Afrique : La politique contribue t’elle à l’enrichissemen...

Publié le 05 mai 2013 par Zako



Afrique : La politique contribue t’elle à l’enrichissement personnel des élus ?
On apprend souvent davantage, dit-on de ses propres  erreurs ou de celles des autres. L’Afrique regarde avec de gros yeux le gouvernement français se décarcasser dans une histoire de transparence, de moralisation de la vie publique,  une sorte de  « mains propres ».    Tout  part de l’affaire Cahuzac, du nom de l’ex-agent, lobbyiste de laboratoires pharmaceutiques, député socialiste, ministre du budget, accusé de blanchiment de fraude fiscale : Cet élu de la gauche « caviar » détient un compte bancaire bien garni à l’étranger, dans un paradis fiscal, un compte  qu’il n’a pas déclaré au fisc de son pays dont il était le responsable. C’est grave pour quelqu'un qui est l’artisan de la politique fiscale de François Hollande :  Taxer à hauteur de 75 % les hauts revenus en France, racler le fond de tiroirs de la classe laborieuse pour assainir les comptes publics,la pression fiscale,déshabiller le peuple pour habiller l'Etat, fini le « travailler plus pour gagner plus », tout cela est une idée de Monsieur Cahuzac. De cette affaire, le gouvernement français , considéré en Afrique comme un donneur de leçons, essaie tant bien que mal de balayer devant sa porte par des projets de loi contre l’enrichissement des élus durant leur mandat, avant peut-être de le faire aussi devant celle de l’Afrique francophone qui lui reproche son ingérence permanente dans sa gestion. Poser la question de savoir s’il y a des « Cahuzac » africains, c’est mettre les pieds dans le cambouis : Le cumul des mandats, les conflits d’intérêt, la non-déclaration du patrimoine avant et après le mandat, les lobbies, les caisses noires  ministérielles, les réserves parlementaires, les fonds secrets,  les biens mal acquis, les pots de vins, l’attribution des marchés publics sans appels d’offre, de l’argent sale qui corrompt, tout cela devient un sport national et un mal bien africain , source d’enrichissement personnel chez des élus  . En France, on dit que l’élu doit rendre des comptes au peuple qui a voté pour lui. C’est tout à fait différend de ce qui se passe en Afrique : Comme il est très  difficile là-bas de regarder dans la bouche de celui qui grille les arachides, l’argent reste un sujet tabou. Le politique a un rapport  familial, ethnique, régionaliste avec le peuple. Généralement, il  finance son électorat avec l’argent public ; celui-ci reste sourd, aveugle et muet avant, pendant et après le mandat. Difficile donc de s’y retrouver. Les voies qui mènent à la politique semblent être impénétrables comme celles du seigneur, sinon il faudrait soulever des montagnes  pour y arriver. Zako gnali