33ème journée: Quelle ligue 1 folle, folle, folle

Publié le 14 avril 2008 par Patrick

Au terme de cette 33ème journée, on ne peut pas dire qu'on y voit vraiment plus clair. Alors que Bordeaux revient à quatre petits points de Lyon, Marseille est enfin revenu à hauteur de Nancy. Dans le bas du classement, Paris, Lens, et Strasbourg continuent de sombrer, tandis que Toulouse a eu la bonne idée d'aller gagner du côté de Monaco, qui si il continue sa série catastrophique pourrait bien sentir le vents des reléguables lui souffler dans le dos. Enfin, Metz est officiellement en Ligue 2 mais ça on le savait officieusement depuis la première journée...


La course pour le titre est elle relancée ?:

Cette course pour le titre semblait définitivement enterrée. Lyon comptait alors neuf points d'avance sur son dauphin, et menait tranquillement face à Rennes, sur le plus petit des scores possibles. Seulement voilà! 92ème minute à Gerland samedi en fin d'après midi : Micka Pagis place une bonne frappe à l'entrée de la surface de réparation détournée en corner.
Celui-ci, tiré au premier poteau, est repris victorieusement par M'Bia qui égalise au bout du bout du temps additionnel !. Du coup, l'avance des gones passait de neuf à sept points, et désormais quatre points depuis la victoire bordelaise hier soir.
Mais samedi, Lyon s'est battu lui-même, face néanmoins à une valeureuse équipe bretonne, mais qui ne doit jamais arracher ce nul si les joueurs locaux avaient fait le boulot. Tout démarrait pourtant idéalement avec l'ouverture du score rapide de Cris qui en profitait pour fêter la naissance de son nouvel enfant. La rencontre, déjà pauvre en occasion, ne s'emballait pas, et le rythme était assez faible.
En seconde période, seule une frappe de Benzema, muet depuis quelques semaines et une blessure, allait s'écraser sur la transversale pour réveiller un public de Gerland toujours aussi exigeant. En effet, au coup de sifflet final, le sextuple champion de France était sifflé par ses supporters. Comme si ces derniers avaient un mauvais pressentiment...


Un champion qui fait un faux pas, et c'est son dauphin qui en profite. Bordeaux a battu péniblement Caen dimanche en fin d'après midi, sur le score accroché de 2-1. Un match où le talent de Cavenaghi a encore fait la différence, lui qui présente le meilleur ratio but/match, alors que son équipe peinait à trouver la clé d'une défense caennaise bien en place. La première période n'avait d'ailleurs rien de bien emballant, les deux équipes étaient solides derrière, même si on retiendra deux grosses occasions pour les normands qui auraient sûrement dû ouvrir le score si la réussite avait été de leur côté. En seconde période, un coup franc lointain de Wendel était détourné juste comme il faut par l'opportuniste buteur argentin qui permettait à tout Bordeaux de souffler un bon coup. Les choses allaient s'arranger encore en fin de match avec un penalty logique pour un main de Hengbart, et c'est l'inévitable Cavenaghi qui marquait encore. Heureusement me diriez vous, puisqu'à l'entame des arrêts de jeu, Sorbon profitait du laxisme défensif girondins sur un corner pour réduire le score. Mais les choses n'évoluaient plus, et l'écart était donc réduit à quatre points avec le leader. Et qui sait, si la fin de saison nous livrait une surprise énorme...


Un fauteuil pour deux:

Après avoir couru pendant longtemps, Marseille semble se rapprocher de la ligne d'arrivée. Les semaines se suivaient et se ressemblaient pour les olympiens, qui gagnaient certes, mais qui voyaient également Nancy faire le plein de points, et rester devant pour trois points. Cette place qualificative pour le troisième tour préliminaire de la champion's league restait l'objectif des deux équipes en cette fin de saison, et alors que les lorrains semblent s'essoufler, les hommes de Gerets semblent accélérer dans la dernière ligne droite.
Car cette fois ça y est, Marseille est passé devant! Une victoire difficilement acquise du côté de Metz conjuguée à une défaite de l'ASNL à Lille, et vous obtenez un regroupement à la troisième place, mais une différente de buts meilleure pour les premiers cités. Pourtant, tout démarrait mal puisque Metz ouvrait le score par Barbosa dès l'entame de la rencontre. Mais l'OM semble être une équipe à réaction et Cissé égalisait dans la foulée, bien servi par Akalé. Le match était intéressant, emballant même par séquence, et les occasions ne se faisaient pas rares des deux côtés. En seconde période, il fallait attendre un coup de génie et une frappe très lourde sous la barre de Nasri pour voir les sudistes profiter enfin du faux pas de ...

Nancy! Battus deux buts à un du côté de Lille, les lorrains se sont réveillés dimanche matin avec un gout d'inachevé, comme si il y avait la place pour faire autre chose samedi soir, et ils ne se sont pas trompés. Mais on ne peut reprocher aux lillois leur réalisme, puisque au sein d'une première période assez riche, les hommes de Claude Puel marquaient deux fois. Tout d'abord, c'est Bastos qui transformait un penalty généreusement accordé pour un tacle à priori propre de Biancalani avant que Mirallas ne double la mise à cinq minutes du repos.
Mais dans les arrêts de jeu, Andre Luis profitait d'un petit cafouillage pour redonner espoir à ses couleurs. Pablo Correa effectuait trois changements à la pause, et les lorrains semblaient avoir les armes pour revenir. Ils auraient d'ailleurs pu (du?) bénéficier d'un penalty, mais finalement non accordé. Le dernier acte à retenir de cette rencontre était l'expulsion de Frau, un quart d'heure après son entrée, pour un tacle dangereux. L'essentiel était ailleurs, et Lille pouvait souffler encore tandis que ses adversaires devront cravacher deux fois plus!

