28 octobre 2013
Je ne voudrais pas paraître rabat-joie, mais la corvée annuelle des voeux, pour moi, est depuis longtemps terminée. J'ai dépassé l'âge où je me sens obligée d'adresser une carte à des personnes auxquelles je dois le respect - elles ne sont généralement plus de ce monde - et à l'heure des e-mails, SMS et autres Tweets, la carte de voeux traditionnelle avec son enveloppe assortie dans un format atypique, c'est dépassé.
Tout au plus, je réponds par téléphone à un message d'amitié.
Ces changements d'habitudes ne semblent ébranler ni les boîtes de communication spécialisées dans l'assistance à la récolte de fonds, ni les responsables de communication des association caritatives. Le même jour, j'ai en effet reçu au courrier trois mailings de trois ONG différentes - que je ne citerai pas - avec pratiquement la même argumentation larmoyante et garnies de cartes de voeux basiques et de leurs enveloppes.
Par respect pour le papier et pour les personnes qui mettent tout ce matériel sous pli, j'ai jeté les lettres et leur pathos, et j'ai rangé au fond d'un tiroir les cartes et leurs enveloppes, qui sont venues rejoindre celles de l'an dernier, tout aussi inutiles.
Quel manque d'imagination de la part des uns et des autres ! Quelle énergie et matériel gâchés. Je me souviens du temps où la vénérable Croix Rouge était placée pratiquement sous tutelle car les campagnes de collecte y coûtaient plus cher que ce qu'elles rapportaient ...
Le bénévolat atteint souvent ses limites par manque de professionnalisme de la part de ses dirigeants. Comme le disait si bien Jacqueline Briot, administrateur de l'organisation au niveau national : "Il y a ceux qui servent la Croix-Rouge et ceux qui se servent de la Croix-Rouge pour exister".
Ce qui me désole, c'est l'acharnement des conseils en communication qui continuent à proposer ces campagnes d'envoi de mailings, sans doute bon marché mais en définitive contreproductives !