Le billet très un télijan

Par Nelcie @celinelcie

Des fleurs pour Algernon est un roman qui m’avait été conseillé maintes fois, et dont je me disais régulièrement que ouais, un jour faudrait peut-être que je le lise. Jusqu’à ce que je tombe dessus un jour.
Je l’ai acheté, je l’ai lu.

Synopsis

Algernon est une souris de laboratoire dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l’intelligence. Enhardis par cette réussite, les deux savants tentent alors, avec l’assistance de la psychologue Alice Kinnian, d’appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d’esprit employé dans une boulangerie. C’est bientôt l’extraordinaire éveil de l’intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l’amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jours les facultés supérieures d’Algernon déclinent. Commence alors pour Charlie le drame atroce d’un homme qui, en pleine conscience, se sent retourner à l’état de bête…

Mon avi (pas toujours très) un télijan

Bah, j’ai tout simplement adoré !

C’est donc l’évolution de Charlie Gordon que nous allons suivre, grâce aux compte rendus qu’il rédige lui-même. Alors, oui, au début la lecture était fastidieuse, et oui, pour le coup je me suis demandée si mon édition n’était pas une contrefaçon quelconque. J’ai un peu flippé ! ^^ Parce que faut sa crochet pour comprandre les criture de Charlie, cet adulte arriéré qui veut devenir un télijan pour faire plaisir à sa mère.

Alors, quand les scientifiques cherchent un cobaye humain pour tester cette nouvelle technologie, destinée à améliorer l’intelligence, Charlie est tout désigné.

Charlie voit donc son intelligence grandir à une vitesse fulgurante. De simple d’esprit, il va devenir en l’espace de quelques mois  un génie surpassant les meilleurs.

Devenir intelligent c’est chouette ! Et Charlie ne vous contredira pas. Mais ça a aussi ses inconvénients. Comme par exemple le fait de comprendre qu’avant, les gens n’avaient que peu de considération pour le simple d’esprit que vous étiez (quant à vous voir comme un être humain à part entière… c’est une autre histoire).
Et puis l’intelligence ne fait pas tout pour un homme. Surtout quand le côté émotionnel ne suit pas ! Et c’est bien là le gros souci pour Charlie.  Parce qu’avoir une cerveau surdéveloppé, mais un comportement proche de l’ado prépubère, ça ne fait pas forcément bon ménage.

Mais le pire, c’est de se rendre compte que la méthode elle n’est pas si efficace que ça, et donc comprendre qu’on va régresser, pour finir comme au début : un arriéré.

Avec tout ça, le personnage de Charlie est plutôt attachant. Il l’est pour diverses raisons, selon le moment du roman, et donc de son évolution, mais il y a toujours quelque chose qui me donne envie d’en savoir plus sur lui. Et pour le coup, quand Charlie a commencé à  vraiment diminuer intellectuellement, j’ai vraiment eu de la peine pour lui…

Au niveau des autres personnages, je ne développerai pas. Je tiens juste à mentionner Fay, la voisine de Charlie, qui finalement sera la seule à ne pas voir ce dernier comme une personne « hors norme ».

A propos de l’évolution plus que fulgurante du personnage, on pourrait se dire que c’est trop gros, trop inimaginable. Bah oui, bien sûre que ça l’est ! Parce que le gars qui passe d’un QI de 70 à un QI de 185 en l’espace de trois mois… évidemment que c’est exagéré. Mais après tout, n’oublions pas que nous sommes dans la catégorie « Science fiction », et là-dedans, tout est possible à mon sens.

J’ai donc été entièrement conquise par l’histoire de Charlie Gordon, et bien sûr ne peux que vous inviter à le lire.


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