Le maintien, toujours le maintien:

Dimanche soir, Paris a à nouveau sombré et reste à une place qui est la sienne, 18ème. Au terme d'un match riche en rebondissements, en buts, en émotions, Nice est venu s'imposer au Parc, 3-2, alors que le club de la capitale menait 2-1 à dix minutes du terme de la rencontre. Mais en trois minutes, Koné d'abord, Ederson ensuite, venaient crucifier une défense moribonde et qui n'a visiblement pas le niveau de la ligue 1. En fait quand on y pense, pas grand monde ne semble avoir le niveau mental, et technique pour rester dans ce championnat. Pauleta restera un très grand aux yeux des supporters, lui qui a amené l'égalisation du Psg, puis qui a doublé la mise à un quart d'heure du terme. Jusqu'alors c'était les aiglons qui étaient devant suite à l'ouverture du score de Koné, encore lui, en première période. Il fait décidément bon vivre de venir à Paris, puisque Nice n'avait gagné qu'un seul de leur onze derniers matchs. Pour améliorer les stats, il faut donc juste jouer contre le Psg, qui évoluera probablement dans la division inférieure la saison prochaine. A quoi bon, il fallait bien que cela arrive un jour...


Toulouse revit! Encore à flot avant cette journée grâce à une différence de buts moins défavorable que ses adversaires des 35 points, le téfécé est allé s'imposer du côté de Monaco assez facilement. Deux buts, signés Battles et Elmander (son premier en 2008) ont permis aux joueurs de la ville rose de prendre le large avec ses poursuivants directs, et ce avant le Psg-Nice important qui avait lieu le lendemain. Mais cette performance, les toulousains le doivent aussi et surtout à leur très bon état d'esprit, leur envie de se battre jusqu'au bout, et un brin de réussite par moment.

Une réussite qui semble fuir Lens. Archi dominateur, notamment dans une seconde période où la maladresse lensoise faisait peine à voir, les nordistes sont repartis de Bretagne avec une défaite, eux qui restent désormais sur une série de sept matchs sans victoire.
Samedi, si ils n'ont pas gagné, ils pourront certainement demandé à Aruna comment on fait pour rater autant d'occasions nettes en un match, ou bien à Audard pourquoi il ne joue de tel match que quelques fois dans la saison. Car c'est bien ce duel qui a animé une seconde période qui réveillait un peu le public endormi par un premier acte d'une tristesse inouïe. Les 45 derniers minutes nous offraient donc un magnifique duel entre l'attaquant ivoirien et le portier breton, mais à chaque fois, c'est l'homme ganté qui l'emportait. A la 85ème minute, une offensive, si tant est qu'on puisse appelé ca une offensive, arrivait dans les pieds de Saïfi qui d'une frappe croisée trompait Runje. Lens buvait ainsi la calice jusqu'à la lie!

Mais la qualité montrait par les ch'tis nous laisse parfaitement croire que le maintien devrait quand même être assuré d'ici la fin de saison si l'efficacité revient. Et tout le monde ne peut pas s'en targuer! Strasbourg est en train de sombrer paisiblement et de glisser inexorablement vers une ligue 2 qu'il connait bien, et qui lui tend vraiment les bras. Défaits à Valenciennes deux à zéro, avec Kombouaré sur le banc, les alsaciens n'ont pas encore baissé les bras, mais la situation s'aggrave, même si au classement ils restent au contact des équipes qui les précédent.
Un doublé de Savidan a contribué à cette situation grave, avec un but dans le jeu, et un penalty transformé en deux temps. Un coup de pied de réparation, comme on dit en bon français, qu'aurait pu obtenir Strasbourg en deuxième période, mais la main de Chelle n'était pas sanctionnée en tant que tel. Les hommes de Furlan semblent en proie à de nombreuses lacunes, et si rien ne dit qu'ils descendrons, leurs dernières prestations laissent à penser néanmoins que l'avenir du club de Mark Keller ne sera pas fait de match contre Lyon, Marseille, Bordeaux et autres...

Les autres rencontres:

Deux autres rencontres avaient lieu, sans grand enjeux. Saint Etienne, vainqueur de Lens dans la semaine 2-0 a confirmé qu'il était l'une des équipes en forme en allant chercher sur la pelouse de Bonnal un bon point. Véritable miraculés de la course au maintien, les doubistes prouvent qu'avec de la volonté on peut s'en sortir, et leur prochaine saison en ligue 1 est désormais quasiment assurée. Ce sont pourtant les verts qui avaient le mieux démarraient la rencontre avec un magnifique but d'Ilan, titulaire en lieu et place de Gomis. A force de pousser, notamment en seconde période, les sochaliens allaient revenir au score par Grax, tout fraichement entré en jeu. Malgré de belles opportunités en fin de match, les hommes de Francis Gillot en restaient là, et les deux équipes se contentaient de ce partage de points qui arrangeait tout le monde.

Enfin, nous retiendrons la belle victoire mancelle sur Auxerre, 3-0. Un but de Samassa en première période, un de Le Tallec et un dernier de Sessegnon en deuxième mi temps, ont permis aux sarthois de revenir à hauteur de Saint Etienne à la lutte pour la cinquième place. Les verts ne sont devant les manceaux que par la différence de buts, mais finalement ceci semble presque anecdotique puisque ces deux places sont qualificatives pour l'intertoto. De son côté, Auxerre, qui a été inexistant samedi soir, se retrouvent 16ème, avec toujours entre 3 à 5 points à marquer pour assurer son maintien. Quand on vous dit que tout va très vite dans ce championnat complétement fou!