Le Loup-Garou de Londres

Publié le 18 octobre 2013 par Olivier Walmacq

Genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
Durée: 1h30
Année: 1981


l'histoire: Deux jeunes Américains en vacances s'égarent dans une région déserte de l'Angleterre. Ils sont attaqués par une bête étrange. Peu après, l'un d'entre eux s'éveille dans un hôpital. 

La critique d'Alice In Oliver:

Parmi les meilleurs films de loup-garou, les amateurs citent souvent Le Loup-Garou de Londres, réalisé par John Landis en 1981. Pourtant, au niveau du scénario, ce film d'horreur n'est qu'un décalqué, voire une remake de The Wolfman, de George Waggner et avec Lon Chaney Jr, et sorti en 1941. Seule petite différence: l'histoire est cette fois-ci transposée dans notre société contemporaine, et plus précisément en Angleterre. Pour l'anecdote, Michael Jackson sera tellement impressionné par les effets spéciaux et les maquillages du film qu'il embauchera John Landis pour réaliser le clip Thriller.

A l'origine, les producteurs voulaient embaucher John Belushi et Dan Aykroyd pour jouer les deux touristes américains (Jack et David), mais John Landis s'y opposera, préférant David Naughton et Griffin Dune. Viennent également s'ajouter Jenny Agutter et John Woodvine.
Le Loup-Garou de Londres remportera un vif succès au moment de sa sortie, à tel point qu'il engendrera une suite, donc Le Loup-Garou de Paris, réalisé par Anthony Waller en 1997. Clairement, vous pouvez vous dispenser de ce second volet, pour le moins nullissime.

En l'état, Le Loup-Garou de Londres reste un film d'horreur très surestimé, qui a bien souffert du poids des années. Attention, SPOILERS ! David Kessler est le seul survivant de l'agression d'un animal féroce qui a tué son ami Jack dans le nord de l'Angleterre.
Transféré à l'hôpital de Londres sous la direction du docteur Hirsch, l'américain essaye de reprendre des forces avec l'aide d'une jeune infirmière, Alex, qui l'accueille bientôt chez elle.

En proie à des hallucinations, il reçoit la visite de Jack, revenu d'entre les morts pour lui annoncer une terrible nouvelle: il serait atteint de lycanthropie. Se croyant fou, le jeune homme ignore les conseils de son ami mort-vivant. Mais lors d'une nuit de pleine lune, il se transforme avec horreur en loup-garou et se met en chasse dans la capitale britannique.
Comme je l'ai déjà souligné, le film n'est qu'un copié-collé de la première version de The Wolfman. D'ailleurs, le héros du film cite carrément le long-métrage lors d'une brève discussion.

Néanmoins, dans son genre, Le Loup-Garou de Londres tient à marquer sa différence et affiche un humour très british. Le film joue la carte de la parodie en proposant plusieurs moments comiques. C'est par exemple le cas lorsque David se réveille dans un zoo.
Hélas, John Landis a tendance à trop abuser de cet humour lourdingue. Par exemple, on se demande à quoi sert réellement cette histoire d'ami revenu d'entre les morts et qui vient hanter les journées de David.

En ce sens, Le Loup-Garou de Londres est aussi un film de morts-vivants. A cela, il faut aussi ajouter une idylle sirupeuse et peu passionnante entre notre jeune héros et une belle infirmière. Reste les effets spéciaux, certes assez impressionnants, tout du moins en ce qui concerne les séquences de transformation. Ce sont probablement ces mêmes séquences qui ont impressionné Michael Jackson (je renvoie au premier paragraphe).
Car reconnaissons-le, les maquillages ne sont pas toujours à la hauteur. Par exemple, Griffin Dune est affublé d'un maquillage de mort-vivant à coucher dehors et d'une tenue de clodo ! La fin est également prévisible. Néanmoins, le film contient tout de même quelques séquences très réussies. J'ai déjà cité celle du zoo, mais il ne faudrait pas non plus oublier le massacre du loup-garou dans le métro. De ce fait, Le Loup-Garou de Londres est un film d'horreur honnête, à mon avis (et je me répète) très surestimé, et qui devrait ravir les amateurs du genre.

Note: 10.5/20