Maxi papa

Par Rob Gordon
À un moment ou un autre, il FAUT qu'une star de l'action vienne montrer qu'elle a un coeur d'or dans une comédie familiale, tous publics, dédiée aux petites filles et aux ménagères. Tous sont passés par là (sauf peut-être Chuck Norris, mais lui on s'en fout). Après Vin Diesel et son Baby-sittor (que je n'ai pas vu, d'où l'impossibilité de comparer ces deux films, et croyez bien que j'en souffre), voici Dwayne "The Rock" Johnson en Maxi papa. Ou l'histoire vue mille fois d'un célibataire ne pensant qu'à lui et qui se retrouve subitement avec une petite fille sur les bras.
Faut-il préciser qu'il n'y a absolument rien de révolutionnaire dans tout ça ? Maxi papa est une comédie lambda, pas trop mal ficelée mais sans réelle originalité. Seul énorme point positif : The Rock lui-même. Après avoir été l'une des seules raisons de se réjouir à propos du Southland tales de Richard Kelly (qui, ne rêvez pas, ne sortira jamais en salles), il livre une nouvelle fois une prestation convaincante, jouant de sa carrure et de son oeil noir avec un rare sens comique. Dans le genre, il est bien meilleur que Stallone, Diesel et même Schwarzie (pourtant spécialiste de la comédie à l'époque où il fricotait avec Ivan Reitman). Son duo avec une petite fille pas trop agaçante constitue l'attraction principale d'un film à réserver cependant aux moins de douze ans ainsi qu'à ceux qui rêvent de voir The Rock faire des pointes en justaucorps. Ça peut valoir le coup de se taper une centaine de minutes d'un film de toute façon pas désagréable.
4/10