Périple normande et mon premier saut en parachute …

Par Manveru

Ce weekend, je l’ai planifié depuis un certain moment. Entre l’initiation à saut en parachute en tandem et les visites historique et géographiques, c’était le temps bien rempli.

Hélas, les aléas de la vie m’ont un peu compliqué mes plans… Ce voyage a vraiment commencé sous un mauvais ciel : le jour de départ en fermant la porte de mon appart j’ai claqué dedans mes clefs ! Du coup je me suis trouvé dans une situation d’impossibilité de rentrer dans mon appart ! Initialement, j’ai prévu de partir de bonheur, vers 7h du matin en direction de Caen, pour visiter la ville et pour enchainer vers Breville sur Mer. A la place, j’ai perdu 4 heures à essayer de voir avec mon agence immobilier si les doubles des clefs peuvent ouvrir l’appart … ce qui n’était pas le cas, car les clefs enfermés étaient dans la serrure, donc un double ne permettait pas d’ouvrir la porte ! Quelle bêtise et quelle malchance ! Je n’ai pas eu le temps de chercher le serrurier, car j’avais le rendes vous pour le parachutage à 14h15… au final j’étais parti de Paris à 10h30. La route en Normandie s’est passé sans histoires, bien que j’ai du sans doute dépasser la vitesse par ci et par là pour arriver à temps au lieu de rendes vous.

L’aventure ne s’arrête pas là : une fois arrivé sur place j’ai été affecté dans le dernier des vols prévus dans la journée… et ici apparait un petit bémol.
Les sauts en parachute dépendent de plusieurs paramètres, surtout liées à la météo, qui doit être irréprochable pour assurer la bonne sécurité du saut. Notamment les nuages épais et des grands vents sont à proscrire, car les premiers peuvent altérer le comportement de parachute (des gouttes d’eau) et l’autre peuvent modifier la position d’atterrissage de la manière inacceptable.

Le matin et midi il faisait beau et 3 premières vols prévus dans la journée ont eu lieu, mais vers 16h une épaisse couche des nuages s’est ramené de sud ouest, ce qui a rendu des vols suivants trop risquées. Du coup nous avons commencé de patienter, car à priori c’était un phénomène assez transitoire. Nous avons attendu environ 2h30. La probabilité que ceci ne sera pas possible augmentait pendant tout ce temps et le pilote d’avion était assez pessimiste.

Pendant ce temps ci, nous avons été formés en procédure de saut en tandem qui serait appliqué pour assurer la sécurité des participants : comment fonctionne le parachute, comment sont attaches les deux personnes, ce qui se passe pendant le saut lui-même de l’avion, la phase de la chute libre, de la chute avec parachute ouvert et pendant atterrissage.

J’ai profité également de ce temps pour regarder comment sont pliées des parachutes, ce qui est un travail assez minutieux à faire. Il faut avoir un brevet d’état particulier pour ceci. Il faut avoir encore un autre brevet pour plier le parachute de secours (il y en a donc deux parachutes pendant le saut).


Enfin, la chance m’a sourit : les nuages ont parti à l’est vers 18h30 et même certains gens plus impatients ou avec des contraintes par ailleurs ont du se désister. Ceci a réduit le nombre des vols de 3 à 2 et je me suis retrouvé dans le deuxième avion prévu.

Nous avons parti en avion pour monter à 3500m d’altitude (équivalent à des pics alpins) au dessus de la ville de Granville. Nous avons pu admirer le paysage avec du Mont Saint Michel et de la côte de presqu’ile Cotentin

Une fois sur la bonne altitude, je me suis positionné à l’entré de l’avion avec le moniteur, Eric qui m’accompagné. J’ai eu une appréhension de l’altitude et de vide qui s’étendait en bas pendant une ou deux secondes : j’ai vidé mon esprit de quelconque réflexion et je me suis concentré sur les paysages. Ceci a permis de chasser tous les scénarios catastrophe que mon cerveau pouvait fabriquer. Ceci a marché. Je n’ai pas eu la peur.

Nous avons sauté une fois que la lumière à passé de rouge an vert indiquant que le pilote d’avion était prête pour notre manouvre. Les autres ont suivi, mais je ne les ai pas vus, car j’étais le premier à partir.

Ce que j'ai vu en bas en sautant ...

Dans les premiers secondes de la descente, c’était bizarre, instable, tandis que Eric avec ses mains et jambes a stabilisé notre position et un petit stabilisateur était déployé. Après, nous avons continué de tomber en chute libre pendant environ 20-30s en atteignant la vitesse de 200km/h. Pendant ce temps, le vent soufflait dans mes oreilles et la barrière de l’air était bien tangible. J’ai contemplé l’horizon plein des belles couleurs et formes. J’ai profité de sensation de liberté incomparable avec l’expérience de voler dans un avion. La chute libre s’approche le plus de tout à la sensation d’apesanteur

Nous avons traversé une couche des nuages. C’est une vraie expérience. Je l’ai vu dans les films, dans les jeux vidéo, maintenant c’est moi-même qui l’ai fait …

Enfin à l’altitude de 1500m le parachute était déclenché et nous avons descendu à un rythme beaucoup plus lent d’environ 5 minutes. Nous avons profité de silence dans les nuages, des paysages riches de la côte normande, de Granville avec son port et la haute ville, les couleurs : le grand bleu, les nuances de blanc des nuages, les verts de pâturage et jaunes du blé … une vue magnifique.

Nous avons atterri sans histoires. J’en remercie à mon moniteur, Eric et un autre parachutiste, Jonathan, qui a fait des photos.

Après le saut je suis reparti pour visiter d’en bas la ville de Granville que j’ai vu d’en haut…
Quelques conseils pratiques :
- venir tôt pour avoir la place dans les premiers rondes d’avion pour maximiser la chance de faire votre saut, car le temps peut être capricieux, moi, j’ai eu de la chance.


- Le parachutisme est un sport relativement abordable financièrement ; le cout d’un saut pour une personne pratiquant régulièrement revient à environ 35€ actuellement. Pour ceci il faut faire une formation qui coute environ 1500€ actuellement et effectuer un certain nombre des sauts dans l’année.

A propos ... le village de Breville sur Mer est très beau et offre quelques belles paysages aussi ...