Immobilier : les prix flambent dans les pays emergents

Publié le 16 juillet 2013 par Martine Denoune @mdenoune

Dans les pays émergents, la flambée des prix immobiliers résulte de la forte croissance économique et de l’afflux de main d’œuvre vers les zones urbaines.

(source: Ambassade de Chine)

 Une fois n’est pas coutume. Les notaires français viennent de se pencher sur l’évolution des prix des logements dans le monde.  «Si vous vous intéressez au peloton de tête, les deux cités-états de Hong-Kong et Dubaï se détachent très nettement, avec une hausse annuelle enregistrée en 2012, de près de 25% pour la première et de près de 20% pour la seconde » m’expliquent les notaires. Depuis des décennies, la région administrative spéciale de Hong- Kong, de la république populaire de Chine, attire les investisseurs du continent chinois.

En se basant sur le panorama fourni par le magazine britannique The Economist et par l’étude du commercialisateur international Knight Frank couvrant 55 pays, nous constatons que ces cités-états sont suivies par les fameux BRIC : Brésil (près de 15%), la Russie (10%), Inde et Chine (près de 10%). Des pays comme la Turquie, Taïwan et l’Autriche flirtent également avec 10% de hausse annuelle.

Phénomène courant dans les pays émergents, la flambée des prix immobiliers résulte de l’effet conjugué de la forte croissance économique et de l’afflux de main d’œuvre vers les zones urbaines.

Logements: les douze plus fortes hausses des prix dans le monde en 2012

Source:  Knight Frank Global Price Index (d’après les indices officiels publiés par les états des banques centrales)

Pénurie endémique

« Ayant peu de choix de placements, en dehors des matières premières, les investisseurs privés acquièrent des logements qu’ils gardent souvent vides pour miser sur les plus-values, sans prendre le risque de les louer. Depuis plusieurs années, c’est le cas en Chine où le gouvernement a tenté de réagir en limitant les crédits pour l’achat des logements au-delà du premier et, en instaurant une taxe foncière dans les grandes villes » poursuivent les notaires.

 

Toujours dans les pays émergents, l’accès à un logement décent devient l’une des principales revendications des classes à revenus modestes et souvent moyens. Ce n’est sans doute pas un hasard si les deux pays connaissant actuellement des troubles sociaux – le Brésil et la Turquie – se retrouvent en tête du classement des douze plus fortes hausses des prix des logements dans le monde en 2012.

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