Pour un weekend à Bruxelles

Par Emmerdante @mllemmerdante



La première fois que je suis allée à Bruxelles, je devais avoir 11 ans, je me souviens avoir visiter le musée de la BD et d’avoir vu le Manneken Pis ; que j’avais trouvé fort riquiqui. C’était quand même peu de souvenirs, alors je me suis dit qu’y faire un deuxième tour plus approfondi ne me ferai pas de mal. Du coup, j’ai négocié un jour de congé et j’ai profité de cette journée ou tu t’es goinfré de chocolat pour prendre un aller retour Eurolines direction le pays des frites et des bières. (petite interlude eurolines : prévoyez des cols roulés ou des kits de survie anti mauvaises odeurs car des malpolis se mettent à l’aise et ôtent leurs chaussures comme s’ils étaient seuls au monde. Nous avons donc subi 4h et quelques de route avec un léger parfum d’emmental périmé).
Arrivée jeudi dans la nuit vers 3heures, nous n’avons pas attendu plus d’une demie heure pour manger notre premier cornet de frites badigeonné de mayonnaise (mon derrière va se souvenir longtemps de la tonne de mayo). Quand je visite un pays ou une ville, le dépaysement passe aussi (et surtout ?) par mes papilles gustatives. Cette arrivée nocturne, c’était aussi la première découverte de la grand Place, totalement vide, impressionnante. Et le constat d’un fait avéré chez le belge de base : il peut dire une chose et son contraire dans la même phrase : « la rue machin ? Oui c’est pas près mais c’est pas loin » (d’accord, merci pour le renseignement l’ami).
 Le lendemain matin, un petit déjeuner à base de cook en tout genres (je sais pas trop comment ca s’écrit mais pour t’éclairer, c’est l’équivalent de nos viennoiseries). Le ventre bien rempli nous nous sommes mis en en route vers le centre ville. L’ambiance est aux petites rues pavés et aux restaurants de poissons, dans les rues les gens parlent anglais, flamand, c’est agréable. Un passage à l’office du tourisme et une carte de la ville à 50 centimes plus tard, nous voilà en route vers le musée Horta. Une maison au style Art Nouveau, j’avais envie de signer le bail dans la foulée. J’aime ce genre d’endroit qui te plonge dans une atmosphère, une époque. 
Ensuite, afin de remédier à ma novicité de la bière belge, et parce que c’était a peu près toujours le programme vers 17heures, on a été boire de la kriek à la cerise et à la pêche au bar "A la mort subite" (oui le nom n'est pas rassurant), dans le centre. L’endroit est joli mais un peu cher. Ils servent les bières au fut (c’est un critère important apparemment). Le soir, un petit tour au Recyclar, un bar de nuit, ou je ne suis pas restée assez longtemps pour me faire un avis franc et tranché (parce que la musique c’était de la dubstep et qu’il fallait payer 5 euros) (enfin la première fois j’ai pu me faufiler, mais j'ai pas réussi a rentrer à nouveau après être sortie fumer une clope) (clope qui -soit dit en passant, ont un gout bien meilleur juste parce qu’elles coutent presque 2euros moins cher). 
Le samedi, on a trainé dans un genre de brocante sur la place du Jeu de Balle, où l’on trouve autant de trucs intéressants que de merdes en tout genres (les trucs intéressants étant assez chers, les merdes en tout genre, à 1euro, et à partir de 13heures, gratuites). Non loin de là, une boutique africaine dont la vitrine a provoqué un petit fou rire :
Aussi, près de ces puces, intrigués par la vitrine d'une boutique "pleine de vieux trucs" nous nous aventurons à l'intérieur. Et là, le dédale : nous pénétrons dans une maison sombre et poussiéreuse, pleine d'objets amusants, vieillots, insolites, et chaque pièce réserve son lot de surprises. En tout, je crois bien qu'on a mis pas loin de 30 minutes pour tout voir. 


Puis, deux expos très cool au Weils : l’une, sur Tauba Auerbach, une artiste qui m’a bluffé avec ses réalisations qu’on croirait en relief, et l’autre, Thomas Bayrle, très ancré dans le pop art, avec les dessins qui se répètent, les mises en abyme et les couleurs vives. Cette visite nous ayant bien creusé l’appétit, on a atterrit dans une genre de sandwicherie, juste en face. La veille, on avait mangé des durum (des styles de wraps avec des frites dedans) c’était bon, alors j’avais décidé de ne pas avoir peur des vers solitaires et des MST dans la « viande » (non, je suis pas hypocondriaque de la nourriture). Sauf que là, c’était le cornet de frites de trop, j’ai même pas fini mon hamburger à deux euros, et on a opté pour un plein au super marché, c’était plus sur pour la survie de nos estomacs. Le soir, on s’est rendu à la Botanique, un centre culturel qui accueillait ce soir là des rappeurs et autres gangsters de Bruxelles et d’ailleurs. Une bonne soirée en somme, où j’ai carburé à une autre sorte de tradition belge, la Jupiler (où la méga cannete ne coute qu’1 euro et 25 centimes au carrefour, un truc comme ca. 20h-23h30 sans pause pipi, c’était l’exploit de la soirée).
Dimanche, en route vers le musée Magritte, place Royale. Arrivés vers 16heures, nous déchantons lorsque nous découvrons que le musée est complet : impossible d’y rentrer. les boules, surtout que l’entrée en tarif jeune est à 2euros et que le musée à l’air de dépoter (on a quand même essayé de se faufiler). Des bières au Delirium nous ont évité de nous noyer dans le désespoir. Au plafond derrière le comptoir, des rangées de verres de toutes les tailles, une carte qui comprend une vingtaine de bières différentes, allant d’un simple verre à deux litres, bref, on est dans la cour des grands.  Le delirium, en plus de la déco qui est assez impressionnante, c’est un peu trois salles/trois ambiances : en bas, la musique est plus forte et les gens sont plus souls (même à 17heures), au premier étage, c’était plutôt lounge, tandis ce que le rez de chaussée est plutôt familial. Ah, aussi, dimanche, c’est le jour ou j’ai gouté une des fameuses Waffles, mais pas celle avec la masse de chantilly, les fraises et tout le tralala. Dimanche, c’est le jour où j’ai gouté la gauffre au nutella la plus mortelle de l’univers de la gaufre au nutella. Preuve en image du succès de la fameuse gaufre : 

MIAM



En somme, si on fait vite le tour du centre de ville de Bruxelles, il ne faut pas hésiter à s’aventurer dans les trams aux allures soviétiques pour sortir des rues pavées et visiter les musées aux alentours. Si on reste sur les musées de la Grand Place, on en apprendra sur la bière et le chocolat… J’ai trouvé ca plus utile d'expérimenter ces aspects de la vie bruxelloise en vrai. 3 jours pleins ont suffit pour profiter de la ville. Dernier avantage, et pas des moindres, c’est un trip qu’on peut faire quand on a un budget assez serré, car rien n’est bien cher, mise à part peut être les trajets en métro (on a donc beaucoup marché). 
Bon j'avoue, c'est pas moi qui ai pris ces photos. Toi aussi, tu te demandais pourquoi tout d'un coup j'avais des clichés potables à publier? Le mystère est levé, merci à mon photographe officiel.