Marché

Publié le 04 mai 2008 par Jfa

Le marché de la Libération, en cette période devient merveilleux: jeunes courgettes encore en fleurs, rondes ou longues, premières bonnes tomates, autres que ces grappes à peau épaisse, insipides et dont le seul mérite est de mieux résister au voyage du Maroc. Jeunes aubergines, poivrons ayant du goût, premiers poivrons à peau fine pour la salade niçoise, premières fraises et premiers bons melons, tendres mescluns… L’ambiance même en est changée, les gens moins pressés et presque souriants.

C’est l’époque où me revient le plaisir de cuisiner les premières ratatouilles, les premières lasagnes dans lesquelles les tranches d’aubergines remplacent les carrés de pâtes, de peaufiner les premières salades de tomates, de retrouver les desserts de mon enfance (ah, les fraises au vin!), dans l’attente des cerises et, délice des délices, des gros bigarreaux fermes et juteux.

Nous allons maintenant nous retrouver très vite en Juillet et, comme depuis que je suis adulte, l’année aura passé à une vitesse extraordinaire, en rajoutant subrepticement une supplémentaire à mes déjà nombreuses.

Le temps est finalement une notion personnelle très variable. Je me souviens, enfant, de l’éternité qui séparait la rentreé des classes, en octobre, des grandes vacances en Juillet et, heureuses rançon de la chose, de ces grandes vacances qui n’en finissaient pas, et dans lesquelles, tous les ans, nous explorions de nouveaux mondes, de nouvelles choses, de nouveaux autres, de nouvelles relations aux autres. Heureux temps qu’une insouciante enfance!

Enfin, vienne vite l’été, le soleil, le festival de Cimiez (si le cru 2008 est à la hauteur des précédents), les Nuits du Sud vençoises, les soirées aux terrasses des cafés et les repas au rosé frais.