Le dernier nabab

Publié le 11 septembre 2013 par Dukefleed
Gros numéro de De Niro sur un film assez plat
Un producteur dans un important studio mène tout le monde à la baguette. Monroe Stahr se donne corps et âme pour faire tourner la boutique depuis que sa compagne est décédée. Mais voilà, un coup de foudre pour le sosie de son ex. Une aération de courte durée, la belle va lui révéler qu’elle n’est pas aussi disponible qu’il le pensait.Ce film est le dernier d’un géant du cinéma : Elia Kazan. Il brosse un portrait au vitriole de la dictature des producteurs sur le cinéma US. Dans les 30’s, ils étaient véritablement les faiseurs de films ; et ce portrait est très inspiré d’un producteur de cette époque. L’ascension puis la décadence de Monroe Starh incarnent finalement le déclin du Nouvel Hollywood annonciateur de l’ère du merchandising à venir et du film produit de supermarché ; la même année sortira « La guerre des étoiles ». Tout ce portrait de producteur tout puissant réglant les caprices de stars, les rassurant, traitant avec les scénaristes, remontant eux-mêmes les films ; est intéressant et dévoile l’envers du décor. Mais Billy Wilder et Minnelli l’avaient fait avant (« Sunset Boulevard » - « Les ensorcelés ») et Altman après (« The player ») et parfois avec plus de talent.Si on ne s’ennuie guère, ce film manque simplement d’âme, de souffle, d’envie et de génie ; c’est un peu trop mollasson. Comment passer au travers avec un casting incroyablement fourni ? De Niro, Tony Curtis, Robert Mitchum, Jack Nicholson, Donald Pleasance, Jeanne Moreau.Un film plan plan qui ne vaut le détour que pour l’envers du décor et surtout la prestation king size de Bob au sommet de son art ; silhouette élancée, autorité naturelle et présence énigmatique. Un plaisir de contempler De Niro.Sorti en 1977