Far-west dans le Sud

Publié le 08 août 2013 par Laurelen
Le Sud a toujours été, à l'île de la Réunion, une terre propice aux violences. La houle, les alizés, le volcan, la nature tourmentée... Et puis l'histoire, Saint-Ange, Sitarane, tout ça. Sans parler des maires violents qui foncent en 4X4 sur des opposantes politiques. Et plus récemment des viols de jeunes hommes, ou des envois à la baille de jeunes filles. Michel Fontaine, maire de la première ville du Sud, Saint-Pierre, avait promis, il y a quelque mois, une sécurisation du front de mer de Saint Pierre, le soir, et particulièrement en fin de semaine, avec force interventions de la police municipale en supplétif de la police nationale.
Les scooters, tels des frelons, vrombissent sur le front de mer de Saint-Pierre, dès la fin de l'après-midi, et sont l'ambassade des plénipotentiaires quémandeurs : "téchef, ou na poin 2 euros pour mi achète un sandwich ?" Ou, plus classique, "té, donne un cigarette, lo frè..." Bon, ça fait trente ans qu'on à l'habitude.Mais les habitudes changent. Depuis quelques mois, les "jeunes" rentrent carrément dans les restaurants du front de mer, pour y racketter clients et patrons.
"Dimanche dernier, trois jeunes sont rentrés, ils ont fait du désordre dans le resto, et ils sont repartis avec une bouteille de rhum arrangé", se désole Olivier, serveur dans le dit restaurant. Le week-end d'avant, un barman du plus grand café de Saint-Pierre s'était fait "baffer" pas trois gamins.
Mercredi, en plein centre-ville, un quadragénaire s'est fait agresser par deux "jeunes" en scooter. Le Sud sauvage est vraiment sauvage. Un présentateur de JT national avait ouvert, il y a une trentaine d'années, son 20 heures par une formule restée célèbre : "La France a peur". Le Sud a-t-il peur ?

Frenchy