Lohan dans l'épisode n'est pas vain. Elle vit un peu le même cauchemar, notamment quand l'on voit sa relation conflictuelle avec sa mère. Juliette reste une jeune fille inconsciente malgré la maturité dont elle veut faire preuve. Et c'est pourquoi tout son monde va s'effondrer en un rien de temps dans un seul épisode. Notamment quand son producteur lui annonce que la tournée est annulée car les investisseurs s'en vont suite à ce scandale. Ce que j'aime beaucoup avec Nashville c'est qu'ils ont réussi à rendre Hayden Pannetiere particulièrement différente de ce qu'elle avait pu faire auparavant.
Je trouve l'actrice très bonne. Il faut dire que son personnage est bien évidemment le plus intéressant pour le moment. La relation conflictuelle que Juliette entretient avec sa mère est toujours bien traitée. La manière dont les scénaristes construisent et déconstruisent l'univers de cette étoile montante de la country est fascinant. Même quand elle est plus touchante comme quand elle se confie par exemple sur le pourquoi elle a volé dans ce magasin. On découvre que ce problème remonte à son enfance et lui laisse penser qu'elle peut prendre soit d'elle même toute seule comme une grande. Même s'il est difficile de voir les conséquences que cela pourrait avoir prochainement, pour le moment je reste fasciné. L'interview était elle aussi un choix judicieux, ou encore le traitement médiatique de l'affaire. Nashville n'est pas une série musicale banale comme peut l'être par exemple Smash (qui ne parle d'ailleurs pas beaucoup de Broadway). Nashville parle de tout : de la célébrité et ses conséquences, de l'argent, de pouvoir ou encore de sexe et de musique (et surtout comment on fabrique cette musique).
Pendant ce temps, Rayna et Deacon vont monter sur scène au country club à un évènement organisé pour la campagne de Teddy Conrad. Même si je doute de plus en plus de l'utilité de Teddy dans la série (Eric Close, pour le peu de moments qu'il occupe dans la série est assez irritant), de l'autre côté nous avons la fin d'une aventure qui venait juste de commencer. Deacon et Rayna mettent donc déjà fin à leur collaboration. La petite scène musicale de Rayna était correcte, mais pas aussi bonne que celles que l'on avait pu voir dans les précédents épisodes. De son côté, Avery commence à avoir du mal à supporter Scarlett. De ce point de vue là, la série reste encore assez lancinante et ne parvient pas à donner de l'intérêt à ces personnages. Il va donc falloir que la suite soit de bien meilleure facture. Un peu comme la fille du passé de Teddy incarnée par Kimberly Paisley Williams. Je ne suis pas sûr que cette intrigue est ce vers quoi je veux voir Nashville aller.
Note : 6/10. En bref, toujours agréable à regarder, Nashville plonge dans les facéties de la célébrité.