Martine HAEUW

Publié le 19 avril 2013 par Dominique Rémond

Selon Martine Haeuw, il faut ne jamais arrêter de rêver. Dans les photographies de « Femmes Fleurs » à la Galerie Art’ et Miss ce mois-ci, on trouve des portraits imaginatifs de femmes mélangés numériquement avec les fleurs. Poétiques, oniriques, et surréelles, les photographies numériques de Martine Haeuw montrent une confluence de la beauté fantasme et la beauté naturelle.

 

Dans ses « Femmes Fleurs, » les femmes sont représentées dans un monde de rêve, où une partie de ses corps se métamorphose aux fleurs. Malgré son expression sérieuse et l’arrière-fond noir, la femme dans « Le cygne » irradie de beauté. Sa peau, pâle et lumineuse, luit d’une teinte rosée. Une couronne de fleurs couvre ses cheveux et entoure sa tête. D’un côté, cette photographie montre cette femme maitrisant le regard des autres, son expression impose le respect. Elle est une femme réelle qui a le pouvoir de manipuler son identité pour devenir quelque chose qui n’est pas tout à fait réelle. Par contre, on voit en même temps dans son expression de l’épreuve et de la vulnérabilité. Son expression montre une force, mais cette force était née d’un besoin de se protéger. Elle se protège par sa couronne de fleurs, qui lui rend plus belle. Les fleurs fonctionnent ainsi comme preuve de son pouvoir mais aussi preuves de ses craintes. De la même façon, dans « Les heures bleues, » on voit une expression sérieuse et  maitrisée de la part de la femme. Dans cette photographie, la fleur défend la femme, mais on peut dire aussi que la femme porte la fleur comme un chapeau.

 

Les œuvres de Martine Haeuw nous inspirent des questions sur la puissance de la femme, sa relation avec la beauté et son identité, et le contrôle qu’elle tient par rapport aux regards des autres. Elles sont aussi tout simplement émotives et belles.

Les œuvres de Martine Haeuw seront visibles à la Galerie Art’et Miss jusqu’au 28 avril.

Anna Swenson