Les résultats de ce sondage, mené par Harris Interactive pour l’American Psychological Association parlent d’eux-mêmes :
· 53% des salariés interrogés vérifient les messages professionnels au moins une fois par jour le week-end,
·
· 54% quand ils sont absents pour maladie,
· 44% pendant les vacances.
C’est parfois positif de rester connecté : Si la majorité des répondants reconnaissent que notre société est trop « connectée »,
· 56% pensent que les technologies de communication permettent d’être plus productifs,
· 53% qu’elles offrent plus de souplesse.
et, au-delà d’une connexion permanente,
· 56% reconnaissent qu’elles facilitent le travail,
· 71% qu’elles permettent de garder un contrôle sur ce qui se passe en dehors des heures ouvrables,
· 69% qu’elles permettent de mieux faire cadrer leur emploi avec leur vie personnelle.
…mais cela devient difficile de faire une pause…Le psychologue David W. Ballard, correspondant du sondage à l’APA rappelle que des temps d’arrêt sont nécessaires pour se remettre du stress au travail et éviter l’épuisement professionnel, cependant ces temps d’arrêt n’impliquent pas forcément une complète » désintoxication numérique ». C’est cependant sans compter quelques petits effets collatéraux:
· 36% des répondants expliquent que ces technologies de communication augmentent leur charge de travail,
· 34% qu’il est plus difficile d’arrêter de penser au travail,
· et 35% de faire une pause…
Les hommes plus connectés que les femmes : Les hommes vont vérifier plus fréquemment que les femmes les messages liés au travail et au moins quotidiennement pendant le week-end (59% vs 45%), en vacances (49% vs 37%) et en congé maladie (59 % vs 48%).
Les hommes voient en ces outils, plus que les femmes, un avantage en matière de flexibilité (56% vs 50%), pour les relations de travail (51% vs 46%) mais sont aussi plus critiques, invoquant plus largement les conflits travail-vie personnelle (26% vs 20%) ou l’impact négatif sur les relations personnelles (20% vs 14%).
Enfin, si les plus jeunes sont les plus professionnellement connectés, ce sont également les plus critiques. Par rapport aux usagers de 55 ans et plus, les 18-34 ans sont 3 fois plus nombreux à reprocher aux nouvelles technologies de les contraindre à travailler plus vite (32% vs 12%) et d’affecter négativement leurs relations en dehors du travail (25% vs 9%).
Des outils à utiliser selon les besoins, les compétences et les préférences de chaque individu, tel un outil qui répond à vos besoins, plutôt que l’inverse.
Source: American Psychological Association Communication Technology: Implications for Work and Well-Being Report