10 trucs de taré que je fais avant un match

Publié le 14 octobre 2013 par Brutal Brunette @BrutalBrunette_

Un match de roller derby, ça se prépare un minimum. Pas seulement physiquement mais aussi mentalement. Il y a des matchs qui me stressent plus que d’autres alors je passe par une sorte de rituel complètement grotesque pour me rassurer (ça marche pas) avant d’entrer sur le track.

1. Je bois de l’eau. Genre beaucoup, beaucoup d’eau. 
J’ai une propension assez énorme à me faire des crampes (sacrés R3) après quelques minutes passées sur mes patins et c’est plutôt handicapant. Et douloureux. Et chiant. Parce que non ! Ce ne sont pas des petites crampes qui passent au bout de 5 mn et dont on entend plus jamais parler après, NON ! Ce sont des putains de crampes dinosaures qui vont crisper mon pied et mon mollet pour le reste de l’entraînement, quoi que je fasse. Etirements, massage, boire de l’eau, manger une banane, incantation vaudou… J’ai tout essayé. Du coup, pour éviter ça, je bois à peu près 5 litres d’eau dans la journée avant de jouer. Je sais pas si ça fonctionne, mais au moins j’ai fait ce que je pouvais.

2. Je fais mon sac. Et défais mon sac. Et refais mon sac.
Histoire d’être sûre de n’avoir rien oublié. J’ai tellement peur d’arriver à la salle en me disant "Et merde, j’ai qu’un seul protège genou" que je vérifie 100 fois que j’ai bien tout. Entre toutes les protècs, les patins, les fringues, la bouteille d’eau, la ventoline, la serviette, les brassards, la clé pour resserrer les toestops, le sacro saint tube de kamol et j’en passe et des meilleurs, je suis pas loin d’avoir l’impression de trimballer ma maison dans mon sac de sport.

3. J’enrubanne mes protecs de duct tape
Parce qu’on n’est jamais trop prudent. J’veux dire, c’est pas spécialement taré de faire ça, mais je fais de véritables paquets cadeaux. Il m’est arrivé tant de fois de me scratcher à une adversaire/coéquipière qu’au bout d’un moment il faut savoir dire stop. Le duct tape, c’est la vie.

4. J’échauffe mes chevilles pendant 20 ans
NON JE NE VEUX PAS ME CASSER LA MALLÉOLE. Ni me tordre bêtement la cheville. Ni me faire une crampe (voir point 1). Alors je fais tourner mes chevilles telles des petites toupies et après j’ai l’impression qu’elles sont en caoutchouc et j’aime bien.

5. Je me dis "ça va aller, ça va aller, ça va aller"
Alors qu’une petite voix me dit "tu rêves, hihihi, tu vas te casser en deux dès le premier jam et ce sera vraiment douloureux". Cette connasse, elle est tout le temps là avant chaque match et elle fait monter mon niveau de stress de raisonnable à incontrôlable.


6. J’enduis mon genou qui a bien souffert il y a quelques mois de kamol, de baume du tigre, de gel anti-inflammatoire et je mets une genouillère rembourrée avant de mettre ma protection.
Alors qu’il a franchement eu le temps de guérir. Et c’est pas 3 mm de mousse en plus ni le fait qu’il sente le camphre et l’eucalyptus qui y changeront quelque chose. M’enfin j’aime bien, pis ça se trouve, ça a déjà sauvé la vie de mon genou sans que je le sache. Donc dans le doute, je continue.

7. Je vérifie mes toestops un nombre incalculable de fois, au cas où ils se dévissent tout seul pendant que je suis assise.
Et je fais pareil avec mes lacets, genre "c’est trop serré sur la cheville et pas assez sur le pied". "Ah, maintenant c’est l’inverse"."Ah ça ne va pas du tout". "ET MERDE".

8. Je vais pisser 30 fois
Rapport au point 1, évidemment, on ne peut pas boire autant d’eau impunément. Il faut bien que ça aille quelque part un jour ou l’autre. Ça + le stress = je connais par cœur les inscriptions au stylo bic sur les murs des toilettes.

9. Je scrute le visage de mes coéquipières pour y trouver un peu de réconfort
Désolée si je vous ai fait peur, je ne suis pas une psychopathe. J’essaye juste de me dire "Regarde, personne n’a l’air stressé, alors arrête de t’emmerder avec ce genre de chose, y’a vraiment pas de quoi, raisonne-toi bon sang de bonsoir". Mais bon ça marche moyen-moyen parce que tout le monde est plus ou moins dans la même situation.

10. Je ramène tout un tas de trucs au bench (dont la moitié est inutile)
Bouteille d’eau (encore elle), serviette éponge, clé, mouchoirs, ventoline, grosse veste chaude, boisson énergétique, petits biscuits, banane, grigri, doudou, tout y passe. Pour un peu, je ramènerais un set de protecs de rechange au cas où.

Ne vous inquiétez pas, je ne fais pas que des trucs débiles avant un match, je fais aussi deux trois choses plutôt intelligentes pour me préparer à jouer. Peut-être que ça fera l’objet d’un prochain article. Ou peut-être pas, gnihihi.