Rabies

Par Elodie11 @EloFreddy

Réalisé par:Navot Papushado, Aharon Keshales

Avec: Lior Askenazi, Danny Geva, Ania Bukstein 

Durée: 1h30

Genre: Epouvante/horreur

Date de sortie DVD: 2 janvier 2013

Speech

Deux fugueurs, frère et soeur, trouvent refuge dans une réserve naturelle. Lorsque la jeune femme tombe entre les mains d’un tueur psychotique, son frère se lance dans une course contre la montre pour trouver de l’aide.

En quelques heures, les destins de plusieurs personnages vont se croiser : quatre jeunes gens égarés, un garde forestier et son chien, une patrouille de police. Les choses ne feront qu’empirer, et les cadavres vont s’accumuleront en un tableau macabre et sinistre.

Critique

Premier film israélien du genre, Rabies (aussi sous le nom de Kalevat) est un premier jet plutôt satisfaisant.

On suit donc les destins de plusieurs personnes qui vont fatalement se croiser menant à une véritable boucherie. Loin d’être un banal slasher movie, le film mise sur les quiproquos et le tragique de situation pour amener tout ce beau monde à gentiment s’entretuer dans la forêt qui devient alors un tombeau bien silencieux.

Ne chercher pas une once d’humanité dans Rabies qui dépèce la morale à coup de hache et d’ironie massive. Le film prend un vilain plaisir à inverser les rôles: les victimes deviennent alors les bourreaux des assaillants tandis que le gentil héros venu sauver la fille se fait hacher menu par le frère aveuglé par la vengeance.

Original et cynique, Rabies n’échappe pas tout de même aux défauts d’une première fois. Plans longs, dialogue mollassons et situations parfois vraiment peu crédibles: pourquoi la fille qui se fait harceler sexuellement par le vilain flic ne dit rien ? Les raisons qui mènent à certains meurtres sont quelques fois aussi limites et le geste trop facile pour qu’on y croie vraiment.Malgré tout, Rabies contient assez de piment pour qu’on s’y accroche jusqu’au bout.

Rabies est donc un film qui vaut le détour si on enlève la lenteur du scénario et les dialogues un peu nunuches. Ce « Promenons-nous dans les bois » israélien ne manque pas d’ironie et de retournements de situations. Le loup n’est jamais très loin et manie le fatalisme et l’immoralité avec un humour noir tranchant et sans appel. A voir pour encourager le cinéma israélien, parce-qu’il le vaut bien….

Votre dévoué Freddy

Note: 5,5/10