L’écume des jours

Par Nelcie @celinelcie

Jusqu’alors, je ne connaissais de Boris Vian que ses poèmes. Je n’avais jamais pris le temps de m’essayer à un de ses romans. Et puis, il y a quelques mois sortait au cinéma une adaptation de l’écume des jours. Film que je n’ai pas vu, d’ailleurs. Alors, j’ai eu envie de m’intéresser au roman.

Synopsis

L’écume des jours : ce titre léger et lumineux annonce une histoire d’amour drôle ou grinçante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans.
C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, merveilleux et fantastique, féerique et déchirant. Dans cette ?œuvre d’une modernité insolente, l’une des plus célèbres du XXe siècle et livre-culte depuis plus de trente ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, le cauchemar va jusqu’au bout du désespoir.
Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des noirs américains…

Mon avis

Bon. Je ne vais pas tergiverser pendant des plombes : Je n’ai pas aimé !

Ça, c’est dit.

Que les choses soient claires, je ne remets absolument pas en doute les talents d’écrivain de Boris Vian. Mais disons que dans ce roman il y a tellement de choses qui m’ont déplues…

Il y a cet univers, à la fois absurde, surréaliste et poétique. Sauf que pour moi l’absurdité était exagérée, et je n’ai jamais réussi à trouver de point d’ancrage à ce monde de Vian. Et pour le coup, cette écriture poétique que j’appréciais tant au début, a fini par me lasser à mesure que j’avançais dans ma lecture. Pourtant, les jeux de mots, les métaphores et autre généralement ça me plait. Mais là, j’avais cette impression que l’auteur s’était fabrique un monde que seuls lui et ses personnages pouvaient comprendre. Je m’y suis clairement sentie étrangère.

Il y a cette histoire, tellement triste dans le fond, et qui pourtant n’a pas réussi à me toucher. Colin qui va s’avérer si attentionné envers Chloé et son nénuphar jusqu’à la mort ne m’a pas ému. Il faut dire que je n’ai pas aimé le personnage de Chloé, trop lisse, trop niaiseux. J’avoue, j’ai eu plusieurs fois envie de la secouer comme un prunier (avant qu’elle ait son nénuphar… je suis pas une barbare non plus ^^).

Côté personnages, j’ai préféré Chick et Alise, quoique ce dernier ait quelque chose de terrifiant, avec ses addictions… D’une manière générale, j’ai trouvé que les personnage secondaires avaient bien plus de consistance que les deux principaux. Limite on aurait pu se passer de ces derniers.

Alors, bien sûr, dans ce roman Boris Vian soulève des thèmes importants, tels que le rapport des hommes avec le travail. N’oublions pas que ce roman a été écrit en 1946.Le monde sortait de la Guerre. Il exerce une critique acerbe envers la Religion, également.

Et bien sûr, les références au jazz sont nombreuses. Mais n’étant pas particulièrement connaisseuse ni fan du style, j’avoue que je n’ai pas cherché à les repérer.

Malgré tout, cela n’a pas suffi à me convaincre. J’ai tourné la dernière page en me disant « ouf, enfin terminé ! ».

Pourtant, il n’est pas très long ce roman.


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