Critiques Séries : Banshee. Saison 1. BILAN.

Publié le 16 mars 2013 par Delromainzika @cabreakingnews

Banshee // Saison 1. 10 épisodes.
BILAN


J'avais abandonné Banshee aux portes du pilotes. Puis j'ai commencé à en entendre beaucoup de bien alors je me suis laissé emporté par les épisodes suivants. Il est vrai que la série met pas mal de temps à démarrer et à littéralement exploser mais une fois le tout engagé (l'épisode 6 a été une vraie révélation pour moi) alors la série n'a cessé de me surprendre dans le bon sens du terme. La seconde partie de la première saison de Banshee est donc un enchainement de moments à la fois jouissifs et plus touchants. Et ce même si les acteurs ne sont pas du tout dans la nuance. Car au fond, l'un des plus gros problèmes de Banshee c'est son acteur principal, Antony Starr qui manque de charisme. Bien qu'il prenne de plus en plus de plaisir à incarner le shérif Lucas Hood, on sent bien qu'en dehors ce qui est action, il est assez mauvais. Mais au fond, ce n'est pas quelque chose qui m'a beaucoup embêté alors que la série était alors particulièrement passionnante. Les premiers épisodes tentent de mettre en place une histoire de façon très laborieuse. J'ai eu du mal avec les trois premiers pour tout vous dire. Il faut vraiment attendre que les choses se décantent pour que Banshee devienne ce qu'elle est devenue dès l'épisode 6.
Et justement, l'épisode 6, "Wicks" fonctionnait différemment des autres. Au détour d'une montagne de flashbacks nous allons en apprendre un peu plus sur le passé en prison de Lucas Hood. Notamment quand il est arrivé et qu'il avait du mal à s'intégrer. Surtout quand le grand manitou de la prison veut en faire sa pute (à prendre au premier degré). Je ne m'attendais pas du tout à ce que les choses tournent de cette façon mais c'est là que j'ai vu que Banshee pouvait être une très solide série. D'un côté car l'intrigue est bonne dans son ensemble et qu'elle permet au téléspectateur de voir que Banshee n'est pas si superficielle que ça, et d'un autre côté car la violence y est omniprésente. Le grand combat à mains nues de l'épisode était donc jouissif, parmi les meilleurs que j'ai pu voir dans une série ces dernières années. Quand je vous dis ça, je ne vous ai bien évidemment pas encore parlé de l'épisode 8, "We Shall Live Forever" avec la plus belle scène de combat à mains nues de la saison et même depuis pas mal d'années dans le monde des séries entre Anastacia et son frère Olek.
C'était un moment extasiant, ce genre de moments jouissifs où l'on voudrait bien que la série ne prenne pas fin. Le seul problème reste le montage de cette scène, entrecoupée d'autres séquences de l'épisode. On perd donc un peu le rythme et du coup, tout ce qui peut bien se passer ailleurs, le téléspectateur passe outre. C'est dommage. Mais bon, la séquence est pour moi amenée à devenir culte dans ce monde des combats à mains nues. Même l'épisode 9 va explorer ce terrain de jeu grâce à un joli combat en bonne et due forme entre Lucas Hood et Proctor. Je pense que si Banshee et devenue aussi jouissive c'est en grande partie grâce à ce genre de séquences qui donnent au téléspectateur ce qu'il peut attendre d'une série d'action. Et puis Anastacia qui devient clairement un pilier de la série jusqu'au dernier moment où elle va tuer son propre père à bout portant. J'aurais tellement aimé que le dernier épisode ne s'arrête pas de tourner.
C'est un côté assez pervers finalement. Car ce que j'aime dans Banshee c'est sa violence et sa liberté de ton de ce point de vue là. Alors dire que j'aime la violence dans une série c'est presque dire que j'aime la violence tout court. Mais rassurez vous, ce n'est pas du tout le cas. La violence du season finale était même à couper le souffle. Notamment lorsque Mr Rabbit prend le temps de torturer Lucas. Mr Rabbit qui est un personnage qui prend une ampleur au fil des épisodes seulement. Au début assez mystérieux, il nous révèle petit à petit un peu plus de sa personnalité et de sa folie. Le dernier épisode permet également durant les dernières minutes de mettre en exergue tout ce que la série a pu faire de dangereux cette année (la mort de Mr Rabbit, les morts enterrés dans les bois, la vidéo de Lucas qui refait surface, …). C'est donc du très bon cliffangher qui prépare une suite de saison particulièrement intéressante.
Et puis je n'oublie pas l'une des dernières scènes sur fond de Jude Christodal - "Madonna" -, un splendide titre qui illustre à merveille la série et ce que l'on peut y voir. Mon seul grand regret va peut être au fait que la communauté amish passe un peu au second plan. J'aurais tellement aimé que l'on plonge un peu plus dans cet univers. Certes, la série se le permet en partie, mais ce n'est pas suffisant à mon goût. Je ne rêve pas de grand chose vis à vis de la saison 2 de Banshee si ce n'est qu'elle garde la même ligne de conduite que la première car son côté bad-ass complètement assumé était jouissif du début à la fin et je n'aurais jamais cru pouvoir dire ça après un pilote plus que médiocre et deux épisodes particulièrement ennuyeux. La suite a su prendre son envol et suivre le chemin de la série d'action comme Cinemax sait en faire (je pense par exemple à Strike Back que j'ai abandonné en cours de saison 2, malheureusement).
Par ailleurs, j'ai appris au détour d'un petit article sur la série que les deux créateurs avaient écrit tous les épisodes ce qui doit surement est le pourquoi Banshee est aussi cohérente d'épisodes en épisodes. Son univers se fait donc de plus en plus appréciable et défoncé. On ne perd jamais de temps dans la seconde partie de la saison, comme s'ils se rendaient enfin compte qu'ils n'avaient que dix épisodes. La mise en place du début était peut être nécessaire, mais pas trop tout ce qui était sexuel. Car oui, durant une bonne partie de la saison (et notamment les 5 premiers épisodes), Banshee enchaine les scènes de sexe approfondies durant plusieurs minutes. Bien que cela soit fait pour le plaisir des yeux des téléspectateurs mais aussi pour être en accord avec la ligne éditoriale de Cinemax (à qui l'on doit notamment Femmes Fatales ou encore Chemistry… donc toutes les séries Max After Dark), je n'ai pas trouvé ces séquences utiles pour le récit.
Note : 6.5/10. En bref, une première saison qui décolle avec une seconde partie jouissive et sans limite. Dommage que les premiers épisodes soient aussi douloureux, à la mise en place particulièrement ronronnante.