AU BONHEUR DES OGRES, film de Nicolas BARY

Par Geybuss
   Synopsis : Dans la tribu Malaussène, il y a quelque chose de curieux, de louche, d’anormal même diraient certains. Mais à y regarder de près, c’est le bonheur qui règne dans cette famille joyeusement bordélique dont la mère sans cesse en cavale amoureuse a éparpillé les pères de ses enfants. Pour Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel et frère aîné responsable de cette marmaille, la vie n’est jamais ennuyeuse. Mais quand les incidents surviennent partout où il passe, attirant les regards soupçonneux de la police et de ses collègues de travail, il devient rapidement vital pour le héros de trouver pourquoi, comment, et surtout qui pourrait bien lui en vouloir à ce point-là ? Benjamin Malaussène va devoir mener sa propre enquête aux côtés d’une journaliste intrépide surnommée Tante Julia pour trouver des réponses.       Avec  Raphaël Personnaz, Bérénice Bejo, Guillaume De Tonquédec, Emir Kusturica  Mon humble avis : Au bonheur des ogres est l'adaptation du roman éponyme de Daniel Pennac, que je n'ai pas lu ! Donc point de comparaison de mon côté ! J'ai aimé l'univers désuet dans lequel ce film nous fait évoluer : les grands magasins et leurs mystères, leurs mythes, l'aspect magique pour le regard d'un enfant. La réalisation originale lui donne en plus un aspect fantaisiste, presque féérique malgré les drames qui se trament. Oui, c'est vraiment mignon en fait. Le petite tribus en mal de pères et de mère est attachante tout en étant rigolote. Et ces histoires de girafes que Benjamin (Personnaz) racontent à ses frères et soeurs tout ouïs c'est beau... Cette façon qu'il a d'édulcorer la réalité pour que sa fratrie ne s'inquiète pas, soit fière, oui, c'est vraiment touchant. Les comédiens campent à merveille rôle, que ce soit en grand frère dépassé mais qui gère à peu près, en journaliste glamour prête à tout, ou en petit bambin dans la lune, déconnecté, à raison... Plaisanteries et gags sont bien trouvés et donnent le sourire. Oui, c'est une histoire qui pourrait nous ramener en enfance. Et ce métier de bouc-émissaire ! Ah ! Quelle trouvaille ! Si près de la réalité en même temps.... puisqu'il suffit d'avoir un métier en contact clientèle grand public pour faire partie de cette congrégation que j'imagine.... imaginaire ! Il est juste dommage que l'intrigue tarde quelque part à se mettre en place, qu'il nous faille un certain temps à saisir que tout cette équipe veut nous emmener vers un dénouement précis, et dénoncer un fait de société tout aussi.... précis !!! De ce fait, le premier tiers du film m'a semblé long, limite ennuyeux.... Ou plutôt décevant par rapport à la bande annonce qui paraissait promettre plus de rythme. Mais j'ai bien aimé tout cette galerie de personnage, et l'aspect un peu "époque Guignol" revisitée à la sauce plus moderne. Mon enthousiasme de débordera donc pas devant ce film gentillet, surtout que juste après, je suis allée en voir un autre... bien plus cynique et qui m'a fait rire aux éclats... C'était "Neuf mois ferme", de Dupontel !