Le sermon sur la chute de Rome, par Jérôme Ferrari

Par Shoparoundtheco @shoparoundthecorner

Bonjour!

Ça y est, je suis enfin arrivée à bout de cet ouvrage! C’était mal parti, pas de motivation pour le lire, pas le temps, du mal à rentrer dedans.. et puis finalement, je m’y suis vraiment mise et j’ai presque été agréablement surprise, presque..!

Je vous parle ce matin du dernier roman de Jérôme Ferrari, Le sermon sur la chute de Rome, publié chez Actes Sud pour la rentrée littéraire de septembre 2012. Ce livre a reçu le prix Goncourt 2012, comme vous pouvez le voir grâce au bandeau rouge de la photo.

J’avais entendu une première critique au Grand Journal et j’avais été plutôt tentée de le lire et puis les mois sont passés et je l’ai un peu  oublié! Jusqu’à ce qu’il revienne sur une liste de livres à lire pour les cours.. et voui! Je ne l’ai malheureusement pas lu par plaisir et je crois que c’est ça aussi qui a fait que j’ai eu du mal à m’y mettre! Mais voilà, je l’ai terminé hier, enfin! Alors je vais un peu vous en parler.

Je trouve le résumé de la 4ème de couverture très bien fait alors je vais simplement le partager avec vous.

Dans un village corse perché loin de la côte, le bar local est en train de connaître une mutation profonde sous l’impulsion de ses nouveaux gérants. À la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent pour, fidèles aux enseignements de Leibniz, transformer un modeste débit de boissons en « meilleur des mondes possibles ». Mais c’est bientôt l’enfer en personne qui s’invite au comptoir, réactivant des blessures très anciennes ou conviant à d’irréversibles profanations des êtres assujettis à des rêves indigents de bonheur, et victimes, à leur insu, de la tragique propension de l’âme humaine à se corrompre.

Entrant, par-delà les siècles, en résonance avec le sermon par lequel saint Augustin tenta, à Hippone, de consoler ses fidèles de la fragilité des royaumes terrestres, Jérôme Ferrari jette, au fil d’une écriture somptueuse d’exigence, une lumière impitoyable sur la malédiction qui condamne les hommes à voir s’effondrer les mondes qu’ils édifient et à accomplir, ici-bas, leur part d’échec en refondant sans trêve, sur le sang ou les larmes, leurs impossibles mythologies.

Comme je vous le disais, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, tout d’abord car l’auteur fait d’immenses phrases, on n’en voit parfois pas la fin! Et puis car l’on passe d’une génération à l’autre, sans voir le lien qui les unit. Tout commence avec Marcel, le grand-père de Mathieu, l’un des garçons qui a repris le café avec son meilleur ami Libero. Il parle de sa naissance, de son enfance, puis on passe à Mathieu, on revient vers Marcel adulte, les noms se mélangent parfois, on a du mal à suivre..

Finalement, on parvient à venir à bout de ces phrases interminables, elles se font plus rares au fur et à mesure que le récit avance, et l’on comprend les différentes relations qui lient les personnages entre eux. Enfin, on comprend le parallèle qu’a créé l’auteur avec l’épisode du sermon sur la chute de Rome, donné par un saint, en Afrique, en 410. Mais ce n’est pas évident tout de suite..

Que vous dire de plus, je ne saurais pas vraiment dire si j’ai apprécié ou non ce roman, en tout cas, il m’a surprise c’est certain, je ne m’attendais pas à cette force du récit, à cette incroyable écriture.

Vous l’avez lu vous? Qu’en avez-vous pensé?

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