Les séries débutent demain et nous passerons en revue chaque duel. Commençons par le premier en liste, soit l’affrontement Bengals – Texans.
Les essentiels : La rencontre débutera samedi à 16h30 sous le dôme du Reliant Stadium et sera télédiffusée à NBC, CTV et RDS. Ces 2 équipes n’ont pas croisé le fer en saison régulière, mais en séries l’an dernier, Houston avait fait de l’écrapou avec Cincinnati au compte de 31-10.
La question clé ? : Quelle équipe des Texans verrons-nous sur le terrain? Pendant environ le 2/3 de la saison, le Houston fut une menace, sinon LA menace dans la NFL. Défensive terrifiante menée par un leader incontrôlable, jeu au sol dominant complémenté par un jeu de passe adéquat, ce club ne semblait avoir aucune faiblesse. Si les têtes de vaches reboivent de cette potion magique samedi, les Bengals ne seront pas de taille. Par contre, depuis un mois et demi, les Astros nous présentent du jeu très peu inspiré, avec une défensive, entre autres contre la passe, des plus poreuses et une attaque qui est au neutre. Au cours de leurs 4 derniers matchs (3 défaites), ils n’ont inscrit qu’en moyenne que 16 points (moyenne de 26 pour l’année) et en ont concédé 28 (moyenne de 21 pour la saison). S’ils ne rectifient pas le tir, ce sont les tigrés qui deviennent favoris pour l'emporter.
L'attaque des Texans contre la défensive des Bengals : Si Cincinnati a remporté 7 de ses 8 derniers matchs pour se qualifier au tournoi éliminatoire, ils le doivent à leur défensive. Particulièrement à la première ligne, efficace tant contre la course avec les Pat Sims, Domata Peko que pour faire éclater la pochette de protection, spécialité des Geno Atkins, Michael Johnson, Carlos Dunlap... L'affrontement à surveiller samedi sera donc dans les tranchées, puisque la ligne offensive des Texans fait aussi partie de l'élite du circuit. Quiconque remportera cette bataille prendra une forte option sur le match. L'an dernier, Arian Foster s'était offert un pique-nique contre les tigrés (153 verges et 2 touchés), mais le RB n'entre pas en éliminatoires sur les mêmes bases. Il fut globalement moins efficace cette saison et les problèmes cardiaques qu'il a éprouvé en décembre ne sont pas rassurants. La pression reposera donc davantage sur les épaules de Matt Schaub pour faire progresser l'attaque des siens. Le # 8 vivra son baptême des séries et à la lumière de ses performances sous pression cette année, ce n’est rien de rassurant pour les têtes de vache. Schaub dispose toutefois d'une cible capable de changer le match à lui seul, Andre Johnson, mais le reste de son arsenal est plutôt limité. Alors que certains le croyaient sur le déclin, le # 81 a connu une très bonne saison. Par contre, l'absence d'options secondaires intéressantes et la pression générée par la D-Line devraient permettre à la tertiaire tigrée de focuser sur lui et, du moins c'est le plan, de limiter son impact sur la partie. En bref, le Houston possède des éléments tant au sol que dans les airs pour frapper des coups de circuit, mais ils affronteront une défensive beaucoup plus aguerrie qu'à pareille date l'an dernier. Il serait surprenant de les voir inscrire de nouveau 31 points au tableau.
L’attaque des Bengals contre la défensive des Texans : A plusieurs égards, les forces et les faiblesses sont les mêmes que celles décrites ci-haut, ces 2 clubs se ressemblent un peu. Évidemment menée par JJ Watt, qui s’était révélé à la planète NFL par ce jeu l’an dernier, la ligne défensive du Houston est au moins aussi dominante que sa contrepartie rayée et excelle dans l’art de rabattre les passes, ce qui pourrait être facilité par la petite taille du rouquin qui dirige l’attaque de Cincinnati. De plus, la ligne offensive des Bengals en arrache dernièrement, donc Andy Dalton pourrait se retrouver la face dans le gazon trop souvent à son goût. Sous pression, ti-rouge a tendance à commettre beaucoup de revirements. Sur papier, la tertiaire est également des plus adéquates, notamment le CB vedette et ancien-Bengal Jonathan Joseph. Par contre, elle est vulnérable au long jeu ayant concédé 6 touchés de plus de 30 verges au cours des 7 derniers week-ends d’activités. Une telle statistique à de quoi faire saliver AJ Green, seul WR établi des tigrés. Contre Pittsburgh, les oranges et noirs ont fréquemment tenté le long jeu, ratant souvent par quelques centimètres. L’histoire pourrait être différente cette fois-ci. La clef du jeu de passe pourrait cependant être le TE Jermaine Gresham qui devra profiter des nombreuses blessures chez les secondeurs des Texans pour se créer de l’espace dans le centre du terrain. Évidemment, tout cela est conditionnel, car le Red Rifle n’est pas trop calibré ces temps-ci. Il est un peu comme les guns cheapo qu’ils vous prêtent au paintball, la balle part dans toutes les directions, sauf là où elle le devrait! Théoriquement, le jeu de course pourrait aider, The Law Firm ayant connu une très bonne deuxième moitié de campagne, mais il soigne une blessure à l’aine et ses derniers efforts ne sont pas très convaincants. Bref, sur papier les Texans possèdent l’avantage, mais comme ils ne l’ont pas montré sur le terrain depuis plus d’un mois, il faut aimer les chances des Bengals.
Les entraîneurs : Je respecte beaucoup Marvin Lewis. Au niveau organisationnel, ses accomplissement sont immenses, surtout quand le propriétaire et auto-proclamé directeur général possède un doctorat en incompétence. Les repêchages réussis des dernières années sont grandement dus à la vision et aux méthodes de travail imposées par Lewis. Par contre, pour gérer un match, Dieu qu’il est poche! Contre Pittsburgh, il a failli perdre le match à lui seul avec ses paris de cabochon et l’an dernier à Houston, il n’avait plus de challenge au milieu du 2e quart. Je n’en connais pas trop sur les qualités de gestionnaire de Gary Kubiak, mais il peut difficilement être moins bon. Par contre, là où il est permis de douter du coach Texan, c’est au niveau de son aptitude à relever un club en dégringolade. Sous sa gouverne, les effondrements furent nombreux au Texas, et le coach n’a jamais trouvé la réponse. Vu sa fin de saison laborieuse, cette équipe a besoin d’un coup de barre et il est permis de douter que Kubiak soit celui qui est en mesure de le donner.
Les prédictions : Nous avons demandé à nos collaborateurs de se prêter au jeu des prédictions, vous les retrouverez dans chaque preview. D’ores et déjà, je peux vous affirmer que, s’il eut été pondu sous n’importe quelle autre plume, cet article aurait été fort différent, puisque je suis le seul à favoriser les tigrés. Clairvoyance ou aveuglement volontaire de partisan, nous le saurons samedi en début de soirée!
J-R : Bengals 21, Texans 16
Nick T : Bengals 13, Texans 35
Steph Morneau : Bengals 10, Texans 28
Christophe : Bengals 17, Texans 28
Wallette : Bengals 20, Texans 24
Tony Savoie : Bengals 13, Texans 34
Domanick 43 : Bengals 13, Texans 27