MAWAZINE 2013 : Ce que j’ai écrit craignant que la scène africaine avait été “oubliée”!

Par Citoyenhmida

A l’issue d’une discussion avec ma fille il y a quelques jours,

nous étions dans une colère noire contre MAWAZINE

car aucune information n’avait encore filtré sur “la scène africaine du Bouregreg”

qui accueille traditionnellement les artistes les artistes africains et latino-américains!

J’ai donc écrit le billet suivant que je me proposais à mettre en ligne prochainement,

si rien de nouveau ne se profilait à l’horizon de ce festival ouvert aux musique du monde.

BIEN QUE CE TEXTE N’AIT PLUS AUJOURD’HUI DE RAISON D’ÊTRE, JE TIENS A LE METTRE EN LIGNE

PARCE QUE JE SUIS UN FERVENT SUPPORTER DE CE FESTIVAL

ET QUE JE TIENS A CE QU’IL GARDE SON STATUT ET AUSSI SON NIVEAU ET SA DIVERSITÉ!

J’ai toujours été fervent adepte du Festival MAWAZINE auquel j’ai, chaque année, consacré un ou plusieurs billets, louant ce que je trouvais agréable et critiquant ce qui me passait critiquable.

Ces dernières années, j’ai eu l’occasion d’en prendre la défense face à ceux qui, au nom de raisons plus ou moins fallacieuses, militaient pour la suppression de ce moment de culture et de divertissement dont profitaient la population de Rabat.

Or pour la 12ème édition de MAWAZINE RYTHMES DU MONDE, je constate la mort dans l’âme et le cœur serré de dépit que les artistes africains seront absents de cette manifestation.

La scène africaine du Bourgreg qui a si souvent réuni les chanteurs et groupes africains avec ce public si spécial composé bien sûr de nos compatriotes mais aussi d’étrangers féru de musique africaine et surtout de nos amis africains – qu’ils soient étudiants ou diplomates, immigrés clandestins ou hommes d’affaires.

L’ambiance qui régnait lors des concerts de cette scène était très spéciale : il y flottait un air de profonde humanité, une atmosphère de vieille complicité culturelle, un nuage d‘histoire commune que l’on ne retrouvait nulle part ailleurs dans les autres spectacles de Mawazine. Les concerts africains étaient plus que des spectacles, c’était, sans complaisance aucune et en toute conscience,  des moments de véritable communion.

Alors, pourquoi donc avoir supprimé la scène africaine?

Pour des raisons financières? Je ne crois pas ce les artistes africains soient ceux qui grèvent le plus le budget de Mawazine!  Il me semble que RYHANNA ou que BYONCE doivent recevoir un cachet autrement plus conséquent qu’un YOUSSOU NDOUR ou qu’un SELIF KEITA.

Pour des raisons de sécurité? Le public de la scène du Bourgreg n’a rien à envier à celui de Nahda ou de celui de  O.L.M-Souissi. Par ailleurs, l’accès à l’esplanade ne pose aucun problème pas plus que son dégagement.

Pour des raisons artistiques? Je ne vois pas l’intérêt de se “payer” David Guetta dont la charge artistique est nulle et ne pas inviter spécialement cette année les artistes  AMADOU ET MARIEM, ne serait-ce que pour rendre hommage au peuple malien en ces moments difficiles qu’il traverse.

Non, messieurs les organisateurs de Mawazine  pour cette année 2013, je crois bien que vous avez commis une grosse boulette artistique!

Quand on prétend organiser un festival des “Musiques du Monde”, on ne zappe pas la musique africaine!

Le Maroc est un pays africain : la Constitution nous  rappelle  dans son préambule la nécessité de “consolider les relations de coopération et de solidarité avec les peuples et les pays d’Afrique, notamment les pays subsahariens et du Sahel”.

Heureusement, les organisateurs ont publié

un communiqué daté du 20 Février intitulé :

MAWAZINE S’HABILLE AUX COULEURS DE L’AFRIQUE

pour annoncer la programmation africaine pour la 12ème édition de cette belle manifestation.

Je vous laisse la découvrir : elle est variée, ouverte aux artistes de toute l’Afrique, de l’Algérie à l’Afrique du Sud en passant par le Nigeria, le Mali, le Congo-Brazaville et le Ghana.

La musique latino-américaines sera de la fête avec un groupe en provenance de la Colombie.

Alors, soyons nombreux à nous rendre à la scène du Bouregreg

durant le Festival Mawazine 2013

et n’oublions pas que nous sommes africains!