Test : Préamplificateur numérique TOTALDAC D1

Publié le 23 avril 2013 par Tupperwav @TupperWav

Il est toujours intéressant et instructif de suivre l’actualité et la philosophie de constructeurs audio installés dans le segment High-End. Je vous propose donc de découvrir la naissance d’un nouveau produit nommé par son géniteur le « Préamplificateur numérique D1-Digital ». J’ai eu en effet la chance de suivre la genèse d’un matériel en compagnie d’autres amis audiophiles, une expérience singulière et novatrice.

La Vision du constructeur

La parole à Vincent Brient…

Selon le constat que de nombreux possesseurs du Totaldac D1 Dual avaient fait, il existe une différence de performances substantielle liée au type de drive et ce même lors d’une connexion via USB tributaire du PC. Et sachant par ailleurs que la mémoire tampon (fifo) anti-jitter et son oscillateur local couplé au DAC améliorent nettement la restitution (expérience validée à maintes reprises), je ne pouvais en rester ainsi sur mes travaux !

J’en ai donc déduit que ce système atténuait fortement le jitter mais sans toutefois l’annihiler complètement. J’ai eu alors l’idée d’associer plusieurs de ces systèmes réducteurs de jitter, avec comme objectif qu’eux mêmes ne créent pas à leur tour de nouveaux accidents de jitter. Le postulat étant ipso facto que les atténuations du jitter devraient être proportionnelles aux nombres de modules en cascade (théorie à vérifier également par l’expérience).

J’ai donc sur cette théorie créé une variante du TOTALDAC D1, équipée alors uniquement de sorties numériques type AES/EBU ou RCA.

Le résultat est à la hauteur de l’escompté, d’emblée on constate un son encore plus naturel, musical et addictif ! Anecdote singulière au passage, même sur des drives de très haut niveau, réputés pour traiter le jitter avec le plus grand sérieux, et pour ne pas le nommer l’Aurender équipé d’un oscillateur OCXO est bonifié lorsque couplé au préamplificateur D1 prouvant au passage le bien fondé de la démarche.

La vision d’un béta testeur

La parole à Cédric (Béta testeur TOTALDAC)

J’ai connu la marque TOTALDAC après avoir goûté à pléthore de convertisseurs issus de différents horizons du milieu High-end ou professionnels  Par le plus grand des hasards j’ai eu l’opportunité d’écouter sous forme de prêt du constructeur le modèle TOTALDAC A1. D’emblée j’ai su qu’au travers de cette machine, elle répondait dans l’absolu à mes attentes. Ensuite tout est allé très vite et je me suis équipé de la référence de la marque à savoir le modèle TOTALDAC D1 Dual.

Par ailleurs, je souhaitais faire grandement évoluer ma source qui jusqu’alors se résumait en un système dématérialisé dévolu sous forme d’un PC dont je connaissais et sentais grandement les limites. Je décide alors de prendre un à un les paramètres et de travailler sur ceux qui me semblent de premier ordre. Je commence par comparer plusieurs PC associés à différents types de logiciel de lecture tels que Jriver, Audirvana ou encore Pure Music. En parallèle, je convie des amis équipés de systèmes de haut niveau et animés par le désir du meilleur quant à la confection de système de reproduction efficient. Nous avons alors la chance de comparer les performances de 3 sources différentes à savoir :

  • PC en connexion USB
  • Drive CD PS Audio
  • Serveur Aurender S10

Drive PS Audio Perfect

 

Aurender S10

 

Très rapidement, il s’avère que le PC en son état se place très loin derrière en terme de performances, même si, il faut le noter, ce dernier aurait pu être encore mieux optimisé ! Le constat est sans appel et définitif, il ne peut rivaliser sur des critères de naturel de phrasé et de définition, et surtout le spectre fréquentiel est réellement amputé en ses 2 extrémités. La scène n’est pas respectée en terme d’ouverture latérale et de profondeur. Il en résulte une écoute plate sans saveur !

Le drive PS Audio, réputé comme étant une source de haut niveau, propose quant à lui des performances non comparables, mais globalement il ne résiste cependant pas aux capacités exceptionnelles de l’Aurender en terme de naturel, de ciselé et de respect des silences. L’Aurender S10 termine grand vainqueur de cette confrontation !

Au sortir de cette expérience qui aura durée plusieurs semaines, j’échange constamment avec Vincent et le challenge sur ce terrible constat, à savoir que mon PC qui travaille en mode Bit Perfect et que le DAC TOTALDAC D1 reclocke le signal, ne devrait-il au final pas y avoir un différentiel aussi marqué entre les 3 solutions ? Et c’est alors qu’il me confie qu’il travaille sur le concept d’un préamplificateur numérique.

Une fois de plus, j’ai la chance de me faire prêter un prototype du préamplificateur numérique D1-Digital et dès réception je le couple à mon PC, ou encore à l’Aurender S10. Le résultat est manifeste : son décrispé, s’affranchissant du « bruit » numérique. Une souplesse de restitution, une capacité dynamique exceptionnelle, des basses qui « tapent » avec propreté, rapides et précises sans traînages, aigu cristallin mais très naturel, un gain très notable sur la largeur de scène… Et surtout surprise même sur l’Aurender S10, l’apport du préamplificateur numérique lui confère un supplément de musicalité que l’on ne pouvait soupçonner tant les capacités intrinsèques de l’Aurender S10 sont déjà grandes.

En bonus, j’ai même pu goûter le test de l’apport de 2 Reclocker D1-Digital en cascade couplé au TOTALDAC D1, une fois encore il est surprenant de constater que la résolution s’améliore encore de manière très significative, notamment sur le respect des timbres, et le positionnement des différentes sources prouvant ainsi le bien fondé de l’usage du Reclocker.

En conclusion de cette aventure et quête, je décide donc d’investir sur un Aurender S10 et un préamplicateur numérique TOTALDAC D1-Digital qui vont venir rejoindre mon TOTALDAC D1 pour de futurs grands plaisirs musicaux !