ALZHEIMER: Le thé vert dévoile ses mécanismes bénéfiques – PNAS

Publié le 07 mars 2013 par Santelog @santelog

L’extrait de thé vert interfère avec la formation de plaques amyloïdes dans la maladie d’Alzheimer, démontre à nouveau cette étude de l’Université du Michigan publiée dans les Actes de l’Académie des sciences américaine (PNAS). Les chercheurs décryptent ici le mécanisme par lequel un extrait de thé vert peut contrôler la formation des agrégats de protéine β-amyloïde associés à la maladie d’Alzheimer. Il s’agit toujours de la fameuse molécule épigallocatéchine-3-gallate (EGCG), qui empêche la formation d’agrégats de protéines contenant des métaux comme le cuivre, le fer et le zinc.

Avec ses plus de 200 composés bioactifs, le thé vert recèle de très nombreux bénéfices. On a déjà évoqué ses effets anticancéreux, hypotenseurs ou encore hypogycémiants, et plus récemment son coup de pouce à l’activité cérébrale et son effet positif sur la mémoire. Une étude publiée en 2011 dans la revue Phytomedicine suggérait déjà son effet protecteur contre le développement de la maladie d’Alzheimer ou d’autres formes de démence. Ici, il s’agit de l’un de ses polyphénols, l’épigallocatéchine gallate (EGCG). Une toute récente étude publiée dans le Journal of Biological Chemistry a déjà décrypté comment ces extraits de thé viennent perturber une étape clé de la voie de développement de la maladie d’Alzheimer.

L’EGCG emporte l’enthousiasme de nombreux chercheurs explique le Dr Lim de l’UM, qui rappelle que ces flavonoïdes EGCG sont établis depuis longtemps comme de puissants antioxydants. Son équipe de recherche composée de chimistes, biochimistes et biophysiciens a travaillé sur la relation entre le métal associé à β-amyloïde (Aß-métal). Les chercheurs ont étudié et comparé les interactions et les réactivités de l’extrait de thé vert EGCG face à plusieurs protéines à métaux Aß et constatent que l’EGCG interagit avec Aß entraînant de petits agrégats de Aß non structurés.

Pour les auteurs, ces premiers résultats ont juste un point de départ, l’étape suivante étant de tester la capacité de l’épigallocatéchine-3-gallate à interférer avec la formation de plaque chez des mouches à fruits. Il faudra pour cela modifier ou «  tordre  » la molécule, expliquent les chercheurs, spécifiquement pour le cerveau pour permettre l’interférence avec les plaques associées à la maladie d’Alzheimer.

Source: PNAS February 20, 2013, doi: 10.1073/pnas.1220326110 Insights into antiamyloidogenic properties of the green tea extract (−)-epigallocatechin-3-gallate toward metal-associated amyloid-β species (Visuel © bit24 – Fotolia.com)

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