Angus Stone + Tom Freund à l'Ancienne Belgique, Bruxelles, le 11 février 2013

Publié le 11 février 2013 par Concerts-Review

Concert sold-out dans une Ancienne Belgique flex semi-assis.

Pour sa tournée européenne, Angus Stone  a choisi le singer-songwriter Tom Freund comme support-act, il justifie... he delivers conversational lyrics and mellifluous melodies, a natural magic, that sits at the heart of his music...

Tom Freund

Venice ( Los Angeles), ce gars, comparé à Tom Waits ou Rickie Lee Jones, pas moins que ça, n'est pas un petit bleu, en 1992 il sort un CD en duo avec Ben Harper, depuis sa discographie approche de la dizaine de rondelles, The Edge of Venice, la dernière peut s'acheter chez CD Baby et est sortie sur le label Continental Song City.

20:00- Entrée en matière burlesque , hello my name is Tom Freund, c'est parti pour un americana/ folk ( 'Seat on this train') devant plaire aux fans des Jayhawks, Josh Rouse , Michael Penn, de Bob Dylan, of course,et autres singer-songwriters with balls.

Next song is about Venice Beach , 'Wounded Surfer Boy', étonnante similitude vocale avec le timbre de Paul Simon.

I'd like to sing une chanson about la loune, en français dans le texte, le formidable, mélancolique, lunaire,  ' Copper Moon', aussi fort que les meilleurs Jackson Browne.

Dommage qu' une colonie de crétins jacasse bruyamment dans ton dos, petits assholes, juste bons à téter le sein maternel!

Un ragtime, en picking, 'Ghost in this town',au background 'Werewolves of London' du grand Warren Zevon,  pas à dire le gars est doué, le set est varié!

Il ramasse un petit instrument, look ukulele, son mandoline, voici Victoria 'Queen of the desert' , non, c'est pas la même que celle chantée par Ray Davies.

Sur un CD produit par Ben Harper, ' Collapsible Plans', une valse nostalgique, qu'un abruti parvient à démolir en battant à contretemps, asshole ( c'est le mot du jour), pourquoi ta mère a oublié d'avaler sa pilule?

Two plus songs à jouer, Bruxelles,  you  're a nice audience!

Une histoire autobiographique, about smoking pot at High School, le cabaret 'Truly Mellow' avec joli numéro de trompette buccale.

Tom Freund,un gars sympa, non dénué d'humour!

Il achève le set par une mélodie allègre  avec l'excellent conseil ....take all your worries out of your mind...

Tom Freund n'est pas seulement un excellent musicien il s'avère aussi être un shrink pas onéreux.

21:10 Angus Stone & Band.

L'attente est longue, la jeunesse s'énerve , vers 21h10', les lumières s'éteignent, le podium est envahi par une demie équipe de foot, cinq barbus et une violoncelliste pas horrible.

Au centre, Angus Stone et son galurin, on doit deviner qui sont les excellents musiciens qui l'accompagnent, le frère de Julia ne les présentera pas, sans aucune garantie, on avance deux ou trois noms: basse, Rob Calder - Matt Johnson, drums -l'incroyable, Jon Solo, keys or guitar - utilise les superlatifs pour le guitariste Rohin Brown ( The Walking Who) , un tueur et au violoncelle, la belle Katrine Schiøtt.

Le poétique ' Broken Brights' ouvre, six voix en harmonie, d'emblée tu replonges dans un folk-rock aux teintes psychédéliques, les Byrds anno 1965-1966.

Deux mandolines, le band a attaqué 'River Love' à la lente et sinueuse intro, la ballade méandreuse te rappelle le superbe 'Wild Horses' des Stones, ' Sticky Fingers' restera, à jamais, un chef-d'oeuvre dans leur imposante discographie.

Avec 'It was blue', ses trois guitares électriques, sa reverb omniprésente et ses effets psychédéliques, on est gratifié de la première plage méchammment rock.

Retour au calme, le ciel est ombragé, 'Clouds Above', du folk rock moelleux, accent mis sur les vocaux mélodieux.

Mon coq est mort, euh pardon, mon chien est mort, je lui ai écrit ' The Wolf and the Butler'.

This song is like a daydream... un conte de fées canin sous forme de lament country, beau comme du Neil Young, mention spéciale à Jon Solo et à ses claviers fascinants.

'Bella', un joli brin de fille, je l'aimais, she past away... le quart d'heure nécrologique!

Superbe ballade soulignée par un violoncelle larmoyant.

Tiens, Fientje, un kleenex.

Dank u, meneer.

Majestueux ce titre à l'instrumentation minimaliste.

An older track, ' Yellow Brick Road' , pas celui du perruqué aux lunettes excentriques, père ou mère de famille nombreuse, un titre mélancolique savamment construit, avec solo de guitare saignant.

J'adore ' Jewels and gold', il permet de jammer à gogo.

Effectivement, un mix Grateful Dead/ The Doors ...there's a killer on the road.../ Buffalo Springfield,  la toute grande classe.

Ce mec peut compter sur une solide équipe.

L'AB à l'ouvrage, handclaps pendant 'Be what you be', une digression musclée de Matt, appuyée par la  basse, Americana from Australia!

Next one is new, no title, it's  for a girl.

Elle vit encore?

Oui, je la draguais un peu, elle n'est même pas venue au concert, ..it's a song about letting go!

Elle sonne Dylan et permet un singalong sympa.

Un message pontifical ( Angus, la voie est libre) avant '  End of the world'  , Vanessa, une British.... it sounds like a re-write of The Doors’ ‘When the Music’s Over’.

T'as raison, Vanessa, mais sur scène ça décoiffe violent, Rohin a sorti le fusil-mitrailleur et le fond Manzarek, imprimé par Jon, en  a obsédé plus d'un.

Le délire dans la fosse et sur les gradins!

The wild bunch and Katrine are back.

 Bis 1: le très, très méchant bluesrock '  Smoking Gun', tous aux abris, Jimi Hendrix est de sortie, Jimmy Page l'a suivi, les canons fument, Bruxelles headbange.

En cadeau bonux ,  le hit irrésistible  ' Big Jet Plane'.

Un concert magique

PHOTOS: JP DANIELS